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Publié par Marcel DJABIOH

Le régime cinquantenaire vient de démontrer ces dernières semaines qu'il n'a aucune considération pour le peuple gabonais et qu'il est composé d'individus sans foi ni loi. Deux actes extrêmement graves, sinon trois le démontrent suffisamment.

Un chanteur français, Francis Cabrel pour ne pas me citer, dit dans sont titre "Les faussaires" : "Fausses infos, faussés poitrines, fausses photos, pour de faux magasines, faux guérisseurs, fausses fortunes, faux électeurs dans les fausses communes, faux soldats dans les fausses guerres, ça va finir, ça va finir quand on sera tous des faussaires".

Qu'est-ce qui peut donc bien se passer dans la tête de ces hommes et femmes pourtant assez instruits et apparemment normaux, qui prétendent aimer le Gabon et ouvrer pour le bien être des gabonais, l'unité nationale et la paix, respecter les lois de la République criant à l'état de droit sur tous les toits, alors que leurs actes démontrent le contraire ?

A moins de prendre les gabonais pour de vrais imbéciles, le paradoxe ne saurait être compris. Et les récentes sorties de l'opposition boostée par le livre de Pierre Péan qui ne révèle en fait rien aux gabonais, puisque relatant tout simplement des faits que plusieurs connaissent depuis kalakala ont tout l'air d'un cauchemar pour le pouvoir.

D'abord taxé de non événement par le pouvoir établi à sa création, le Front Uni de l'Opposition prend une dimension que les émergents pédégistes n'avaient pas soupçonné, croyant à un UFC bis. Ensuite arrive le livre de Pierre Péan, qualifié de "kongossa", mais qui aujourd'hui est interdit de vente au Gabon et leur donne des insomnies. Seulement voilà. Des seize (16) chapitres que contient "Nouvelles Affaires Africaines. Mensonges et pillages au Gabon " de Pierre Péan, seul le chapitre un (1) est contesté, tres vite devenu le sujet qui fâché les pédégistes émergents. Usant de tous les moyens avec une maladresse extraordinaire, pour sauver leur business et continuer de se moquer de la pauvreté et de la précarité de la majorité des gabonais, les émergents du ventre choisissent la menace, la division et le soutien aveugle de la violation des lois de République.

Aussi, lorsque le Front Uni de l'opposition décide de déposer une plaite contre Ali Bongo, pour faux et usage de faux, leur premier réflexe est d'interdire aux marcheurs d'accompagner leurs leaders, prétextant que le but était de brûler le palais de justice. Dans quel intérêt l'auraient-ils fait ? Pourtant, en plus d'un impressionnant dispositif militaire, ils ont procèdent moyennant des sommes d'argent, à un recrutement massif de jeunes habitants des mapanes, afin de favoriser un affrontement entre gabonais ; violant même l'arrêté de leur propre ministre de l'intérieur, interdisant tout atroupement et toute marche. Parmi ces jeunes, aucun de leurs enfants, De qui avaient-ils obtenu l'autorisation d'organiser leur contre marche à risque.

A Franceville, dans une contradiction flagrante, les pédégistes émergents altogovéens, pseudos chantres de l'unité nationale et de la paix, ont devoilé aux Gabonais et au monde entier, leur gout de la division et leur disposition à user de violence pour mieux régner, allant jusqu'à proférer des menaces à l'endroit d'un altogovéen comme eux et à exiger son départ de la province dont le roi serait selon l'orateur auto proclamé porte parole de tous altogovéens, Ali Bongo. Une prédominance que même Bongo 1er n'avait jamais osé se donner. Qui a dit à Ali Akbar Onanga, nouveau roi des batèké, qu'il avait le droit de parler au nom des Mbawouin, Bakanighi, oshamayi, Ndumu, Nzebi, Awandji, Ndassa, Bawunvu, Tsitsèghè, Obamba, Ndambomo, KIkuya, et autres ethnies du Haut-Ogooué, dont tous les membres ne sont pas pédégistes, pour accoucher un tel langage divisionniste, digne d'un adepte du repli identitaire qui prend le Haut-ogooué pour une province à part ? Dégustons ce beau discours indigeste d'Ali Akbar Onanga.

"Le Haut-ogooué a un chef et ce chef s'appelle Ali Bongo Ondimba. Et que celui qui touche à Ali Bongo Ondimba, il trouvera les altogovéens sur son chemin. (...) Disons le ici, envoyons un message à ces gens, parce qu'ils nous ont provoqué" (nous qui, altogovéens ??? Pas si sûr que tous les altogovéens se sentent concernés par une telle bêtise). "Is n'ont pas attaqué à ya Ali sur le domaine politique, (...) mais il l'ont attaqué sur une valeur fondamentale. La valeur de famille(...). (Ali Bongo serait-il tout d'un coup patenté à tous les altogovéens ?) "Pas besoin de les citer, vous les connaissez tous. Mais y'a quand même un, je dois citer son nom. On cite son nom parce que nous sommes en famille dans le Haut-Ogooué. Le Haut-Ogooué est un, nous ne devons pas accepter des gens qui veulent nous amener la division dans le Haut-Ogooué. Ce un-là, c'est Zacharie Myboto". kiakiakiakia ! Incroyable pour des gens qui prétendent être un ! Le plus grave est dans la suite, lorsque monsieur avance : " Maintenant, nous sommes ici dans le Haut-Ogooué, nous mettons Myboto au défi de venir dire ici devant vous tous ici, qu'Ali Bongo n'est pas le fils d'Omar Bongo Ondimba.Voila. Nous le mettons au défit, qu'il vienne dans le Haut-Ogooué. Nous mettons au défi tous les hommes politiques qui tournent actuellement avec ce message, de venir dans le Haut-Ogooué, devant vous, devant les notables qui sont ici, dire qu'Ali Bongo n'est pas le fils d'Omar Bongo Ondimba. Nous les mettons au défit"

Les émergents pédégistes s'en foutent vraiment des gabonais.

Voilà un discours rassembleur et unificateur, un message de paix jamais entendu. Tout ça pourquoi ? Simplement parce que pour les pédégistes émergents, organisateurs de ces manifestions, l'état de droit c'est pour les autres et pas pour eux, encore moins pour leur demi dieu. Aussi sont-ils prêts à tout et contre tous, pour préserver leurs petits intérêts égoïstes. C'est pourquoi ils cautionnent ouvertement la violation des lois de la République, par leur distingué camarade qui a fait usage du faux. entre temps, Akassaga, l'ex maire qui a établi l'acte de naissance querellé, est exposé par le porte parole du roi du Haut-Ogooué et court le risque de payer les pots cassés, au cas où la justice gabonaise décidait de redorer son blason. Et les altogovéens dans tout ça ? Eh bien, les altogovéens sont vendus aux enchères à 5 000 frs CFA l'unité, par des gamins arrogants, dépourvus de bon sens et de sagesse, juste pour protéger leurs intérêts personnels.

Mais tout ça, ça va finir un jour. Ça va finir quand on sera tous des faussaires".,

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