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Publié par Marcel DJABIOH

Photo : gabonreniew
Photo : gabonreniew

Alors que le Gabon va devoir faire face à la plus importante crise budgétaire de son histoire, le PDG, plutôt que de proposer des solutions à son distingué camarade président et son gouvernement, préféré s'illustrer dans sa démagogie légendaire et la diversion, par des propos dépourvus d'objectivité et dénués de tout sens, comme ceux tenu par son secrétaire général adjoint, Jean-Marie Koumba Souvi, au sujet de l'analyse de la situation économique, budgétaire et financière du Gabon, faite par l'Union Nationale, a travers l'un de ses Vices Présidents, l’ancien Premier ministre et économiste, Casimir Oyé Mba, le 28 février 2015.

En effet, le secrétaire général adjoint du PDG qui aurait pu inviter le Vice Président de l'Union Nationale, à un débat radio télévisé, pour édifier les gabonais sur la situation budgétaire critique que Gabon va devoir traverser certainement pendant quelques années et décliner des pistes de solutions pour échapper à la récession, a choisi de faire dans la mauvaise foi, la démagogie et la diversion qui caractérisent le comportement de certains compatriotes pédégistes. Il oublie sûrement que plusieurs gabonais se souviennent de sa confession lors d'un plateau télévisé en 2012, quand ce même Jean-Marie Koumba Souvi, Secrétaire exécutif adjoint du PDG, affirmait publiquement et sans sourciller, que le secrétariat général du PDG, n'a été associé ni à l'élaboration du projet de société de leur devenu distingué camarade président, ni à celle du fumeux Plan Stratégique Gabon Émergent et ne participe nullement aux choix et aux décisions de l'exécutif gabonais. Autrement dit, ils soutiennent leur distingué camarade pour soutenir, ne maîtrisant rien de ce que sa clique et lui conçoivent et font.

Pourtant, c'est encore lui, Jean-Marie Koumba Souvi, dont les compétences en économie et en finances publiques restent à démontrer qui, en sa qualité de Secrétaire exécutif adjoint du PDG, ose s'inviter dans un débat qui semble le dépasser.

L'homme a cru bon de commenter la dernière sortie de Casimir Oyé Mba, Vice Président de l'Union Nationale, ancien Premier ministre et économiste, au lieu de conserver le mutisme dans lequel le secretariat generale du pdg est plongé depuis que leur demi-dieu a le bec dans l'eau. Incapable de mesurer la gravité de la crise et de réfléchir sur les dispositions à prendre afin d'en limiter les effets, ce que monsieur trouve à verser dans le débat, c'est tout simplement qu'il y aurait, sans les énumérer, des contres vérités dans la situation présentée leur gouvernement lors de son dernier séminaire de la pointe Denis, et d'ajouter : "on peut regretter que cette analyse, fut-elle d’un éminent économiste, ne soit pas assortie des propositions concrètes". C'est à croire qu'au secrétariat général du PDG, les gens lisent en diagonale ! Tous ceux qui ont l'analyse de l'UN, n'ont pourtant pas manqué de relever les propositions suivantes :

" Prendre les mesures de réduction des dépenses et de mise à disposition de toutes les ressources publiques permettant l’ajustement de la dépense aux prévisions de recettes. Il s’agit donc de combler un déficit de 1300 milliards de Fcfa environ. Au nombre de ces mesures d’urgence nous citerons :

1- La vente de tous les biens immobiliers acquis avec l'argent du contribuable à l'étranger depuis 2009, notamment en France, en Angleterre et aux Etats-Unis ;

2- La vente du Boeing 777 présidentiel, dont l’entretien grève lourdement les finances de l’Etat, ainsi que la limitation des voyages présidentiels aux obligations internationales du Gabon ;

3- La diminution drastique du train de vie de l’Etat, notamment à travers :

a) La suppression des Agences créées depuis 2009 et qui grèvent lourdement le budget de l’Etat sans effet positif sur la mise en œuvre des politiques publiques ;

b) La suppression du système parallèle de rémunération forfaitaire dont bénéficient les agents des cabinets ministériels et politiques ;

c) La suppression de tous les contrats de contractuel hors statut et leur mutation, si besoin, en contrat statutaires ;

d) La suppression des contrats de consultants nationaux ou internationaux identifiés sous la dénomination SPI ou SGP qui participent à servir des rémunérations extravagantes, lorsque ce ne sont des services spécieux très éloignés de l’intérêt public, à la Présidence de la République et à l’Agence Nationale des Infrastructures et des Fréquences (ANINF), pour un montant de plus de 9 milliards de Fcfa en 2014 ;

e) La diminution des budgets des Institutions, particulièrement les budgets de la Présidence de la République, de la Cour Constitutionnelle, du Sénat, de l’Assemblée Nationale, du Conseil Economique et Social, du CNC, de la CENAP et de la Commission Nationale de Lutte contre l’enrichissement illicite ;

f) La réduction des coûts de fonctionnement des Palais de Libreville et de l’intérieur du pays.

g) L’arrêt immédiat des travaux de la Marina du Port-môle ;

h) L’arrêt immédiat des travaux de construction du Golf, du Zoo et du Palais entrepris à la Cité de la démocratie ;

i) La mise à la disposition du Trésor public des ressources du Fond Souverain de la République Gabonaise qui est réputé avoir reçu 261,1 milliards de Fcfa en 2011 ; 14,3 milliards de Fcfa en 2012 ; 20 milliards de Fcfa en 2013 et 2014, soit au total 315,4 milliards de Fcfa.

j) La mise à la disposition du Trésor public des 450 milliards de Fcfa distraits de l’emprunt obligataire de 2013 ;

k) L’identification exhaustive des avoirs de l’Etat à la BEAC, dans les Banques commerciales nationales et dans les banques à l’extérieur du Gabon ;

l) Le retour à l’unicité de caisse de l’Etat et la fin de l’utilisation des procédures de paiement des créances de l’Etat par des tiers autres que la Banque Centrale ;

m) La restauration de la Direction Générale des Marchés publics et application stricte du code des marchés publics pour toutes les commandes publiques, afin de permettre l’égal accès de toutes les entreprises à la commande publique et d’améliorer l’efficience de celle-ci ;

n) Le paiement des dettes aux entreprises privées, en contrepartie de l’arrêt des plans sociaux et autres licenciements économiques :

o) Le paiement de tous les arriérés de paiement de l’Etat dus aux entreprises et en instance au Trésor ;

p) Le paiement immédiat de tous les remboursements de TVA dus aux entreprises ;

q) Le paiement des arriérés de dette intérieur et le paiement à terme échu du service de la dette intérieure

r) Le soutien à l’activité des entreprises à travers la sécurisation des projets d’infrastructures sur financement extérieurs. Pour cela, il conviendrait d’apurer les arriérés auprès des bailleurs de fonds concernés, de payer le service de la dette à terme échu et d’assurer la disponibilité des contreparties nationales.

s) La réalisation de l’audit du financement des structures sanitaires publiques.

t) La restauration du Fonds d’entretien routier, la sanctuarisation de ses ressources et le retour aux administrations techniques du ministère des Travaux publics des compétences techniques en la matière sans délai.

u) L’audit des gestions 2010 à 2014 par la Cour des Comptes."

Comment peut-on qualifier une telle mentalité qui donne envie de vomir ?

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