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Publié par Marcel DJABIOH

Pourquoi les librevilois doivent-ils sanctionner les listes du PDG, de ses partis satellites et autres indépendants montés de toutes pièces ?

La réponse à cette question se trouve dans l'histoire de notre capitale. Elle nous renseigne sur les différents gestionnaires du quotidien des habitants de Libreville, depuis la 18 Novembre 1956, quand Léon Mba Minko, soutenu par ses amis forestiers européens, en tête desquels, Rolan Bru, deviendra, le premier gabonais, maire de la ville de Libreville. Il y passera 10 ans et 2 mois, malgré la fusion de son parti, le Comité Mixte Gabonais (CMG) avec le PDG de Paul Gondjout génitrice du Bloc démocratique gabonais (BDG), allant jusqu'à cumuler le poste de maire avec celui de vice-président du Conseil du gouvernement, de premier ministre, puis de Président de la République, avec comme maire adjoint encore appelé maire délégué, Mr Lassy, qui fut remplacé le 30 janvier 1967, par Lubin Martial Ntoutoume, nommé président de la délégation spéciale, chargé d'assurer la vacance pendant 4 mois.

Quels sont ceux qui cinquante quatre ans durant, ont rendu Libreville malade  ?Quels sont ceux qui cinquante quatre ans durant, ont rendu Libreville malade  ?Quels sont ceux qui cinquante quatre ans durant, ont rendu Libreville malade  ?

Si l'on peut mettre à l'actif de Léon Mba et de Lassy, (CMGistes), puis (BDGistes), l'urbanisation de certains quartiers de Libreville (Louis, Montagne sainte, Akébé ville, La peyrie, Glass, Lalala, Likwala-mussaka ; l’aménagement des « jardins de la Peyrie et la construction de sa tour ; la lutte anti-vectorielle, le débroussaillage et le ramassage régulier des ordures à travers les quartiers de Libreville, l'on peut malheureusement constater que l'insalubrité, l'anarchie et la naissance des quartiers sous-intégrés encore appelés « Matits », prennent l’ascenseur sous Léon Mébiame, (PDGiste), arrivé à la tête de l’hôtel de ville le 15 juin 1968 comme Président de la délégation spéciale assurant la vacance jusqu'au 22 janvier 1968 ; soit 3 ans et 6 mois, avant d'être élu maire par le bureau politique du PDG, conformément à la loi du 20 décembre 1968. Il y demeurera pendant 3 années supplémentaires, avant de céder le fauteuil à Samuel Minko, (PDGiste), nommé maire, président du conseil municipal de Libreville par décret présidentiel, le 17 avril 1975, pour une période de 8 mois. C'est entre 1968 et 1975 que le célèbre artiste chanteur, Invo Albert, publia sa chanson intitulée " Comment je vais faire avec les poubelles oh !? ".

Le 1er janvier 1976, Lubin Martial Ntoutoume Obame (PDGiste), est nommé maire, président du conseil municipal de Libreville par décret présidentiel. Ce dernier, tentera de réparer les dégâts causés à la ville par son prédécesseur, chose qui lui vaudra le surnom de " Chérif ". Et le système Bongo/PDG, ayant horreur des responsables politico-administratifs soucieux du travail bien fait, remerciera le chérif, le 10 avril 1983, pour nommé Jean Avéno Davin, (PDGiste), maire, président du conseil municipal de Libreville, par décret présidentiel, le 11 avril 1983. Dès cette date, commence la fulgurante descente en enfer de la ville de Libreville, entretenue par Claude Damas Ozimo, (PDGiste), nommé maire, président du conseil municipal de Libreville par décret présidentiel en date du 14 avril 1989. Il y passera 7 ans et 6 mois. C'est à la faveur du vent de la démocratie, qu'environ 6 ans après la conférence nationale, Paul Mba Abessole (RNB) est élu maire de la commune de Libreville, par le conseil municipal, Chantre de " démocratie conviviale ", et signataire de la convention " SOVOG " ainsi que de la concession des marchés de la ville aux siro-libanais. Actes qui lui ouvriront les portes du gouvernement, cumulativement avec ses fonctions de maire.

Quels sont ceux qui cinquante quatre ans durant, ont rendu Libreville malade  ?Quels sont ceux qui cinquante quatre ans durant, ont rendu Libreville malade  ?Quels sont ceux qui cinquante quatre ans durant, ont rendu Libreville malade  ?

Devenu allié ouvert du PDG, ce drible de Paul Mba Abessole est mal digéré par les librevillois et l'empêchera de rempiler, permettant ainsi, le retour des pédégistes à la tête de l'hôtel de ville de Libreville et la cogestion PDG, RPG et CLR, conformément aux accords signés avec le grand camarade fondateur du PDG. Le " Libreville un peu plus propre " de son successeur Dieudonné Berre, élu par le conseil municipal de Libreville à Majorité PDG ; RPG ; CLR deviendra " Libreville un peu plus sale " avant d'être transformé sous Ntoutoume Emane, (PDGiste), élu par le conseil municipal de Libreville à Majorité PDG ; RPG ; CLR ; UPG, en une capitale au visage peu reluisant, ressemblant à une poubelle à ciel ouvert, qui mériterait bien le slogan de " Libreville encore un peu plus sale jusqu'à l'hôtel de ville ".

Le temps est venu d'arrêter l’hémorragie, malgré les dons électoraux qui n'ont jamais changé quoi que ce soit à notre quotidien !!!

De "Libreville un peu plus propre" à Libreville encore un peu plus sale"De "Libreville un peu plus propre" à Libreville encore un peu plus sale"De "Libreville un peu plus propre" à Libreville encore un peu plus sale"

De "Libreville un peu plus propre" à Libreville encore un peu plus sale"

Un décompte du temps passé par le même camp politique, à la tête de la capitale d'un des pays les plus riches d'Afrique subsaharienne (Libreville), démontre que du 18 novembre 1956 au 21 décembre 2013, c'est à dire cinquante-quatre (54) ans et 5 mois durant, les MCGistes devenus BDGistes, puis PDGistes, ont volontairement laissé notre capitale se dégrader, rendant les conditions de vie des librevillois chaque jour plus rudes, avant d'être rejoint dans ce vampirisme par les CLRistes et les RPGistes qui partagent avec eux, le bilan de cet empoisonnement progressif de la capitale de notre pays, durant ces dix-sept (17) dernières années, à compter du 19 janvier 1997.

Comme a dit un vieux sage, " On n'oublie pas le rêve à cause de la longueur de la nuit ". L'heure arrive et elle est déjà venue, pour chaque librevillois, du 1er au 6ième arrondissement, de se souvenir de notre rêve commun, et de sanctionner correctement, avec la dernière énergie; ceux-là qui ont empoisonné et notre quotidien, et notre ville, par une gestion calamiteuse de notre " Libreville à tous ".

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