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Publié par Marcel DJABIOH

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, afin de revoir ses rapports avec les colonisés, la France avait mis en place un nouveau cadre : l’Union Française. Dans cette nouvelle organisation, la colonie du Gabon devenait un Territoire outremer. A ce titre elle enregistrait des innovations dans son fonctionnement.

Désormais, les Gabonais vont constituer un Conseil représentatif disposant d’un avis consultatif sur les questions économiques, sociales et culturelles. En outre, ils vont envoyer à la métropole un député qui siège au Palais Bourbon( Assemblée Nationale française ), un sénateur au Conseil de la République et un Conseiller à l’Assemblée de l’Union Française. Au niveau fédéral, ils vont déléguer un représentant au Grand Conseil de l’A.E.F., organe consultatif auprès du gouverneur général.

Le fonctionnement de toutes ces institutions va entraîner dans le pays une intensification de la vie politique, marquée par la création de grands partis politiques en l’occurrence :

- le P.D.G.(Parti démocratique gabonais) crée en 1945 par Emile Issembe et Paul Indjendjet-Gondjout ;

- le C.M.G.(Comité mixte gabonais) crée par Léon Mba le 12 août 1946, ce parti devint la section locale du Rassemblement démocratique africain ;

- l’U.D.S.G.(Union démocratique et sociale gabonaise) crée en novembre 1946 par Jean Hilaire Aubame et affilié aux Indépendants d’outre-mer.

En août 1953, le P.D.G. et le C.M.G. fusionnent pour donner le Bloc démocratique gabonais(B.D.G.) avec Paul Gondjout comme Secrétaire général et Léon Mba son adjoint.

A l’extrême fin de la période coloniale, deux autres partis politiques furent fondés. le P.U.N.G.A.(Parti de l’unité nationale gabonaise) crée par René Paul Sousatte et le M.G.A.P.(Mouvement gabonais d’action populaire) crée par des étudiants dont jean-Pierre Nzoghe Nguema, qui en était le Secrétaire général, Emile Kassa Mapsi, Bouka-Bu-Nziengui...

Ces deux mouvements furent fondés notamment pour recommander le « Non » au référendum de 1958 sur l’adhésion à la Communauté franco-africaine.

Source : Intervention de Messi Me Nang Clotaire ; N’Foule Mba Fabrice & Nnang Ndong Léon-Modeste

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