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Publié par Marcel DJABIOH

Le "Je menfoutisme" de la Rosa Christiane Ossouka Raponda

Se retrouver miraculeusement à la tête d'une institution ne fait pas de celle-ci, sa propriété privée, où l'on peut se permettre de faire ce qu'on veut, comme on veut, quand on veut. Ce type de comportement devenu courant depuis l’apparition de l'émergence en carton et d'une nouvelle classe politique appelées 'les émergents" commence à dépasser les bornes. Ou c'est la conséquence de l'arrogance et du mépris qu'ils ont en partage, ou c'est de l'amateurisme chronique, ou ils font exprès dans un "je menfoutisme", du genre, "vous aller me faire quoi, et puis quoi encore ? "

Tenez, le jour de son élection à la tête du conseil municipal de la commune de Libreville, le 26 janvier 2014 et ce, grâce au soutien des conseillers CLRistes, Rose Christiane Ossouka Raponda déclarait : «nous (conseillers pédégistes et clristes) avons un programme bien défini que nous (conseillers pédégistes et clristes) avions regardé ensemble. Un programme qui comporte un plan de développement communal de la ville de Libreville. Et dans ce plan nous avons 23 programmes et 93 actions qui seront menées. Pour dérouler ces différentes phases, il faudrait que nous (conseillers pédégistes et clristes) marquions des actions fortes en 100 jours. Des actions fortes qui vont faire en sorte que le regard des Librevillois aujourd’hui, vis-à-vis des élus locaux (les 151 conseillers de la commune de Libreville), soit aussi différent. Il faut changer le vivre de ces Librevilois».

Plus de 60 jours après cette déclaration, les Librevillois attendent toujours de voir les actions fortes promises pour les 100 jours. De même, ils sont curieux de savoir de quoi est réellement composé ce programme qu'on ne leur a pas décliné pendant la campagne et qui comporterait non seulement 23 autres programmes, mais aussi 93 actions qui changeront leur vivre. Certains se pose la question de savoir pourquoi ce programme est-il gardé secret jusqu'à ce jour, alors qu'il devait être rendu public depuis la période électorale. D'autres commencent même à conclure que les actions fortes en question, pourraient être des nouvelles opérations de casse et de déguerpissement sans préavis raisonnable, ni indemnisation, ni attribution de parcelle dans des zones de relogement préalablement viabilisées. Il se pourrait que les derniers aient raison de le soupçonner et de s'en inquiéter !

Entre temps, ils apprennent qu’Ossouka Raponda se croit toujours dans un ministère où elle prendrait les conseillers municipaux et les maires adjoints, pour des simples collaborateurs sur qui elle peut marcher sans inquiétude aucune.Qu'elle se croirait même à la tête de son entreprise privée avec pour employés, l'ensemble des conseillers municipaux qui n'auront pour seul rôle que d'exécuter ses instructions de maire, sans avoir à dire quoi que ce soit. A ce qu'il semble, elle aurait oublié que malgré sa nomination depuis le palais du bord de mer, son décret de nomination n'a pas été signé par le locataire de ce lieu, mais bien par le vote des conseillers municipaux qui lui ont accordé leurs voix dans une des salle de la mairie de Libreville, même si s'était par contrainte,

Et voila que la Rose Christiane Ossouka Raponda, sans avoir convoqué un conseil municipal, engage celui-ci dans des actions décidées unilatéralement, au grand damne de ses adjoints et de ses collègues élus conseillers. Si ces actions peuvaient être saluées, il se trouve malheureusement qu'elles pèchent par leur illégalité, en ce sens que la Rose Christiane Ossouka Raponda, consciente de ce que la première session du conseil municipal qu'elle devra convoquer prochainement, sera consacrée au vote du budget primitif de l'exercice que le conseil sortant n'a probablement pu faire, a choisi de violer délibérément les dispositions de l'article 166.de la loi organique n° 15/96 du 6 juin 1996 relative à la décentralisation en vigueur jusqu'à nouvel ordre et qui dispose que :
Le projet de budget primitif doit être accompagné des pièces suivantes :
- la note de présentation du budget,
- l'état de l'actif,
- l'état du passif,
- l'état du personnel,
- le projet de délibération portant vote du budget,
- les projets de conventions et marchés et les projets de délibérations y afférents,.

ainsi que les alinéas 14, 15 et 18 de l'article 75, de la même loi; qui disposent par rapport aux attribution des conseils municipaux et départementaux que :

Les conseils des collectivités locales :
- autorisent la signature des marchés et conventions;
- dépouillent et examinent les dossiers d'appels d'offres des marchés et conventions de la collectivité locale;
- examinent les projets de plans d'aménagement ou de développement;

En effet, aussitôt confortablement installée sur son trône, la Rosa a engagé des agents extérieurs pour effectuer un recensement du personnel. Ce n'est pas le recensement qui pose problème, mais la source des fonds qui ont permis de payer les intervenant extérieurs, sachant que selon la loi,l'exercice budgétaire commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre de l'année en cours. parallèlement à cette opération, celle qui interdit au Général vénérable sénateur 1er maire adjoint d'utiliser le terme "ma fille" pour l'interpeller, a attribuer à un cabinet d'architectes dirigé par Mme Cardo, le marché de réfection des bâtiments municipaux de l’hôtel de ville et des mairies d'arrondissements. Au regard de la loi, n'est-on pas en droit de se poser les questions suivantes ?

  1. Quand est-ce que la Rosa a-t-elle lancé des appels d'offres pour ses actions ?
  2. N'ayant convoqué aucun conseil municipal jusqu'alors, de qui a-t-elle reçu l'autorisation de signer ces marchés de recensement du personnel et de réfection des mairies de la commune de Libreville ?
  3. Pour la même raison, quand est-ce que le conseil a-t-il procédé au dépouillement et à l'examen des dossiers d'appels d'offres de ces marchés ?

Alors, si ce n'est pas du "je menfoutisme", comment pourrait-on appeler ce type de comportement qui ressemble à du mépris envers les membres du conseils municipal de la commune de Libreville qui ne sont pas moins élus locaux qu'elle ?
En démarrant son mandat sur ce ton qui est hors gamme, il y a des raisons de croire que le prochain conseil municipal risque fort bien de manquer d'harmonie et que ces dissonances provoquent une cacophonie ! En tout cas, nous ne lui souhaitons pas d'avoir une poussée de tension lors de cette session, même si nous la voyons se faire transporter dare-dare en direction du centre médical le plus proche de l'hôtel de ville car il semble que ça sera youkoukou, si ce n'est mwamwa !

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