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Publié par Marcel DJABIOH

Le Haut-Ogooué terre d'assujetis aux Bongo ???

Dans une de leurs publications titrée "Ali Bongo Ondimba face au complot altogovéen ?", les salafous de Mr J'ai décidé, ont révélé ce que le fils d'Omar et ses cigales pensent réellement des populations du Haut-Ogooué. Il est désormais clair que pour eux, tous les altogovéens manquent d'intelligence, d'esprit d'analyse et ne peuvent apprécier la dangerosité du climat politique actuel et la mauvaise gouvernance de notre pays par des adeptes du voyoutisme. Aussi, empruntant la voie du général politicien de Ngouoni qui sans gêne aucune, avait déclaré, "Il vaut mieux avoir un mauvais chef de chez soit, qu'un bon chef d'une autre province", ils s'étonnent que des altogovéens ne soient pas dans le rang de ceux qui croient au chimère qu'est l'émergence du fils d'Omar, mais militent pour l'instauration d'une vraie démocratie et d'une alternance démocratique au Gabon. Ils trouvent anormal, qu'ils aient décidé de tourner le dos au demi dieu des émergents, le petit prince devenu roi. "... La situation la plus surprenante vient des cadres du Haut-Ogooué, barons du régime. Leur attitude envers Ali Bongo Ondimba, leur propre frère ou fils qui est aujourd’hui à la tête du pays, et qui logiquement devait être soutenu par ses proches. Un chef de l’Etat ne doit-t-il pas compter d’abord sur ses proches, son entourage ?" C'est en ces termes nauséabondes que les salafous du bord de mer s'expriment pour appeler les altogovéens au repli identitaire qu'ils prétendent condamner, eux qui accusent l'opposition d'oeuvrer à la division des gabonais et à la politique de la terre brulée, faisant passer leur génie pour un rassembleur, un ouvrier de l'unité nationale, défenseur de la paix. (sic)

Voila des individus qui tout l'été ont chanté à tout vent, que le Gabon est une pays démocratique, un et indivisible, mais qui, sentant la bise venir, tentent par un propos contradictoire et injurieux à l'intelligence des populations altogovéennes, de les appeler à se désolidariser du reste du Gabon, pour soutenir aveuglément l'autoritarisme d'un pouvoir sourd comme un pot.

Selon leur entendement de la démocratie, aucun altogovéen ne doit se conformer à l'alinéa 21 de la Constitution qui dispose que : "Chaque citoyen (Altogovéen y compris) a le devoir de défendre la patrie et l’obligation de protéger et de respecter la Constitution, les lois et les règlements de la République", mais aurait le devoir de défendre leur Ali'9 et l'obligation de le protéger et de respecter la volonté du fils du patron devenu patron à son tour, en le soutenant comme des moutons. Dans quel livre d'histoire du Gabon auraient-ils lu qu'Ondimba était le roi des altogovéens, pour que son petit-fils, en plus du trône de son fils Omar Bongo, se prévale d'avoir également hérité d'un groupe de sujets et d'esclaves dans le Haut-Ogooué ?

"Un chef de l’Etat ne doit-t-il pas compter d’abord sur ses proches, son entourage ?" Kiakiakiakiakia ! Combien de proches compte Bongo IIième et quels sont ceux qui composent son entourage dans le Haut-Ogooué ? Quelle conception de la démocratie par les émergents qui osent se braquer lorsque Mr Ping qualifie leur demi dieu de Dictateur et d'Autocrate entouré d'un groupe de voyous inconscients et irresponsables ! C'est probablement le fait d'entretenir cette idée selon laquelle, le Haut-Ogooué serait tout acquis à leur seigneur, qui les poussent à l'intolérance manifestée vis à vis de tout altogovéen qui ne chante pas le même refrain que les cigales de l'émergence. Cela justifie sans nul doute, l'humiliante agression dont a été victime, le compatriote Sietta Esmat Didace, militant de l'opposition résidant au quartier "Grand Village" dans la ville de Franceville, pour avoir affiché dans sa parcelle, une banderole et des pancartes à l’effigie du désormais indésirable Jean Ping, comme nous l'a fait savoir l'hebdomadaire "Le Mbadja", dans sa dernière livraison.

Un recoupage de cette information nous a permis de comprendre que pour plaire au raïs, certains attardés zélés, continuent d'ignorer que ni les intimidations, ni les menaces d'un pouvoir ne peuvent réduire au silence et la soumission, un peuple qui décide de se libérer du joug de l'oppression ; que ce jeune altogovéen, militant de l'Union Nationale, actif auprès des sauverainistes a été copieusement et publiquement molesté et humilié par des agents des forces du désordre aux ordres, en violation des dispositions de la constitution, notamment son article premier alinéas 1, 2 & 12 qui énoncent que :

La République Gabonaise reconnaît et garantit les Droits inviolables et imprescriptibles de l'Homme, qui lient obligatoirement les pouvoirs publics

"1). Chaque citoyen a Droit au libre développement de sa personnalité, dans le respect des Droits d'autrui et de l’ordre public. Nul ne peut être humilié, maltraité ou torturé, même lorsqu’il est en état d’arrestation ou d’emprisonnement.

2). La Liberté de conscience, de pensée, d'opinion, d'expression, de communication, la Libre pratique de la

religion, sont garanties à tous, sous réserve du respect de l’ordre public

12). Le domicile est inviolable. Il ne peut être ordonné de perquisition que par le juge ou par les autres autorités désignées par la Loi. Les perquisitions ne peuvent être exécutées que dans les formes prescrites pour celle-ci. Les mesures portant atteinte à l’inviolabilité du domicile ou la restreignant ne peuvent titre prises que pour parer aux dangers collectifs ou protéger 1'ordre public de menaces imminentes, notamment pour lutter contre les risques d'épidémies ou pour protéger les personnes en danger"

En quoi l'affichage de l'effigie d'une personnalité politique autre que Bongo IIième, constituerait dans le Haut-Ogooué, un trouble à l'ordre public ou une rébellion, pour qu'un citoyen soit présenté au parquet et puni par les articles 149 et 161 du code pénal, comme l'indique cet "avis à prévenu" établie par Mme Euprasie Ayemingui, procureur de la république par intérim, près le tribunal de grande instance de Franceville ?

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