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Publié par Marcel DJABIOH

La lutte contre la pauvreté et la pracarité ne devrait-elle pas commencer par l'arrêt de ce genre de choses ?

Ali Mr "J'AI DÉCIDÉ" a invité la classe politique gabonaise à une messe dont il était le principal prêtre. A cette occasion, Il choisit un de ses disciples, pour distribuer la parole à certains curées invités. Certains comme Joel Ngoueneni Ndzengouma, Président du 7MP et Maganga Moussavou, président du PSD, n'ont manqué de lui rappeler que parmi les principales causes de la pauvreté au Gabon, figurent l'absence d'une véritable démocratie basée sur un système électoral libre, juste et transparent, l'adoption de la loi sur la décentralisation, et la bonne gouvernance.

Tel un mauvais danseur, Ali n'a pas trouvé mieux que de leur répondre gauchement qu'ils se sont trompés de tribune, et qu'on est pas en campagne électorale. Pourquoi donc les avoir invité, si pour lui, dire la vérité en touchant là où est le mal c'est faire campagne ? Il semble que pour Ali, Barack Obama était certainement en campagne au Ghana ou, se trompant de tribune, il avait déclaré à l'endroit des africains que nous sommes, y compris Mr "J'AI DÉCIDÉ", "le développement dépend de la bonne gouvernance ; c’est là le facteur qui peut débloquer le développement, nous soutiendrons les gouvernements démocratiques forts, qui gouvernent par consensus, l’Etat de droit doit primer sur l’arbitraire, il vous faut des institutions capables, fiables, transparentes." Au village, les sages disent, "On ne répond pas à un conseil" mais Ali a tenu à répondre à ces deux perdus qui ne se sont pas retrouvés à la bonne tribune. N'empêche qu'ils lui ont dit la vérité, même si Boukoubi et lui refusent de l'accepter en prétendant bien gouverner.

Ok, Ali et sa bande gouvernent bien le Gabon depuis 2009. Mais comment expliquent-ils ceci, quand les gabonais n'ont même pas entendu parler d'un Festival National Culturel, tout au long de l'année 2013 ?

Budget contenu dans la loi des finances 2013

Budget contenu dans la loi des finances 2013

Alors, puisque Ali et sa bande, associés à la légion étrangère, brillent par leur très bonne gouvernance du très démocratique Gabongo, par où est donc passé ce budget 2013, du Festival National Culturel ? Comment se fait-il que, sorti de la bouche d'un ministre émergent, 150 Milliards de francs CFA se soient volatilisés comme ça, comme par enchantement sans qu'aucun coupable n'ait pu être identifié et sanctionné ? Comment cela se fait-il que sur 300 Milliards de francs CFA, destinés à l'aide sociale, seuls 20% de ce montant soit parvenus aux ayants droit, sans que l'on puisse savoir où sont passés le reste des Milliards ?

Ali va certainement se réveiller en 2015 pour dire encore aux gabonais, que les budgets consacré à l'organisation du Festival National Culturel et inscrits dans les lois des finances 2013 et 2014, ont disparu, et qu'il ne sait ni comment, ni dans les mains de qui.

Dans tous les cas, il ne pourra pas dire qu'il ne s'agissait pas du Festival National Culturel, mais du Carnaval de Libreville, parce que contrairement au festival, cet évènement très aux antipodes de notre culture a, contrairement bel et bien eu lieu. et son budget était de 120 Millions de nos francs. comme l'indique la ligne budgétaire ci-dessous.

Budget 2013 du carnaval de Libreville

Budget 2013 du carnaval de Libreville

Si Ali et ses émergent veulent réellement combattre la pauvreté et la précarité, ils doivent commencer par s'imposer une transparence dans les gestion des fonds publics, au lieu de pomper de l'air au gabonais car la moutarde commence à monter aux narines.

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