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Publié par Marcel DJABIOH

Plateau spécial de l'endormissement des gabonais sur Gabon télévision pdg

Ceux des gabonais un peu moins maboules, qui ont suivi l'émission intitulée " PLATAU SPECIAL et non PLATEAU" dont le thème était "La lutte contre la pauvreté : Les rémunérations complémentaires en question", sur la GabonTélépédégé, ont certainement bien rigolé en regardant les ministres d'Ali, se débattre comme de beaux diables qu'ils sont, pour tenter d'expliquer aux gabonais le bien fondé de la suspension du fonds commun, qui apparait à leurs yeux comme étant la solution idoine pour l'éradication de la pauvreté au Gabon.

Dans leur gymnastique, ils sont allés jusqu'à tenter de faire croire aus gabonais maboules comme ils le pensent, que c'est à cause des 3 300 à 3 400 fonctionnaires qui touchent le fonds commun qu'ils sont pauvres. Un des ministres, celui qu'Ali vient de nommer au budget a tenu à mettre la puce à l'oreille des gabonais, en leur soufflant que le montant perçu par ces agents et puisé dans le budget de l'état, sans se soucier des autres, serait de 150 Milliards de francs CFA . Et curieusement, une minute après, lui le ministre du budget, avoue ne rien comprendre au sujet de cette manne. Mais pourquoi donc venir à la télé, parler de quelque chose qu'on ne maitrise pas. Heureusement, il a permis aux gabonais eux, de comprendre qu'il a été presser d'aller expliquer des choses qu'il ne comprend pas lui-même.

Ça commence à devenir grave, quand ces messieurs refusent de dire aux gabonais qu'Ali a décidé de supprimer le payement du fonds commun, et qu'il leur a demandé de mettre en place, un nouveau système de rémunération, qui permettra à tous les fonctionnaires, de bénéficier d'une "prime de performance" qui sera légale parce que réglementée par une loi. Comme quoi, pour ces messiers, les textes réglementaires (Arrêtés, décisions, notes de service et autres, qu'ils pourront prendre en tant que ministre, seront sans valeur juridique. Alors lààààà !

Ces ministres ignoreraient-ils que les droits des salariés peuvent résulter d'une la loi, d'une convention collective, d'un contrat de travail et aussi d'usages ou de pratiques marquant une volonté implicite de l'employeur de reconnaître un droit ou un avantage aux salariés ?

Et Ali, et eux, ne savent-ils donc pas, qu'un droit devient acquis lorsqu'il réunit les trois critères:suivants ?

  1. la généralité : lorsque l'avantage est attribué à l'ensemble du personnel ou à une catégorie déterminée, comme par exemple le fait d'attribuer un fond d'équipement dès leur nomination ou un véhicule de fonction aux ministres et à une catégorie d'agents,
  2. la constance : lorsque l'avantage est attribué de façon répétée et périodique
  3. la fixité : l'avantage doit être fixe soit dans son montant soit dans son mode de détermination ?

De nombreux usages deviennent des droits acquis, par la pratique. Exemple, travailler un samedi sur deux. Un employeur a-t-il le droit de décider sans concertation avec l'employé, de lui imposer de travailler désormais tous les samedi ? Lorsque les usages sont créés, ils font désormais partie du statut collectif des salariés de sorte qu'ils s'appliquent de plein droit aux salariés concernés. Pour suspendre, modifier ou mettre fin à un avantage acquis résultant d'une pratique, un employeur respectueux des règles qui régissent les rapports employeur employés, sans user de force et d'intimidations se doit d'observer les conditions suivantes :

  1. L'employeur doit tout d'abord informer individuellement les salariés concernés par l'usage.
  2. Cette information doit concerner les salariés ayant profité de l'avantage ainsi que ceux susceptibles d'en profiter.
  3. Cette information individuelle ne peut résulter d'une note de service, d'une mention sur le bulletin de salaire, d'un communiqué radio télévisé. Ia mesure doit être notifier l par lettre recommandée avec avis de réception.
  4. L'information individuelle doit par ailleurs être doublée d'une information collective des institutions représentatives du personnel, c'est à dire les syndicats ou collectifs des employés. Sinon la dénonciation d'un droit acquis devient irrégulière
  5. Enfin, un droit acquis ne peut être modifié, suspendu ou supprimé sans avoir respecté un délai de préavis suffisant avant d'appliquer la décision.

Une dénonciation d'un droit acquis ne respectant pas l'ensemble de ces conditions est irrégulière, même en l'absence de protestation des intéressés, ou encore même s'il est annoncé que l'usage sera remplacé par un autre avantage équivalent.

Ali et son gouvernement dont certains membres sont passés à la télé, pour embrouiller les gabonais avec leur gros français, ont-ils respecté ces règles toutes simple de gestion des hommes ? Ah dictature, quand tu nous tiens !

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