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Publié par Marcel DJABIOH

#Gabon: Vers quoi le marcheur en chef du 11 avril 2015 fait-il avancer le Gabon ?

La veille du décès d'André Mba Obame, exactement le samedi 11 avril 2015, alors qu'il avait empêché le meeting du Front de l'Opposition Pour l'Alternance à Rio, le pouvoir, malgré l'annonce du décès d'une illustre personnalité gabonaise, membre du Parti Démocratique Gabonais, ancienne Présidente intérimaire de la République, a organisé une marche dite « marche pour la paix ». Cette marche dont il s'est vanté d'avoir été une réussite, a-t-elle permis au pouvoir en place, particulièrement à Bongo Ondimba II, de lire et de comprendre l'une des aspirations du peuple gabonais ? Apparemment non. Sinon il n'aurait pas tenu le discours qu'il tint ce jour-là sur la place baptisée Place de « LA TOLERANCE » par son défunt père, à Rio. Ali, Grand Maître d'un cercle ésotérique dont les enseignements sur les symboles et leur interprétation fait partie de la formation, a-t-il pris le temps de regarder attentivement le monument « LA TOLERANCE », dressé majestueusement sur cette place de Rio, à la demande de feu Omar Omar Ondimba ? Apparemment non, et c'est normal, vu qu'il ne s'y est presque jamais arrêté face cette œuvre pour l'observer. Nous allons nous faire le plaisir d'expliquer à Ali Bongo Ondimba et à ses conseillers, la symbolique de ce monument et le message que son feu père avait voulu que les gabonais comprennent et intègre dans leur esprit.

Nous commencerons par rappeler au grand maître qui ne l'ignore pas, que la matière, selon les formes qu'on lui donne émet des ondes qui influencent son environnement immédiat. C'est certainement pour cette raison que feu Omar Bongo Ondimba fut inspirer de commander cet œuvre à un artiste dont le degré de spiritualité pour transcrire sa pensée profonde. Feu Pierre Mamboundou Mamboundou l'avait saisi, et plusieurs autres leaders de l'opposition aussi. De mémoire de gabonais, aucune manifestation organisée sur cette place n'a jamais dégénéré tant que les forces de l'ordre se sont limitées à leur rôle d'encadrement. Sauf à prouver le contraire, jamais cela ne s'est vu sous Omar Bongo Ondimba. Le premier à avoir transformé cette place de « LA TOLERANCE » en place de « L'INTOLERANCE » et à la souiller du sang innocent, se trouve être malheureusement le fils de l'initiateur de ce monument plein de sens pour qui est spirituellement élevé comme devrait l'être le grand maître. Quel sacrilège porté à la mémoire de son propre père et aux cultures du pays dont on prétend être le chef !

Les symboles ont un sens et une bonne lecture de ces symboles explique les phénomène qui y sont liés. Dans la nuit du 19 au 20 décembre 2014, alors que le Front de l'Opposition Pour l'Alternance avait annoncé leur meeting sur cette place de « LA TOLERANCE », un rituel étranger aux cultures gabonaises y est pratiqué. Des animaux d'espèces variées y sont retrouvés égorgés et leur sang rependu sur les lieux. Le 20 décembre, un jeune compatriote, MBOULO BEKA est assassiné tel un animal, dans les environ de la place devenue place de « L'INTOLERANCE », et plusieurs autres personnes versent leur sang par des blessures occasionnées par les troupes armées aux ordres du fils d'Omar Bongo Ondimba.

#Gabon: Vers quoi le marcheur en chef du 11 avril 2015 fait-il avancer le Gabon ?

« Le sage ne se laisse pas exacerber par des gestes désagréables. Tandis que la personne immature est irritée par la moindre contrariété. » a dit Hyppolyte Tain.

Si monsieur Ali Bongo Ondimba avait compris ce que savait son père, à savoir que comme l'avait dit Voltaire, « La tolérance n'a jamais excité la guerre civile ; (et que) l’intolérance a couvert la terre de carnage », il aurait aussi compris pourquoi son défunt père n'avait jamais interdit une manifestation de l'opposition, sur cette place que lui-même avait baptisée « LA TOLÉRANCE » et dont le monument est un grand symbole ;

  • Ces trois piliers représentent le père, la mère et l'enfant (les trois genres de l'espèce humaine et qui forment la base de la société (les hommes, les femmes et les enfants). Ils sont naturellement liés les uns aux autres par l'amour et la complicité en se tolérant ;
  • Ces deux têtes au dessus, qui se regardent avec au milieu, la carte du Gabon, signifient que c'est en se regardant en face, en se parlant, que les gabonais de tout horizon peuvent se comprendre, se connaître et avoir le courage de se tolérer. Qui veut donc parler à l'autre sur cette place ne doit pas en être interdit.
  • Une place consacrée, un lieu qui conduirait les Gabonais en s'y retrouvant sans lacrymogènes ni balles, à regarder dans la même direction, comme nous le voyons sur cette image. Des bancs publics dont la disposition symbolise le repos et la réflexion s'y trouvent, rappelant nos corps de garde dans lesquelles les gens s’asseyent les uns face aux autres pour communiquer, soulever les problèmes du village en attirant l'attention des uns et des autres.
  • Ce globe qui surplombe le moment est une projection mue par « LA TOLERANCE » conduisant vers le développement conjugué des composantes de la famille et du pays pour une place honorable dans une monde en perpétuelle évolution.

Nous vous passons des autres détails dont peu ont compris le sens et en premier le grand maître Ali Bongo Ondimba et ses conseillers avec qui il gère un pays dont ils ne comprennent ni le langage, ni les symboles, ni les coutumes, ni la culture.

Question bête, lourdement idiote mais utile au grand maître. Monsieur Ali Bongo Ondimba, maintenant que vous avez en tant que chef de l'exécutif, opté pour le « MONOLOGUE », « L’INTOLÉRANCE » à travers « LA VIOLENCE D’ÉTAT ET PRIVÉE », les "ARRESTATIONS ARBITRAIRES" et autres. Avant d'accuser une opposition désarmée de chantre de la violence, nous vous disons. Regardez les gabonais en face, droit dans les yeux et dites leur vers quoi exactement, faites-vous avancer à grands pas leur pays. A vous, nous rappelons les pensées suivantes :

  • « Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas tes hommes et femmes pour leur donner des ordres, pour expliquer chaque détail, pour leur dire où trouver chaque chose... Si tu veux construire un bateau, fais naître dans le cœur de tes hommes et femmes le désir de la mer. » (Antoine de Saint-Exupéry ). Vous ne réussirez jamais à conduire les gabonais qui sont des êtres humains, comme l'on conduit des moutons ou ses sujets.
  • « Il est nécessaire à un prince d’avoir l’amitié de son peuple ; faute de quoi, il sera sans remède dans l’adversité. » (Nicolas Machiavel, dans Le Prince) qui semble compter parmi vos livres de chevet.

Entrez dans votre sanctuaire et méditer profondément sur tout ceci. Nous avons écrit, parce que nous sommes des Hommes libres qui ne vous flatterons jamais. Maintenant si votre intolérance vous inspire une arrestation par enlèvement et une séquestration avec torture des auteurs en prime, tel que vous avez menacé par la voix de votre porte parole, nous n'en serons que réjouis de la raison que vous donnerez à notre propos.

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