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Publié par Marcel DJABIOH

#gabon: Un vrai pays de merde où l'état s'en fout de l'avenir des enfants

Voila un pays où on ne sait plus qui qui fait quoi, qui est responsable de quoi, et qui est habilité à répondre de quoi. Tout est mélangé et certains foutent leur nez partout, même là où la constitution a donné des indications claires.

Article 28

Le Gouvernement conduit la politique de la Nation, sous 1'autorité du Président de la République et en concertation avec lui.

Il dispose, à cet effet, de l’administration et des forces de Défense et de Sécurité.

Le Gouvernement est responsable devant le Président de la République et l’Assemblée Nationale, dans les conditions et les procédures prévues par la présente Constitution.

Article 29

Le Premier Ministre dirige l’action du Gouvernement. Il assure 1'exécution des lois. Sous réserve des dispositions de l’article 20 susmentionné, il exerce le pouvoir réglementaire et nomme aux emplois civils et militaires de 1'Etat. Il suppléé le Président de la République dans les cas Précités. Il peut déléguer certains de ses pouvoirs aux autres membres du Gouvernement.

L'autoritarisme dont la présidence fait preuve est déconcertante et cela démontre bien que les Premiers Ministres ne servent effectivement qu'à décorer l'exécutif. Tout se décide au palais rénovation mais la responsabilité des décisions prises sans concertation avec le PM incombe à ce dernier. Et un porte-parole se sentant investi de la mission de parler pour tous le monde, ne se gêne pas de lever une grève au nom des syndicats qui l'on ordonné. Le matin, il parle au nom d'une famille dont il n'est pas membre. A midi, il annonce la mise sous bon de caisse de tous les fonctionnaires en grève ; le soir, c'est encore lui qui vient en lieu et place du ministre du budget, déclarer que la mesure ne concerne que les agents de l'éducation nationale et indique la date de mise à disposition des bons de caisse. «Ce mois-ci, les fonctionnaires auront leurs soldes, non pas le 25, mais le 26 du fait justement qu’on doit mettre sur bons de caisses l’ensemble de l’Education nationale. Cette mesure qui prend effet à compter d’aujourd’hui (24 mars 2015) va malheureusement entraîner un décalage de 24 heures du paiement habituelle de la solde qui est payée le 25 de chaque mois. Ils ne percevront leur bons de caisse qu’après validation de leur hiérarchie, sur présentation d’un document qui atteste qu’ils ont effectivement repris les cours ».

Question bête, idiote mais utile. Qui du premier ministre, du ministre de la fonction publique, du ministre de l'éducation nationale ou du ministre du budget a pris cette décision ? Personne. Elle émane de la présidence de République qui, irritée par les manifestations du lundi 23 mars 2015 a perdu son sang froid et tente tant mieux que mal, à faire croire qu'elle maîtrise la situation et peut sauver les meubles. C'est très bien. Seulement, ce que Bongo Ondimba et ses apprentis sorciers semblent ignorer, c'est qu'une année scolaire interrompue pendant plusieurs mois ne se rattrape pas par un simple décret de la présidence.

Qui a dit que présence au poste égale travail ? Et si les enseignants se pointaient dans leurs établissement avec pour nouveau mot d'ordre, « La grève des bras croisés » qui consiste à arrêter de travailler tout en étant présents aux postes de travail, qu'est-ce que cela changera à la situation des élèves et étudiants gabonais ? Quel pays de merde !!!

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