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Publié par Marcel DJABIOH

Des biens d'une famille de pauvres jetés dehors par un ministre de la République
Des biens d'une famille de pauvres jetés dehors par un ministre de la République

Entre les paroles de Mr j'ai décidé et son comportement complice devant les actes que posent bon nombre de ses potes, comment ne pas être convaincu qu'on est désormais dans un royaume où le roi et ses copains ont un droit de vie ou de mort sur leurs sujets ?

Tenez ; cette lettre a été adressée à Ali'9 par un jeune couple gabonais en détresse, ayant en charge quatre enfants dont deux ont raté leurs examens de fin d'année, parce que perturbés par la situation dans laquelle un membre du gouvernement, Ministre émergent de l'intérieur à plongé cette pauvre famille. C'est à peine si Monsieur "nouveau pacte social" a daigner perdre son temps à répondre au couple désemparé. Voici ladite lettre et appréciez ce que font les émergents sous l'indifférence totale de leur patron.

Monsieur et Madame OYE Libreville le 26/06/2014

Libreville/ pk 13

Tél : 04191708 / 06777506

A

MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,

CHEF DE L’ETAT,

SON EXCELLENCE ALI BONGO OMDIMBA

Objet : Demande d’intervention

Monsieur le président,

Nous avons l’honneur de venir par la présente auprès de votre haute autorité, vous présenter une situation alarmante qui nous accable et solliciter votre intervention. Il s’agit d’un litige qui nous oppose à M. Guy Louis Bertrand MAPANGOU, l’actuel Ministre de l’Intérieur au sujet d’un terrain.

En effet, Monsieur le président, ayant appris que l’Etat devrait démolir des maisons, du pk 5 au pk 12 pour l’élargissement de la route nationale 1 et sachant que nous étions concernés par la mesure au niveau du pk6, nous avons acquis une petite parcelle de terrain au pk 13 dans la zone dite Bizango Biberé le 02/09/2011 auprès de M. Kisito OBIANG NDONG et avons entrepris rapidement des travaux de construction d’une petite maison d’habitation sur ledit terrain en novembre 2012 afin de ne pas erre. Les rapports avec M. MAPANGOU vivant non loin de là, allaient bon train. Cependant, un mois après que les travaux soient bien avancés, nous avons été surpris des sommations verbales de M. MAPANGOU à l’endroit de nos travailleurs, leur demandant d’arrêter les travaux en faisant comprendre que nous construisions sur un terrain qu’il avait acheté en 2003 auprès de Feu OBIANG NDONG Michel père de M. Kisito OBIANG NDONG.

Frustrés par la situation, nous avons fait appel à M. Kisito auprès de qui nous avons acquis la parcelle pour lui faire état de la situation. Ce dernier nous a encouragés de poursuivre les travaux tout en nous rassurant que M. MAPANGOU, a certes acheté un terrain avec son père ; mais pas au même endroit qu’il nous a cédé vu que leur terrain a une superficie totale de 13 214 m2.

Constatant que les menaces persistaient du côté de M. MAPANGOU, nous avons délégué un Huissier de justice afin de constater les faits. Nous avons donc poursuivi les travaux et nous nous sommes installés. Ayant constaté notre installation, M. MAPANGOU est passé à la vitesse supérieure en faisant valoir son pouvoir au niveau des autorités pour exercer sur nous une forte pression dans le but de nous faire partir de là. C’est ainsi que le 10/12/2012, il nous fait parvenir par son huissier de justice une sommation d’arrêt de travaux, de vider et de quitter les lieux. Le 13/12/2012, il envoie une convocation à mon époux et une à M. Kisito à la Gendarmerie Nationale du grand nord. M. Kisito est détenu et a passé une nuit en cellule.

Lorsqu'il est libéré le lendemain, les gendarmes lui remettent à nouveau deux convocations dont une pour mon époux, à se présenter le 17/12/2012. Ils se sont présentés et après les avoir écoutés, l’affaire a été transférée au tribunal le 20/12/2012. Ils se sont fait entendre au tribunal, et M. Kisito a été placé en détention pour être jugé. Il y est resté un mois, avant d’être jugé et déclaré non coupable de l’accusation portée contre lui par M. Guy Bertrand, puis libéré. Sa libération nous a rassurées de la fiabilité du terrain que nous avons acquis. Par ailleurs, M. Guy Louis Bertrand MAPANGOU, au lieu de faire un recours au niveau du tribunal, par rapport au verdict prononcé en faveur de Mr. Kisito, préfèra se retourner contre nous pour exercer son pouvoir de force en vu de nous déguerpir du lieu. A cet effet le 04/02/2013 il fait parvenir une assignation en référé d’heure à heure à mon époux pour comparaître au tribunal de première instance le 05/02/2013. Pendant que mon époux attendait dans la salle d’audience, sa voiture a été volée dans l’enceinte du tribunal. Cette audience a subit plusieurs report. Lors du procès, vu que feu OBIANG NDONG Michel détient 13 214 m2 sur lesquels il a cédé 800 m2 et son fils nous a également cédé un portion de terrain sur ces 13 214 m2, alors notre avocat avait demandé que M. MAPANGOU apporte des preuves que nous sommes sur sa parcelle, et si possible qu’une expertise soit faite.

Pendant qu’on attendait que M. Guy Bertrand vienne délimiter ses 800 m2 pour apporter les preuves que nous sommes sur sont terrain, (chose qui n’a pas été faite) c’est plutôt une ordonnance de référé avec sommation de libérer les lieux qui nous a été apportée par son Huissier de justice suite à l’ordonnance du juge des référés du vendredi 1er mars 2013. Face à cette ordonnance qui a statué en faveur de M. MAPANGOU, nous avons fait un recours car le tribunal n’a aucune preuve que nous sommes sur sa parcelle. Il est vrai qu’il est détenteur d’une attestation de terrain rural depuis le 27/10/2003, mais cette attestation n’a pas délimité les 800 m2 sur les 13 214 m2. Nous avons aussi acquis une portion de ces 13 214 m2, et nous avons occupé notre espace, cependant on ne sait pas à quel niveau se trouve ses 800 m2 puisqu’il n’a jamais posé un acte de propriétaire dessus. Notre avocat a donc déposé une requête d’appel pour infirmer le jugement du 1er mars 2013. La cours d’appel a également statué en faveur de M. MAPANGOU le 26/11/2013 et qui nous a fait parvenir une signification- commandement de quitter les lieux dans un délai d’un mois.

A cet effet, notre avocat a déposé une demande de sursis au tribunal ainsi qu’un pourvoi en cassation. Mais malheureusement, la demande de sursis a été rejetée et hier le 25/07/2014 à dix heure (10 h), l’huissier de justice de M. MAPANGOU nous a fait parvenir une autre signification- commandement de quitter les lieux dans un délai de huit(8) jours donc jusqu’au 03/07/2014.

Ayant des enfants qui vont passer les examens, on ne sait à quel sein se vouer pour trouver un lieu d’habitation dans moins d’une semaine vu que son huissier de justice nous a signifié que si nous ne libérons pas les lieux le plus vite possible, le 03/07/2014 ils viendront avec les policiers pour nous évacuer d’un terrain que nous n’avons pas volé. C’est donc cette situation accablante que nous trouvons injuste qui nous amène à faire recours à vous pour solliciter votre générosité à tant que père de la nation et père de tous les Gabonais riches et pauvres car la parcelle que nous avons acquise ne fait pas 800 m2. Et M. Kisito qui nous a cédé cette place était témoin de son père quand M. MAPANGOU avait acheté ses 800 m2. Ce dernier nous a confirmé que son père ne lui avait pas vendu là où nous sommes mais plutôt devant leur maison familiale. Reconnaissant la force et le pouvoir de M. Guy Bertrand MAPANGOU, nous ne voyons pas, qui peut aider les faibles que nous sommes, si ce n’est l’Autorité suprême que vous êtes. Ainsi, M. Le Président, j’en appelle à votre aura pour donner un sens plus profond à notre interpellation. vous trouverez ci- joint le MEMOIRE AMPLIATIF.

Dans l’expectative d’une suite que vous daignerez apporter à notre requête, nous vous prions de bien vouloir recevoir, Monsieur Le Président, l’expression de notre profonde gratitude.

Monsieur et Madame OYE

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