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Publié par Marcel DJABIOH

#Gabon: Gabon : Vous avez dit dialogue ? Mais Bongo Ondimba 2ème  n'en veut pas !!!

Il suffit d'analyser toutes les gesticulations de Bongo Ondimba 2ème, pour comprendre que "Mr je m'en fous" ne veut pas d'un véritable dialogue national, à même de réconcilier entre eux, les gabonais qu'il a volontairement diviser pour bien régner, les politiques, et le peuple avec les politiques.

En effet, comment expliquer que depuis janvier 2013, date à laquelle il ait invité les partis politiques à des concertations dont une des commissions présidée par Me Mayila, était chargée de la révision du texte de loi sur le Conseil national de la démocratie, ce soit seulement le 29 janvier 2015, qu'une ordonnance est prise ?

Selon Mapangou Guy Bertrand, ministre de l'intérieur, cette ordonnance ne modifie que les articles 2 ; 6 ; 8 ; 11 et 13 de la loi n° 13/96 du 15 avril 1996 portant création du Conseil National de la Démocratie. Peut-on penser que la Commission chargée de la révision du texte de loi sur le Conseil National de la Démocratie se soit réunie pendant plusieurs jours, pour modifier seulement cinq articles ? C'est pas grave, laissons ça comme ça.

Là où cette affaire ressemble à une entourloupette, c'est quand "Mr je m'en fous" décidé de vraiment se foutre des gabonais en leur imposant son machin et sa conception du dialogue national en disant, "Ce qu’il faut retenir d’important pour nous (donc ses amis et lui), c’est qu’il y a un lieu dans lequel on doit se réunir pour discuter des problèmes du pays, des problèmes politiques et de démocratie pour la faire avancer. Nous avons deux endroits bien explicites où nous devons nous exprimer à savoir le Parlement où l’ont débat et l’ont vote les lois du pays et ce Conseil National de la Démocratie où l’on parlera de ce que doit être une bonne démocratie certes, mais de manière respectueuse des lois de notre pays". Il a oublié d'ajouter, "que je dicte".

Or, "Mr je m'en fous" sait très bien que l’article 2 nouveau du CND, fait de ce machin, un simple "organe consultatif" permanent qui donne juste ses avis sur des questions qui lui sont soumises, chargé,

  1. d’élaborer un Code de bonne conduite à l’usage des acteurs de la vie politique nationale, et
  2. d’assurer la médiation dans les conflits opposant les acteurs et les partis politiques entre eux ;

Et que les articles 6 ; 8 et 11, sont complétés par des alinéas nouveaux afin

  1. d’ouvrir le Conseil National de la Démocratie à tous les dirigeants des partis politiques légalement reconnus, avec comme autres membres, les anciens présidents de la République s’il en a, les premiers ministres, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, les anciens premiers ministres, anciens présidents de l’Assemblée nationale et anciens présidents du Sénat, qui ne discuteront pas avec des joueurs de pétanque ou des pêcheurs en eau trouble.
  2. de permettre au Président de la République de faire des communications non ouvertes à débat devant le conseil à l’ouverture et à la clôture de ses sessions.

C'est donc dans ce cadre que le petit enfant-là entend rassembler les politiciens pour ce qu'ils appellent un "Dialogue inclusif", c'est à dire fermé, d'où sortiront juste des procès verbaux de leurs parlottes, lesquels procès verbaux passeront par la broyeuse de la présidence. Mais qui diantre, lui a dit que c'est ce type de dialogue que les gabonais attendent. Lui qui sait tout, voit tout, entend tout, n'a-t-il pas entendu les gabonais réclamer un "Dialogue non exclusif" et "Souverain", dont les résolutions seront des actes juridiques ayant force de loi ? Ses amis et lui prennent les gabonais pour des maboules heureux ou quoi ? Donc "Mr je m'en fous" s'en fout vraiment de la grogne sociale qui secoue tous les secteurs et pense qu'un dialogue sans eux suffira pour que tout rentre dans l'ordre !? Autrement dit, la Société Civile, les confessions religieuses, les opérateurs économiques, on s'en fout. Tous ces cancres ne sont que des "joueurs de pétanque ou des pêcheurs en eau trouble".

Alexis de Tocqueville disait, "Une nation fatiguée de longs débats consent volontiers qu’on la dupe, pourvu qu’on la repose, et l’histoire nous apprend qu’il suffit alors pour la contenter de ramasser dans tout le pays un certain nombre d’hommes obscurs ou dépendants, et de leur faire jouer devant elle le rôle d’une assemblée politique, moyennant salaire." Les gabonais se laisseront-ils duper, après la conférence nationale de 1990, les accords de Paris et d'Arambo les concertations politiques sur la biométrie et le CND et les différentes assises sur ceci et cela ?

Voilà vers quoi ce petit enfant-là veut avancer. Ce qu'il semble ignorer c'est qu'à force de refuser d'organiser la tenue d'un vrai dialogue national "sans exclusif" avec toutes les forces vives de la Nation (partis politiques, associations, ONG, syndicats, confessions religieuses etc...) ; ce qui se fera ne sera que du sparadrap sur une plaie déjà infectée, ce qui fera sentir toute la maison.

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