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Publié par Marcel DJABIOH

Où en sommes-nous depuis Octobre 2010, avec 25,2 milliards FCFA débloqués pour les universités par La BAD

Conformément aux articles 14 et 15 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 Août 1789

Article 14 : Tous les Citoyens ont le Droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre' emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. Article 15 : La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

La réduction de la pauvreté commence par la formation. Laquelle formation exige des bonnes conditions d'apprentissage pour les apprenants, et de travail pour les enseignants et les formateurs. A ce qu'il semble, au Gabon, la solution serait la politique des dons qui transforme des citoyens en assistés dont on se sert comme boeufs votant pendant les élections. Il parait que, c'était dans le cadre du processus de décentralisation et de renforcement des capacités de formation annoncé le 4 mars de cette année-là à Port-Gentil, par Ali'9, que la Banque Africaine de Développement (BAD) avait approuvé un prêt de 25,2 milliards de francs CFA pour le projet de construction des universités de Mouila (Sud) et Oyem (Nord). On aurait dit que la BAD avait menti et n'avait donné, si quelqu'un n'avait pas parlé pour dire ceci aux gabonais :

"Nous avons reçu un financement de la BAD d’une valeur de 12,6 milliards de francs CFA pour chaque établissement", avions-nous appris de la propre bouche de Séraphin Moundounga, à cette époque, ministre de l’Enseignement supérieur. Et depuis ce temps, voici l'université de Port-Gentil.

Il parait que conformément aux recommandations des Etats généraux de l’éducation, le gouvernement avait prévu "à partir du budget 2011 (…) la mise en œuvre étalée sur une durée de 10 ans" du programme d’investissement et d’équipement sur ces projets. "Si chaque année nous parvenons à réaliser quelques bâtisses, nous pouvons être sûrs qu’au bout de trois ans, nous arriverons à atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés". c'est toujours le même ministre qui l'avait dit tout fièro. Il parait que ce financement de la BAD s’inscrivait dans le cadre du projet "Education 4", d’un montant de 81,5 milliards de francs CFA, dont 51% de l’enveloppe devait être affectés à la construction des universités d’Oyem et Mouila et 49% à l’édification et la réhabilitation des lycées. En dehors du lycée stade, où sont passées les lycées édiffiés entre 2010 et 2014 ?

Ce ministre est resté au même poste de cette date-là, à janvier 2014. C'est à dire plus de trois ans. Permettez que les citoyens que nous sommes, puissions user de notre droit en posant la question suivante : où en sommes-nous à ce jour avec ces universités, la construction et la réhabilitation des lycées du Gabon émergent ? Le pognon de la BAD serait-il devenu BAD ?

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