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Publié par Marcel DJABIOH

Bongo Ondimba 2ème n'a vraiment rien compris et n'a assurément rien d'un chef d'état soucieux de la paix et du bien être des gabonais et son comportement le démontre bien. Pour lui, tant qu'il est du bon côté du fusil, il dictera toujours ses lois. Il ne veut pas d'un dialogue dont les décisions prises auront force de loi.

L'article 3 de la constitution gabonaise de 1991 disposait que : La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce directement, par le référendum ou par l'élection, selon le principe de la démocratie multipartiste, et indirectement par les institutions constitutionnelles.

Aucune section du peuple, aucun groupe, aucun individu ne peut s'attribuer l'exercice de la souveraineté nationale.

Après la révision constitutionnelle de mars 1994, et celle d'Ali en janvier 2011, cet article modifié se lit désormais : La souveraineté nationale appartient au peuple qui 1'exerce directement, par le référendum ou par 1'élection, selon les principes de la démocratie pluraliste, et indirectement par les institutions constitutionnelles (Mars 1994). Aucune section du peuple, aucun groupe, aucun individu ne peut s’attribuer 1'exercice de la souveraineté nationale, ni entraver le fonctionnement Régulier des institutions de la République (Janvier 2011)

Nous pouvons à la comparaison de ces deux modifications de cet article 3, constater que celle de 1994 ouvre l'expression de l'opinion politique à toutes les forces de la nation et ne la limite plus aux seuls partis politiques, comme prévu dans la constitution de 1991. De ce fait, la constitution gabonaise consacre la souveraineté du peuple en admettant que celui-ci l'exerce par les principes de la Démocratie Pluraliste, c'est à dire par la diversité d'opinions politiques, d'où et de qui elles puissent provenir. Ceci peut être compté parmi les avancées démocratiques obtenue des accords de Paris, harmonisant cet article à l'esprit de la conférence nationale de 1990 qui vit la participation active des trois familles que sont, le pouvoir, l'opposition et la société civile.

Or, parvenu au pouvoir à la suite d'une élection contestée, avec des résultats falcifiés et soutenu par l'armée, Bongo Ondimba 2ème, s'est autorisé de restreindre la liberté qui est donnée au peuple d'exercer sa souveraineté. D'ailleurs, Mr Zacharie Myboto, en ces termes, n'avait pas manqué de le souligner lors du congrès des deux chambres du parlement, relatif à l'adoption de cette Constitution.

" L’autre série de modifications proposées porte des dispositions restrictives des libertés. Dans cette optique, les rajouts aux articles suivants sont sans ambages :

A l’article (...) qui traite des modifications de l’article 3 sur la souveraineté nationale, il est ajouté à l’alinéa 2 le groupe de mots " ni entraver le fonctionnement régulier des institutions de la République " après le libellé initial qui est "aucune section du peuple, aucun groupe, aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté nationale ". Ce rajout qui protège a priori les tenants des Institutions y compris dans l’exercice autocratique du pouvoir consacre la volonté de l’Exécutif de régner en maître absolu sans inquiétude aucune." En français facile, le pouvoir s'est servi de la Constitution pour interdire au peuple d'exercer sa souveraineté en expriment son opinion sur la conduite des affaires du Gabon, par une les personnes qui dirigent les institutions.

Aujourd'hui, en feignant d'être ouvert au dialogue, Mr j'ai décidé, décide d'en exclure une des trois familles qui composent les forces vives du Gabon. Pourtant, l'article 3 alinéa 2 de la Constitution dispose que : " Aucune section du peuple, aucun groupe, aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté nationale". Mr serait-il en train de vouloir attribuer la souveraineté nationale, aux seul groupe que constitue les partis politiques et oublier que la crise pour laquelle des appels au dialogue sont lancés est multi sectorielle ?

Ou on est d'accord pour un dialogue et on le fait dans les règles et avec tous, et dans ces conditions, le Conseil National de la Démocratie n'est pas le cadre approprié. Ceci, pour une raison très simple. Le CND n'étant qu'un organe consultatif, il ne pourrait en sortir aucune décision souveraine ou on ne veut pas du dialogue et on arrêté de faire semblant, et on assume les conséquences. Il ne reste qu'à la majorité du peuple souverain, de prendre ses responsabilités.

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