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Publié par Marcel DJABIOH

Décidément, Ali le téméraire et sa bande s'en foutent d'embraser le Gabon

"Laver la tête d'un singe, c'est gaspiller du savon" disait ce chanteur Congolais en introduction de sa chanson. Et de nos traditions, nous pouvons retenir ce proverbe des sages qui dit :"l’excès de cognées abime les haches". Si Bourgi et Boukoubi l'avaient compris, ils n'auraient pas perdu leur souffle et leur temps à conseiller l'héritier d'Omar, qui porte ses oreilles non pas aux tempes mais au cou, comme dirait le dernier des oncles de ma mère. L'homme porte une veste trop grande pour sa taille.

Le premier à ouvrir le bal des conseils publics fut Bourgi, dans une interview accordée à la chaine de télévision France 24. Abordant le volet Gabon, l'homme de l'ombre formé par Foccard, le magicien de la "France à fric", las de conseiller Ali'9 Mr J'AI DÉCIDÉ, dans le secret du silence du bureau de ce dernier, s'est résolu à le faire publiquement, croyant que la méthode parviendrait à faire plier son candidat des présidentielles anticipées de 2009, alors qu'il était conseiller occulte très écouté de Nicolas Sarkozy. Si le pauvre Bourgi avait eu l'occasion de s'asseoir deux minutes avec le vieux sage de dernier des oncles de ma mère , il aurait appris de lui que, "lorsqu'une racine rebelle fend le sol, aucune technique ne la renvoie sous terre".

En effet, il conseille à l’omniscient distingué camarade présidents (plus du PDG que de la République), de s'inspirer un peu plus de la sagesse politique de son père, de se mettre à l'écoute un peu plus, de ce que disent les opposants, de manifester le désir, la volonté rapide (...) de reprendre le dialogue froid actuellement même interrompu, avec avec Jean Ping, avec Paul Toungui et avec tant d'autres. Car il ne retrouve pas Omar, dans l'attitude d'Ali à qui il le répète en permanence, tandis que jusqu'à présent il ne pense pas que le message ait été perçu par lui, (qui porte ses oreilles au cou). (...) qu'il y a manière et manière et qu'Il ne faut pas transformer un allié, un ami, en adversaire, et qu'aujourd'hui c'est le cas. Peine perdu pour ce cher Bourgi qui prêche dans le désert avec grand retard, parce que comme le dit le dernier des oncles de ma mère, "quand une noix de palme a déjà percé le paquet, impossible de la rendre dans celui-ci". Le grand maitre héritier des trônes (du bord de mer et de Salomon) laissés vides par son défunt père, n'en a que foutre des conseils qui ne viennent pas de son Accrombssi bien aimé, de sa légion étrangère, et autres salafous des couloirs du palais, animateurs manipulés d'une presse "radio mille collines" et pyromane qui veut prendre les gabonais pour des imbéciles, en criant au feu et en voulant jouer aux pompiers tout en désignant d'un doigt accusateur l'opposition.

Lorsque Faustin Boukoubi, transformé en SG moutouki du parti des nasses par les émergents, profite de leur conseil national convoqué manu-militari par Mr J'AI DÉCIDÉ, pour attirer son attention sur les dérives du club des jouisseurs de monsieur, c'est à peine si son propos est entendu du grand manipulateur en chef de cette presse, Ali'9 him-self. Boukoubi a beau lui dire : " Mon rôle m'amène parfois à relever tout haut, ce que murmurent les militants (du pdg) et d'autres citoyens. La rumeur et l'intoxication de la presse instrumentalisée (du palais du bord de mer) deviennent des fléaux aux conséquences incommensurables. Ce sont des ferments de frustrations et de la haine. Les commanditaires et leurs lampistes, voudraient-ils nous conduire vers des drames ayant sévi sous d'autres cieux, comme là d'où venait le distingué camarade président il y a quelque jours (Cote d'ivoire), qu'ils ne s'y prendraient pas autrement. Se rendent-ils compte que, consciemment ou sans le vouloir, ils font courir le risque de diviser des gabonais et d'affaiblir le pouvoir ? S'en rendent-ils compte ?"

Pauvre Boukoubi, s'il avait compris que, ce que cette presse qu'il dénonce aujourd'hui écrit, n'est rien d'autre que ce qu'elle entend sortir des bouches de son distingué camarade président et ses acolytes émergents qui menacent de faire disparaitre le Gabon de la carte du monde, si jamais leur pouvoir à tous est menacé, et que les institutions de service échappent à leur contrôle pour la garantie d'un second mandat ! Ah Boukoubi, laisse le bœuf courir, la balle est derrière lui, la CPI n'est pas très loin. Ka gnaghani ! Le dernier des oncles de ma mère a coutume de dire : "Le village du lâche reflète la paix, tandis que celui du téméraire fini toujours par s'embraser."

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