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Publié par Marcel DJABIOH

#gabon: Torture et traitements inhumains au Gabon, des faits banals

Jacques Sternberg disait : "L'ignorance et l'arrogance ne riment pas seulement, ils vont souvent de pair". Et il avait bien raison, car cela se démontre de plus en plus, à chaque fois que certains compatriotes défenseurs du petit prince devenu roi se démènent pour trouver quelque chose à dire, pour accuser et condamner un opposant. Ces derniers temps, c'est le non événement de Ping et ses amis du front qui sont devenus leurs cibles.

Pour avoir déjoué leur plan du lundi 12 janvier, leur vain sujet de diversion est désormais la fausse piste de la pseudo violation des droits de l'homme dont Ping se serait rendu coupable, que leur a tracée Sido la procureure. Ainsi, tels des perroquets, ils parlent d'arrestation arbitraire, de torture et de traitement dégradant, s'appuyant sur un article du code pénal sorti de son contexte voulu par le législateur. De toutes les façons, tous les moyens son bons pour noyer le poisson. On s'en fout de savoir exactement de quoi il s'agit, même là où les textes sont clairs

Selon L'article 1 alinéa 1 de la Convention internationale contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, du 10 décembre 1984.

" … le terme « torture » désigne tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur la discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles"

L'article 2 précise dans ses alinéas 2 & 3 que :

  • "Aucune circonstance exceptionnelle, quelle qu’elle soit, qu’il s’agisse de l’état de guerre ou de menace de guerre, d’instabilité politique intérieure ou de tout autre état d’exception, ne peut être invoquée pour justifier la torture.
  • L’ordre d’un supérieur ou d’une autorité publique ne peut être invoqué pour justifier la torture".

Contrairement à ce que les cigales et les Salafous de l'émergence veulent faire croire à l'opinion, l'article 10 de cette convention indique clairement qui est principalement concerné par les termes de ces articles ?

Art. 10

  1. "Tout Etat partie veille à ce que l’enseignement et l’information concernant l’interdiction de la torture fassent partie intégrante de la formation du personnel civil ou militaire chargé de l’application des lois, du personnel médical, des agents de la fonction publique et des autres personnes qui peuvent intervenir dans la garde, l’interrogatoire ou le traitement de tout individu arrêté, détenu ou emprisonné de quelque façon que ce soit."
  2. "Tout Etat partie incorpore ladite interdiction aux règles ou instructions édictées en ce qui concerne les obligations et les attributions de telles personnes."

A quelle catégorie de personne citées ci-haut, appartient donc Ping à qui le pouvoir Jihadiste et ses sbires refusent le droit à la légitime défense ?

Pourtant, l'Etat gabonais, signataire de cette convention qu'il a ratifiée en septembre 2000 et dont l'entrée en vigueur date d'octobre 2000, mais les autorités gabonaises, du sommet à la la base n'en ont cure des engagements pris au niveau international, s'illustrant de plus en plus dans la violation des droits de l'Homme. C'est à croire que pour ceux qui gouvernent le Gabon, l'état de droit est celui où les gouvernants et leurs démons, ont le droit de violer, même sexuellement, toute personne arrêtée et détenue dans les milieux carcéraux du pays, de les torturer physiquement et psychologiquement, et même de tuer lorsqu'ils croient leur pouvoir menacé. Le pire, c'est qu'il y a des citoyens qui soutiennent un état aussi voyou.

#gabon: Torture et traitements inhumains au Gabon, des faits banals

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