Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Marcel DJABIOH

#gabon: GABON : L'urgence de passer aux choses plus sérieuses

Le 19 juillet 2014, le Front de l'Opposition pour l'Alternance rappelait que :

"En 2010, l’article 4 de la Constitution a été modifié. Dans sa nouvelle formulation, cet article dispose que le Gouvernement peut demander à la Cour constitutionnelle de proroger, dans les délais à sa convenance, le mandat du président de la République ou de tout autre élu. Pour être clair, la Constitution Gabonaise permet, depuis 2010, à la Cour constitutionnelle de proroger pour une durée laissée à sa discrétion, la durée du mandat du président de la République. Dès lors, cette Institution qui s’est faite complice du coup d’Etat électoral de 2009, et dont la servilité vis-à-vis du pouvoir n’est plus à démontrer, a désormais la capacité juridique de le maintenir selon son bon vouloir, se substituant ainsi au peuple gabonais dans l’exercice de sa souveraineté."

Nous sommes donc en face d'une disposition constitutionnelle, en flagrante contradiction avec l'article 3 alinéa 2 qui dispose que : "Aucune section du peuple, aucun groupe, aucun individu ne peut s’attribuer l'exercice de la souveraineté nationale".

Si la démarche judiciaire du Front se heurte à l'autoritarisme despotique de Bongo Ondimba II, et qu'il lui vienne à tout hasard la malveillante idée de proroger son mandat, conformément à l'article 4 de la Constitution, en alléguant comme cas de force majeure, l'impossibilité pour l'état, de financer l'organisation de l'élection présidentielle, la chute du prix du pétrole, la réduction des recettes de l'état et l'augmentation des salaires, vers quoi courrait le Gabon dès 2016 ?

Ce 19 juillet 2014, les gabonais avaient entendu dire que : "La proximité des prochaines élections présidentielle et législatives nous commande d’agir dans l’urgence car, le risque est grand que l’organisation de celles-ci, comme les précédentes, présente de grands dangers pour la stabilité du Gabon, si rien n’est fait pour leur donner un caractère démocratique.

Les diverses modifications constitutionnelles, qui ont contribué à la chosification et à la personnalisation du pouvoir, dont celles ayant supprimé le scrutin à deux tours et institué la non-limitation des mandats présidentiels, ont gravement affaibli les espoirs qu’avait fait naître la Constitution de 1991, discutée et adoptée consensuellement par l’Opposition et la Majorité, au sein du Parlement de l’époque.

Le retour aux fondamentaux de cette Constitution de 1991, en les actualisant par rapport à l’environnement politique, économique, social et culturel du pays, est une exigence dont nous ne pouvons faire abstraction".

Il semble que le sujet devient de plus en plus urgent et qu'une campagne d'explication et de sensibilisation s'impose désormais au Front.

Commenter cet article