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Publié par Marcel DJABIOH

#Gabon : « Les armes de Mamiwata » ou le feuilleton mal inspiré de Bongo Ondimba II et ses copains

Jusqu'ici, tout les gabonais étaient partagés entre l'idée selon laquelle, Bongo Ondimba II serait mal conseiller et celle d'un homme qui n'écouterai personne et n'en ferait qu'à sa tête. Mais avec le tournage de son dernier film « Les armes de Mamiwata », plusieurs, sinon la majorité des gabonais sont désormais unanimes et convaincus qu'il y a cumule les deux. Sinon, en montant le scénario de leur film, « Les armes de Mamiwata », ses amis et lui n'auraient pas perdu de vue, certains détails « lourdement » compromettants, pouvant susciter le doute et décrédibiliser leur histoire. Ces détails dévoilent la tentative de supercherie.

En effet, il semblerait qu'en comptant sur la naïveté d'un peuple à qui il fait croire depuis six ans, que les opposant seraient des terroristes, prêts à déclencher une guerre dans le pays, Bongo Ondimba II et ses copains, ont oublié que parmi les personnes à qui il veut faire porter le chapeaux se trouvent ses anciens compagnons qui savent comment à l'époque d'Omar Bongo Ondimba, les histoires d'armes étaient fabriquées. Ainsi, n'ont-ils pas pris la peine de mieux habiller leur mascarade, prenant tous les gabonais pour des imbéciles qui avaleraient leurs grosse couleuvres sans réfléchir. C'est cette négligence qui mettra le simulacre à nu. Selon le procureur de la république et le commandant en chef de la gendarmerie nationale, les fameuses caisses d'armes dont le ministère de la défense annonçait le 19 avril 2015, avoir été « lourdement informé » de la présence à nos frontières, auraient été découvertes le mardi 21 avril, soit deux jours après. Or, le chef d'état major de la marine nationale, responsable de la surveillance de nos côtes,, affirmera que la découverte de ces caisses d'armes remonte à la semaine d'avant, lors de l’arraisonnement de plusieurs chalutiers étrangers, battant pavillon équato-guinéen. C'est de lui qu'est sortie la vérité. Bref, passons.

En regardant les images de l'exposition des caisses d'armes dites « saisies » (dans les mains qui ?), des néophytes comme nous, ne peuvent que se poser certaines questions.

  1. Sachant que les trafiquants d'armes ne les abandonnent jamais sans prendre la précaution de les piéger en prévision d'un vol, comment est-ce possible que nos experts militaires, aient pu ramasser ces caisses et les embarquer dans leurs canots, pour les exposer à un public, sans s'en méfier ?
  2. Qu'est-ce qui pourrait expliquer l'imprudence avec laquelle ses caisses ont été ouvertes en présence d'un public à qui l'on à même demandé de s'éloigner des caisses dont l'une pouvais contenir un explosif programmé et causer des lourds dégâts à l'ouverture ?
#Gabon : « Les armes de Mamiwata » ou le feuilleton mal inspiré de Bongo Ondimba II et ses copains

Ces deux faits suffisent à démontrer au plus tocard des gabonais, que ces caisses d'armes ont été déposées par le pouvoir quelques jours avant, à l'endroit où elles ont été retrouvées et que leur contenu était connu de ceux qui les ont transportées et ouvertes. Ce qui justifierait la déclaration du dindon de la farce, le chef d'état major de la marine nationale qui semble n'avoir malheureusement pas été associé au plan. Nul doute que c'est « lourdement informé » par le ministère de la défense via la gendarmerie nationale, que les patrouilles de la marine ont été orientés vers la cache d'armes.

Dans tout ça, une question demeure. Où sont passées les cinq cent quarante six (546) armes extirpées de l'armurerie de la Garde Républicaine en juillet 2014, dont un mortier semblable à celui retrouvé parmi les armes de Mamiwata ?

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