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Publié par Marcel DJABIOH

Bravo au PDG émergent, pour que vive la paix et l'unité nationale

Un soir au corps de garde, le sage raconte l'histoire suivante

"Un matin, Ogoula, homme traquille et sans histoire sort de chez lui pour se rendre à son lieu de travail. Sur son chemin, il croise un fou nommé Ompalagoye. Ce dernier se rapproche de lui, et sans raison valable le gifle violemment et se met à rire aux éclats. La main sur la joue, Ogoula se demande pourquoi ce fou s'en prend il à lui publiquement, si tôt le matin. pendant ce temps, Ompalagoye se rapproche lui, comme pour en rajouter. Se sentant menacé, Ogoula le laisse avancer et une fois à bonne distance, il lui assène une gifle trois fois plus violente que celle qu'il venait de recevoir et le fou roule au sol. Se relevant bien sonné, le fou dit à Ogoula.

- ça alors ! Cela fait combien de temps que tu es fou ?

- Depuis que tu m'as giflé. Lui répondit Ogoula.

- Ben dis donc ! S'exclame le fou.

- Si tu n'es un fou si violent que depuis quelques minutes, qu'en sera-t-il lorsque tu auras quinze ans d'ancienneté comme moi ? répliqua Ompalagoye qui finit par prendre ses jambes à son cou."

Le jeu auquel veulent se livrer certains pédégistes émergents pourrait ressembler d'ici-là, à cette histoire. Accuser l'opposition de violente sans le prouver et user de violence pour tenter d'intimider des citoyens pour leurs opinions ne mènera à rien d'autre, sinon à une violence généralisée. Finalement l'on peut aisément conclure sans tique de se tromper, que pour le pouvoir établi, la violence est son meilleur langage et qu'il souhaite vivement que des affrontements entre gabonais surviennent, afin de faire porter le chapeau à ceux qu'il prend pour des ennemis, donc des personnes à abattre à tous prix.

Seulement, ceux qui ont eu la lumineuse idée de revenir à l'époque des capistes, semblent oublier qu'ils n'ont pas le monopole de la violence et des agressions ; que tout le monde connait tout le monde, où habite tout le monde, quels sont les biens de qui et qui est parent à qui. Si certains gabonais doutaient encore de ce que, la voie choisie par le pouvoir pdg émergent et ses partisans est celle d'une guerre civile ou d'un génocide, plusieurs sont désormais convaincus que nous y glissons progressivement. Mais qu'ils ne s'y trompent pas. Le sage disait, "qui veut manger du miel ne craint pas les piqûres d'abeilles". Et la détermination qu'affiche désormais l'opposition active ne faiblira ni par ces tentatives d'intimidation, ni par les menaces d'un pouvoir qui peine à cacher sa haine viscérale pour ceux qui refusent de se laisser oppresser et de voir leur pays entre les mains d'un groupe de personnes qui le transforment en état voyou où le "petit prince" autocrate, Bongo Ondimba II, devenu roi, dicte sa loi et soumet le peuple à sa seule volonté

Le sage disait aussi, "la vipère se laisse piétiner deux fois. Mais à la troisième, elle vous mort". Si pour le pouvoir, la paix au Gabon passe par ce dessein machiavélique, alors il assumera seul, les conséquences de son choix.

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