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Publié par Marcel DJABIOH

BON A SAVOIR : Qu'est-ce que Le Syndrome de Stockholm ou le kounabélisme Mughériste ?

Le fait-divers à l'origine du Syndrome de Stockholm

Le 23 août 1973, un évadé de prison, Jan Erik Olsson, tente de commettre un braquage dans l'agence de la Kreditbanken du quartier de Norrmalmstorg à Stockholm. Lors de l'intervention des forces de l'ordre, il se retranche dans la banque où il prend en otage quatre employés. Il obtient la libération de son compagnon de cellule, Clark Olofsson, qui peut le rejoindre. Six jours de négociation aboutissent finalement à la libération des otages. Curieusement, ceux-ci s'interposeront entre leurs ravisseurs et les forces de l'ordre. Par la suite, ils refuseront de témoigner à charge, contribueront à leur défense et iront leur rendre visite en prison. Une relation amoureuse se développa même entre Jan Erik Olsson et Kristin, l'une des otages.

Le syndrome de Stockholm semble être une manifestation de l'inconscient, poussé par le premier but de l'être humain : la survie. En effet, dans les fantasmes du sujet concerné, en s'attirant la sympathie de l'agresseur, l'agressé se croit hors du danger, croyant contrôler, même inconsciemment, les émotions de l'agresseur. Ce qui lui vaudra peut-être l'épargne de sa vie au profit d'une pacification pouvant être poussée à une fraternisation. En fait, c'est de l'angoisse que le sujet se protège, car le danger est toujours réel.

Le syndrome de Stockholm est un syndrome émergent psychotique, comme tant d'autres pouvant émerger dans une situation limite, même si le sujet qui le subit n'a pas une personnalité psychotique.

C'est Erich Fromm qui en 1940, dans La Peur de la liberté établit les bases psychologiques donnant origine à ce syndrome, même s'il ne parle pas de syndrome de Stockholm, terme vulgarisé après l'incident à Stockholm en 1973. Le sujet étant prêt à renoncer à sa propre identité par peur de l'autorité.

Mécanismes sociologiques et psychologiques similaires

  • Relation entre le dictateur et son peuple : le dictateur finit par devenir l'objet d'amour et d'admiration que l'on s'interdit de critiquer ou de haïr. Ce n'est pas par hasard que les dictateurs comptent avec un grand nombre d'apologistes (artistes, écrivains, journalistes) et pas les grands hommes d’État.
  • Les membres du gouvernement de la Suisse ont réagi de manière similaire, à l'occasion de la prise d'otages par le gouvernement libyen entre 2008 et 20103,
  • Violence conjugale
  • Maltraitance
  • éducation parentale (avec violence au sens général de moyen de contrainte)

Dans ces trois derniers cas, les individus battus ne se plaignent pas, n'osent pas résister ou dénoncer et, malgré des moments de doute, continuent à aimer leur tortionnaire.

(Source : wikipedia)

Plusieurs d'entre nous semblent malheureusement être atteints de ce Syndrome de Stockholm ou le kounabélisme Mughériste, et tentent en vain de le contaminer aux autres. Tel un chien qui revient vers son maître en bougeant la queue, après avoir reçu de lui un bon et sérieux coup de pied ou de bâton, ils continuent de trouver des qualités à leurs tortionnaires, simplement parce que ces derniers leur permettent de manger dans leurs poubelles. Vive le kounabélisme chronique !!!

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