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Publié par Marcel DJABIOH

Les ministres d'Ali9 dévoilent la vraie raison de la suspension du fond commun

Si ceux des gabonais qui ont suivi le plateau spécial sur la lutte contre la pauvreté et la précarité, axé sur le fonds commun, avaient été attentifs, au lieu d'applaudir inconsciemment à se rompre les phalanges, ils auraient vite fait de comprendre que, des trois ministres qui ont intervenu, seuls les tout nouveaux ministres du budget et de l'économie ont dit la vérité aux gabonais sans le vouloir et mais de manière si voilée que peu ont capté le message.

En effet, dans sa tentative d'expliquer ce qui a motivé la décision d'Ali9, de suspendre le fonds commun, il dit clairement ceci: " Le chef d'état réagit par rapport à une situation des comptes qui est déficitaire, qui est grave. Et il dit, si on continue, si ne fait rien comme on a rien fait depuis 2009, on se précipite tout bonnement vers un déficit que l'état ne pourra plus assumer." Pour bien noyer le chien, il fait un peu plus tard, référence à la loi 1/2005 en ses articles 79 à 82 pour tenter maladroitement de démontrer l'illégalité du fonds commun et de l'ensemble des texte qui le créent, mais dont-il reconnait l'existence , citant au passage le principe constitutionnel de l'égalité de tous les citoyens devant l'impôt, principe qui selon lui, n'étant pas appliqué aux fonds commun, du fait que les bénéficiaires ne le déclarent pas à l'administration des impôts pour qu'il soit imposé, relève d'une injustice grave. Sauf que pour tromper les gabonais et les opposer aux agents des régis financières, Mr le ministre a volontairement omis de cité l'article 81 de la même loi qui dispose que : "Les indemnités ont pour objet de compenser les droits non couverts, les astreintes, les charges ou aléas professionnels, de rembourser des frais exposés ou susceptibles d’être exposés du fait des fonctions exercées. Elles ne sont pas imposables"

Quant à son collègue ministre de l'économie et de la prospective, voulant être un peu plus clair en se servant d'un exemple qu'il a qualifié de simple, il a dit : " Si vous avez votre compte à la banque. Vous y mettez 100 000 ; vous ne pouvez dépenser que 100 000 en tirant vos chèques ! Si vous allez au delà de 100 000, ça veut dire que vous êtes en découvert. Donc, que la banque vous a prêté de l'argent mais cet argent, il faut le rendre. Ça se passe pareil parce que dans les caisses publiques, vous avez plusieurs comptes. et les comptes fonds communs, avant, ne recevaient que les pénalités. les pénalité assiste en ce qui concerne les impôts, et les pénalités de recouvrements (taxés sur le retard de paiement.) Donc cet argent, il y avait une cote part qui était imputée dans le budget de l'état, comme ressources de l'état, et l'autre cote part revenait aux agents pour les inciter à travailler convenablement avec beaucoup d'efficacité. Maintenant, s'agissant de l'emploi ; lorsqu'on utilise cet argent pour redistribuer la manne aux fonctionnaire de ces régis financières, on ne peut pas dépenser plus, on ne peut pas distribuer plus qu'on en a en caisse (Au trésor)". Passons-nous du blabla qui a suivi, pour analyser les propos de ces deux ministres.

1- Le premier affirme qu'Ali9 "Mr J'AI DÉCIDÉ" " réagit par rapport à une situation des comptes qui est déficitaire, qui est grave. Et qui serait en train de précipiter tout bonnement le pays vers un déficit que l'état ne pourra plus assumer."

2- Le second fait savoir aux gabonais que : " lorsqu'on utilise cet argent (Fonds commun) pour redistribuer la manne aux fonctionnaires des régis financières, on ne peut pas dépenser plus, on ne peut pas distribuer plus qu'on en a en caisse (Au trésor)"

Effectivement, depuis le mois de décembre 2013, les caisses de l'état sont en souffrance, d'où l'emprunt contracté auprès des banques locales, à des conditions draconiennes allant jusqu'à l'hypothèque des biens meubles de l'état, sans avis préalable du parlement et de la Cour Constitutionnelle, sous-couvert du payement des rappels des agents publics. Sinon, la fin de l'année aurait été douloureuse pour les fonctionnaires.

Quand arrive le mois de janvier, et qu'Adax se soumet au redressement fiscal de 400 Milliards de FCFA qui lui est infligé, les jouisseurs de l’émergence pensent avoir trouvé la solution. Malheureusement, aucune entreprise même pétrolière, ne peut payer un tel montant cash sans passer par la signature d'un moratoire et un échéancier. Il faut donc puiser ailleurs, sinon, le vin deviendra très aigre. L'idée de lorgner en direction du fonds commun surgit et on fait main basse sur les 150 milliards contenus dans les comptes fonds commun, à l'insu de leurs gestionnaires, en prenant même plus qu'il n'y en avait, rendant ainsi lesdits comptes débiteurs du trésor public (Cf exemple du ministre de l'économie), avec pour conséquence, l'impossibilité de payer le fonds commun aux agents des régis financières. Les sommes collectées étant toujours insuffisantes, les parlementaires et les personnel de leurs institutions en payent les frais, et on s'accroche à Total et on le harcèle.

Pour meubler toute cette mascarade, en comptant sur le maboulisme qu'ils prêtent aux gabonais, Ali9 "Mr J'AI DÉCIDÉ" et son gang, profitant du rapport sur la pauvreté et la précarité, décident de mentir au peuple, en agitant le chiffon rouge du fonds commun, selon eux, responsable numéro un de la pauvreté, de la précarité et de l'injustice au Gabon.

Qu'ils arrêtent de tourner en rond et faire la politique du parapluie. Qu'ils expliquent au peuple, où est parti tous les milliers de milliards du budget 2013, point barre.

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