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Publié par Marcel DJABIOH

Aux émergents qui reprochent à l'opposition de n'être que critique

Une des remarques redondantes des émergents à l'endroit de l'opposition est l'absence de propositions de la part de celle-ci, allant jusqu'à prétendre qu'elle n'aurait ni projet de société, ni programme pour le développement socio-économique du Gabon.

Pierre Amoughe Mba, lors de sa déclaration de démission de la majorité républicaine pour l'émergence a dans son propos, donné raison à l'opposition qui sait avoir à faire à un autiste

"Dans les conditions discutées et discutables dans lesquels le président avait été désigné ; il nous paraissait important qu'il rassembla autour de lui, non seulement la minorité qui l'avait porté au pouvoir, mais aussi tous ses adversaires et d'abord son frère et ami, Obame André.

Les reformes du Gabon étant à ce point urgentes et la base du soutien au chef de l'état si étriquée, il nous paraissait incontournable de rechercher coute que coute, le consensus national des forces patriotiques du pays. C'est pourquoi nous proposâmes de remplacer le concept de "Majorité Présidentielle", par celui de "Majorité Républicaine", qui invitait tous les fils du pays, par leurs mains assemblées, à boucher les trous de la jarre percée. Dans le même temps, nous remettions au chef de l'état, un document en quinze points, sur les reformes politiques, économiques et sociales du pays qui paraissaient le plus urgentes.

Mesdames et Messieurs, mes chers rassembleurs, cinq ans après, force est de constater qu'Ali Bongo n'a cure de nos propositions. Atteint par une forme d'autisme, un trouble caractérisé, selon les psychologues, par un replis pathologique sur soi, accompagné de la perte de contact avec le monde extérieur, le président déroula une attitude bizarre, refus de contact avec ses parents, ses amis, ses contacts, et ne pensa plus qu’à la force face à ses adversaires politiques. (...) Si l'occasion était donné à Bouboubi d'écrire ses mémoire, je crois que le Secrétaire Permanent lui-même, dirait qu'il n'a pas plus de chance que nous de le rencontrer"

C'est en ces termes que Pierre Amoughe Mba s'est exprimé, pour démontrer à quel point Mr J'AI DÉCIDÉ est hermétiquement fermé à l'extérieur, comment il n'attend aucune proposition de qui que ce soit, en dehors de sa légion étrangère et de son très petit cercle fermé d'amis, eux et lui, ayant une vision à eux de leur Gabon émergent. Comment, conscient d'une telle attitude de celui qui est sensé être le président de tous les gabonais, bons et mauvais, menteurs et voleurs, polis et impolis, saint et pécheurs etc, l'opposition peut-elle perdre son temps à faire des propositions ?

Amoughé Mba, la soutane du père Mba Abessole, vient-là de prouver que l'opposition a raison de le laisser planer dans bulle d'enfant gâté et de "fils du patron" héritier des trônes de son père. Si pendant cinq longues années, l’omniscient et seul être au monde à avoir une vision salvatrice pour le Gabon, n'a daigné écouter les membres de sa majorité républicaine pour son émergence, y compris le Secrétaire Général de son parti, qui plus est Secrétaire Permanent de ce regroupement de partis, préférant la voie de la violence verbale et physique envers ses adversaires, que peut-il en être des propositions de ceux qui n'en font pas partie ?

Que les émergents arrêtent donc de penser que les partis de l'opposition sont à cours d'idées pour le développement du Gabon et l'émancipation des gabonais, car des projets pour le Gabon, l'opposition en a, et qu'ils comprennent une fois pour toute, que leur distingué camarade, président de leur parti n'a que des pavillons et point d'oreilles. Dans l'ordre de priorité, en tout cas, l'opposition elle, n'aurait pas choisi d'engager autant d'argent pour des courses de bateaux, des carnavals brésiliens, la construire d'une marina et des cours de golf, pendant que les populations manquent d'eau potable et d'électricité, de terrains viabilisés, de logements, de soins de qualité, d'emplois et que le système éducatif ainsi que la formation professionnelle sont en pannes.

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