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Publié par Marcel DJABIOH

Et Mr J'AI DECIDE décida d'apprendre la grimace aux vieux singes

Rien de surprenant dans les comportements qu'affichent depuis 2009, la nouvelle classe dirigeante du Gabon, en commençant par leur chef, Mr J'AI DÉCIDÉ lui-même. Une seule explication justifie leurs errements ; l'acculturation et le mimétisme à outrance des cultures importées avec pour conséquence, la perte à grande vitesse des valeurs traditionnelles qui fondent notre société et devraient servir de soubassement sur lequel reposeraient l'unité de la nation, la cohésion sociale, la justice et la paix , gages de stabilité et de tout développement.

Ces dernières années, nous assistons plus que par le passé, à une véritable déperdition des valeurs les plus importantes de nos us et coutumes, se traduisant par les relations incestueuses, les crimes rituels, la perte du sens de la dignité, la violation de la hiérarchie familiale et du droit d'ainesse, l'absence de respect des anciens et de l'ordre de prise de parole dans nos assemblées etc. Parmi les faits les plus récents, nous pouvons relever l'insulte publique faite par Ali Onanga y’Obegué, un très proche d'Ali'9 Mr J'AI DÉCIDÉ aux notables du PDG, dont son propre beau-père, à la place des fêtes de Franceville, et le faut semblant d'Ali lui-même lors de la réunion du conseil national du parti hérité de son père.

Le dernier des oncles de ma mère dirait d'Ali'9, "qu'il est si malin, qu'il raccommoderait un œil crevé, avec une aiguille et un fil de raphia" ! Voila un enfant né hier hier-là, qui pense pouvoir apprendre la grimace aux vieux singes de son parti, parce qu'il en serait devenu le distingué camarade président. Pour lui, il suffisait de désavouer son complice et imitateur, Ali Onanga y'Obegué devant un parterre de militants, pour que les vieux dont l'honneur a été souillé publiquement, (au village on diraient que "les notables ont été déshabillés en public"), puissent accorder du crédit à ses petites louanges versées hypocritement avec un zeste de moquerie déguisée en excuses publiques. Mr J'AI DÉCIDÉ et ses acolytes ignorent certainement cet adage Mbédé-Ngwali qui dit : " Quand la hache de la bouche se déboite, on ne peut la ravaler".

Cette pièce de théâtre, jouée devant notables déshonorés de son parti, n'a convaincu personne, tant la grossièreté était flagrante. Tout le monde le sait, c'est d'Ali'9 le chef d'orchestre qui n'a jamais su choisir les mots pour s'adresser à ses compatriotes, que les émergents tiennent leur comportement irrévérencieux, hautain et outrageux. N'est pas lui Ali'9 qui, dans son discours devant le Congrès du Parlement, convoqué le 12 septembre 2012 disait : "N’est-il pas normal, pour un pays qui veut se développer, de faire appel à des nouvelles énergies, de donner sa chance à une nouvelle génération ? Nous devons apprendre à passer le témoin, à faire en sorte que d’autres talents émergent" ? L'aurait-il oublié ou fait-il semblant d'ignorer que ce jour-là, il signait publiquement l'acte de naissance du conflit de générations, comme pour dire aux anciens, "avec moi, votre temps est fini, laissez nous avancez" ? Les gabonais avaient bien vu se manifester sur un plateau de télévision, l'impolitesse et l'arrogance notoires de son chef de cabinet Souleyman, face au notable Louis Gaston Mayila. Les gabonais avaient bien entendu un bambin comme Vivien Péa, tenir un langage déplacé à l'endroit d'un notable comme Zacharie Myboto sur RFI. Quelle avait été la réaction de l'émergent en chef ?

En croyant avoir lavé l’affront qu'il fait par sa caisse de résonance, à toute une génération de gabonais, Mr J'AI DÉCIDÉ ne trompe personne en dehors de lui-même, car tous savent que les propos tenus par tous ses collaborateurs ne sont rien d'autre que l'écho de son propre discours. Dans cette fuite en avant, Ali'9 ressemble bien à quelqu'un qui, surpris en train de faire des selles dans la parcelle d'autrui, reconnait en être l'auteur, mais nie honteusement d'être l'auteur des urines dont la trace se trouvent devant ses selles. "On apprend pas la grimace à un vieux singe."

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