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Publié par Marcel DJABIOH

#gabon: Foutez tous le camp, c'est mieux, bande d'incompétents !

La crise financière que vit le Gabon témoigne de l'insouciance et du pilotage à vue des dirigeants actuels de ce pays. Dès l'adoption du budget 2010, l'Union Nationale n'avait pas manqué d'attirer l'attention sur son irréalisme et l'impossibilité d'exécuter un tel budget, vu le nombre d'entreprises de BTP à même d'absorber l'entièreté de la part destinée à l'investissement. Les lumières émergentes avaient fait fi de cette observation et leur chef avait trouvé pour solution, la création de l'Agence Nationale des Grands Travaux (ANGT), subventionnée à hauteur de 30 600 000 000 frs CFA et de s'y installer comme président du conseil d'administration, en violation de l'article 14 de la constitution, qui dispose que : " Les fonctions du Président de la République sont incompatibles avec l'exercice de toute autre fonction publique et activité privée à caractère lucratif ".

Lorsque l'Union Nationale avait dénoncé les projets et l'organisation des manifestation somptuaires non prioritaires et aux antipodes des attentes des gabonais, Bongo Ondimba 2ème, avait du haut de son arrogance, qualifié ces remarques de critiques stériles provenant des personnes qui n'ont pas de projet pour les gabonais et ne cultivent que la haine, la jalousie et qui n'ont pour seul dessein que de voir le Gabon en feu et en sang. monsieur a vanter son fumeux taux de croissance.

Alors que depuis juin 2014, le cour du pétrole est en chute libre, l'en fumeur s'était permis de déclarer lors de son blabla aux gabonais : " Malgré ces difficultés, j’ai demandé au gouvernement de maintenir le cap des réformes structurelles de notre économie et de conduire, à bon terme, les chantiers engagés depuis quelques années tels que, le soutien à la politique de partage, le renforcement de l’Etat de droit et de la sécurité, l’amélioration de la gestion des finances publiques et l’apurement de la dette intérieure." Puis, il organise une bamboula à la pointe Denis; qui sort comme mesures susceptibles d'éviter une récession au Gabon, le plafonnement des salaires pour certaines fonctions ; l’opportunité du maintien des agences ; la création d’un fonds de stabilité pour couvrir les besoins de financement des projets en veilleuse ; la mise en place d’un cadre juridique pour les partenariats public-privé ; la maîtrise des dépenses publiques en commençant par la réduction des salaires des membres du gouvernement, ainsi que ceux de certains responsables d’institutions de la République ; la suppression des cumuls de fonctions, la réduction et la priorisation des missions porteuses à l’étranger, la centralisation des frais de mission des membres du gouvernement auprès du ministre du Budget ; la réduction du nombre de véhicules de fonction ; l’amélioration des actions de collecte des services de douane ; la suppression des exonérations sans base légale et la révision des taxes portuaires.

De toutes ces recommandations, BONGO ONDIMBA, non pas le conseil des ministres, a pris les décisions suivantes :

1- Fusion des entités Agence Nationale des Grands Travaux (ANGT) et Fonds Routier (FR) pour donner naissance à l’Agence Nationale des Grands Travaux d’Infrastructures (ANGTI),

rattachée à la Présidence de la République et placée sous le contrôle du Bureau de Coordination du Plan Stratégique Gabon Emergent (BCPSGE).

2- l’élimination complète des subventions sur le gasoil et l’essence,

3- le maintien de la subvention pour le butane et le pétrole lampant ;

4- la libération des importations des produits pétroliers ;

5- la mise en place des mesures d’atténuation et d’accompagnement pour les opérateurs, les ménages et les réaffectations budgétaires stratégiques ;

6- la mise en place de l’autorité de régulation des prix des produits pétroliers ;

7- l’investissement dans la capacité de stockage des produits pétroliers.

8- la réforme de la Caisse de Stabilisation et de Péréquation

9- la réorientation des ressources de la Provision pour Investissements Diversifiés (PID) et la Provision pour Investissements dans les Hydrocarbures (PIH) pour accélérer la mise en œuvre du PSGE ;

10- la création d’un fonds de stabilisation des ressources pétrolières qui permettra de stabiliser lesdites ressources budgétisées et de garantir la continuité dans les actions entreprises.

11- Redynamisation du Conseil National de l’Eau et de l’Electricité ;

12 Redynamisation de la Société de Patrimoine.

13- Mise en place d’une politique de gestion de l’agent public et d’un système de rémunération en cohérence avec la soutenabilité de nos finances publiques.

De toutes ces décisions de " Mr j'ai décidé", rien de suffisamment fort et de clair sur la réduction du train de vie de l'état, le plafonnement des salaires pour certaines fonctions, la réduction des salaires des membres du gouvernement, ainsi que ceux de certains responsables d’institutions de la République, la suppression des cumuls de fonctions, la réduction et la priorisation des missions à l’étranger, la centralisation des frais de mission des membres du gouvernement, la réduction du nombre de véhicules de fonction, l’amélioration des actions de collecte des services de douane, la suppression des exonérations sans base légale et la révision des taxes portuaires.

Par ses décisions prises à la volée, et sans tenir compte des recommandations de son propre gouvernement, il y a lieu de s'inquiéter des conséquences d'une telle autocratie et de se poser la question de savoir si Ali'9 et sa clique mesurent avec objectivité, l'impact de cette crise sur le Gabon et les gabonais.

Face à un tel niveau d'inconscience et d'insouciance, d'amateurisme et d'incompétence, nous ne pouvons que nous joindre à l'hebdomadaire "L'Aube" pour dire, "Foutez tous le camp, c'est mieux, bande d'incompétents" !!!

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