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Publié par Marcel DJABIOH

Adhérer au PDG crédibilise ; Démissionner du PDG décridibilise

Les pédégistes en croyant porter des coups mortels à ceux qui décident de prendre leur liberté en quittant leur secte, se dévoilent à chacune de leurs sorties, chaque intervenant se voulant plus percutant que les autres. Pour eux, tant qu'on est pédégiste, on est sans taches, honnête, fidèle, loyal, soucieux du bien-être des gabonais et du développement du Pays. Une fois démissionnaire, on devient le diable, le traitre, le voleur, l’ingrat, l'aigri, le frustré, l'hypocrite, le malhonnête, l'unique tortionnaire du peuple, etc.

Le plus gênant est la contradiction qu'il y a entre eux et celle que leurs discours révèlent. Un nouveau ministre en parlant de Jean Ping, est allé jusqu'à évoquer l'état d'une école publique portant le nom du père de ce dernier. Malheureusement, ce ministre se trouve être un cousin germain de celui qu'il traite d'incapable, voir d'incompétent, sachant très bien que son frère n'a jamais été ministre de l'éducation nationale. Lui aussi est pardonnable car il ne sait pas ce qu'il fait.

Dans tout ce carnaval, le plus en contradiction avec lui-même et avec son distingué camarde, c'est le secrétaire général du PDG qui semble oublier à chacune de ses interventions, ce qu'il a déjà déclaré dans la précédente. Tenez, Lorsque Mr Jean Ping déclare ne plus rien à voir, absolument plus rien à voir avec le pouvoir en place, alors que le porte parole de son distingué camarade président du parti qualifiait cette démission d'épiphénomène, lui le SG du pdg déclare dans Jeune Afrique. "On peut en effet déduire de son démarquage des autorités en place que c'est une manière de confirmer son éloignement du parti au sein duquel il a mené toute sa carrière politique. Néanmoins, pour le moment, nous n'avons reçu aucune notification de son départ. La devise du PDG étant "Dialogue, tolérance, paix", nous restons ouverts à toute discussion constructive avec Jean Ping".

Quelques jours plus tard, le vendredi 14 février 2014, à l’occasion de la rentrée politique du PDG pour l’année 2014, le même bonhomme tient une conférence de presse devant les médias nationaux et internationaux, au siège du PDG, et s'exprimant au sujet des déclarations de Jean Ping, il affirme avec assurance ceci : " La sagesse de Jean Ping m’amène à croire qu’il se ravisera très vite et décidera de discuter à nouveau avec ses camarades en tête desquels le Chef de l’Etat, le distingué camarade président ". Comble de malheur pour lui, Mr Jean Ping lui fait parvenir par voie d'huissier, sa lettre de démission officielle du PDG.

Environ un mois après, dans une interview accordée à Jeune Afrique, en réponse à la question de savoir à quoi attribuait-il les importantes défections de Jean Ping et Jacques Adiahénot, il déclare : "Les deux dignitaires de longue date de la République que vous citez reconnaissent avoir quitté le PDG depuis 2009 et ne font plus que médiatiser leur posture. Comment pouvaient-ils présager en 2009 de la situation qu’ils dénoncent à ce jour ? De deux choses l’une : soit ils faisaient preuve d’hypocrisie au temps où ils servaient Omar Bongo Ondimba et ont profité de sa disparition pour s’éclipser, ou bien ils digèrent mal leur substitution aux avants postes par d’autres cadres plus jeunes." Voici une réponse qui appelle à se questionner sur ce que faisait l'actuel SG du PDG quand dès 1990, son parti traversait une zone de turbulence suite au vent de la démocratie et à la tenue de la Conférence Nationale, lui qui devint secrétaire d'état aux finances en 1990 alors que Jacques Adiahenot acceptait de tenir le gouvernail du PDG en 1991, lui permettant de reprendre du poil de la bête. Etait-ce par hypocrisie qu'il pris tant de risque au moment où il n'était pas bon d'être identifié comme pédégiste et que plusieurs quittaient le bateau ? Le plus grave dans ce propos et qui devrait retenir l'attention des gabonais se trouven dans le passage suivant. " ils servaient Omar Bongo Ondimba et ont profité de sa disparition pour s’éclipser ". Comme quoi, au PDG, on ne sert ni l'état, ni la patrie, ni le peuple, mais celui qui est la tête du pays. Ainsi, on se sert en servant le distingué camarade président, puisque quand on en sort, on devient Ali Baba. tandis que ceux y demeurent sont les gabonais les plus honnêtes. kiakiakiakiakiak ! Qu'ils continuent à se foutre des gabonais, mais la suite arrive.

Adhérer au PDG crédibilise ; Démissionner du PDG décridibiliseAdhérer au PDG crédibilise ; Démissionner du PDG décridibilise

Lorsqu'on lui demande de décrire comment il perçoit l'opposition aujourd'hui, il répond : "L’opposition comporte des personnalités connues dont la rancœur demeure le seul projet. Ils prétendent dénoncer des maux qu’ils se souviennent avoir eux-mêmes commis. Ils manquent ainsi de crédibilité et font plutôt de l’ombre à des jeunes cadres dans leurs rangs qui souhaiteraient apporter une offre nouvelle et un contrepoids constructif au pouvoir". cette réponse éclaire les gabonais car elle révèle que les pédégistes sont conscient du mal qu'ils font au peuple gabonais mais continuent de maltraiter ce peuple qu'ils prétendent servir.

Au fait, pourquoi Lui, Député à vie de pana depuis 1994 (20 ans), secrétaire général du PDG depuis 2008 et âgé de 60 ans, ne pense pas à se retirer pour faire de la place aux jeunes ? Il semble que devenu petit grand SG du PDG monsieur a vite fait d'oublié que parmi ceux qu'il qualifie de "personnalités connues dont la rancœur demeure le seul projet" se trouve un certain Myboto Zacharie à qui il doit son ascension. Qui est finalement plus ingrat que qui ?

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