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Publié par Marcel DJABIOH

#Gabon : Toutes nos félicitations au Général Firmin Idriss Ngari, 2ème vice président de l'Assemblée Nationale du Gabon

Dans un précédent article, nous avons pris la peine de décrire le parcourt militaire et politique du Général Député de Ngouoni depuis bientôt vingt ans ; né en 1946 à Ndjièghè par Ngouoni, entré à l'armée en 1968 à l'age de vingt deux (22) ans, ancien étudiant à l'école des officiers de Bouaké en Côte d'Ivoire, avant son passage à Montpelier en France et de rentrer au pays pour occuper quelque temps après, le poste de « aide de camp » au Cabinet militaire de son parent Omar Bongo Ondimba Ier, de 1977 à 1978, puis celui chef d'état-major des forces terrestres et navales 1978-1983, ensuite celui chef d'état-major des armées de 1983 à 1984, avant d'être nommé chef d'état-major des Forces armées en 1984, poste qu'il occupera pendant dix ans.

Grace à lui, Omar Bongo échappera au souffle des événements de février 1994, survenus à la suite de l'élection présidentielle de décembre 1993. Ce qui lui vaudra en récompense, une entrée au gouvernement le mois suivant, en qualité de ministre de la Défense, de la Sécurité et de l'Immigration. En 1996, il deviendra député, non siégeant à l'Assemblée Nationale, parce que maintenu à son poste de Ministre de la défense nationale de la sécurité, et de l'Immigration, auquel Omar Bongo ajoutera la responsabilité supplémentaire des postes et télécommunications, le 28 Janvier 1997.

C'est le 25 Janvier 1999 que Ngari sera éjecté du ministère de la défense, pour être remplacé par Ali Bongo. Il deviendra alors, ministre des Transports et de la marine marchande, puis ministre de l'intérieur de la Sécurité publique, et de la Décentralisation le 27 Janvier 2002, pour être nommé deux ans après, au ministère des Travaux publics, de l'Equipement et de la Construction, le 5 Septembre 2004, et promu au rang de ministre d'état. Après les législatives 2006, Firmin Idriss Ngari est transféré au ministère du Tourisme et et des Parcs nationaux le 29 Décembre 2007 tout en perdant son rang de ministre d'état. Le 14 Janvier 2009, il est nommé à la tête du ministère de la Santé publique et de l'Hygiène publique. Mais quand souffle le tsoulali en octobre 2009, il est balayé du gouvernement et tombe en parachute, dans l’Hémicycle de l'Assemblée Nationale, où il occupe depuis le début de la présent mandature, le poste de 2ème Vice président.

Ce parcourt de l'homme, nous permet donc de comprendre que le Général Firmin Idriss Ngari allias « Général Tonnerre » n'est pas un nouveau venu, car présent au centre du pouvoir depuis 1977. Pour avoir été aux côtés d'Omar Bongo, aussi bien à son cabinet militaire que dans ses différents gouvernements, le Général sait très bien comment fonctionne la République sous le PDG dont il est membre depuis sa création et il sait de quoi il parle. Pour avoir soutenu et battu campagne pour vendre le projet de société d'Ali'9, le fils de son parent Omar Bongo Ondimba, l'homme sait de quoi il parle.

Dans sa déclaration tenant lieu de mise au point sur son propos tenu dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale, le 06 mai 2015, lors d'une la plénière, le Député de Ngouoni dont l'expérience est démontrée par son parcourt, a fait référence aux dispositions de la Constitution Gabonaise, notamment à l'article 28 qui dispose que :

« Le Gouvernement conduit la politique de la Nation, sous 1'autorité du Président de la République et en concertation avec lui.

Il dispose, à cet effet, de l’administration et des forces de Défense et de Sécurité.

Le Gouvernement est responsable devant le Président de la République et l’Assemblée Nationale, dans les conditions et les procédures prévues par la présente Constitution ». Autrement dit, il n'aurait pas critiqué son bébé Ali'9, mais plutôt le gouvernement et le Premier Ministre, qui pourtant selon cet article, n'est pas seul à conduire la politique de la nation, car cela est fait "sous l'autorité du Président de la République et en concertation avec lui". Bravo mon Général, le message a été reçu cinq sur cinq !

Il explique ensuite aux idiots qu'il couvre presque d'injures, qu'il n'aurait fait que ce que Bongo Ondimba II a lui-même l'habitude faire, pour démontrer son impatience quant à la réalisation de son Plan Stratégique Gabon Emergent. De ce fait, il exhibe comme preuve, les multiples gouvernements qui se sont succédé depuis que ce dernier règne en maître absolu sur le Gabon et les Gabonais. Dans l'armée, ça s'appelle un repli stratégique et non un « décampage ». C'est même là, un très bon argument ! D'ailleurs, en bon despote, Bongo Ondimba Ier ne passait-il pas son temps à faire de même envers ses ministres à qui il imputait tout, alors que rien ne se faisait sans sa "très haute inspiration", lui-même Firmin Idriss Ngari y compris ?

Par cet argumentaire, le Générale nous impose deux questions. Conscient de n'avoir fait qu'imité son bébé hollandais devenu son maître, chose qui n'est logiquement pas blâmable,

1- pourquoi Firmin Idriss Ngari, s'est-il vu obligé de se faire enregistrer par la cellule de communication de la présidence, aux fins de se justifier ?

2- Pourquoi sa déclaration aura tourné autour de son attachement au PDG et à son indéfectible attachement à son distingué camarade, plutôt que de l'axer sur les termes de son exposé en plénière ?

N'y-t-il pas là, comme quelque chose de pas très musulman ? On serait tenter de croire que l'homme aurait reçu une visite inattendue au cours de laquelle il aurait été sommé de repréciser à l'opinion, sa position vis à vis du PDG qui coule déjà de partout et de son bébé hollandais.

Pour s'en convaincre, il suffit de revenir sur son discours, pour réaliser que « Le Général Tonnerre » n'a pas retiré un iota de son tonitruent exposé devant ses collègues députés et les membres du gouvernement.C'est un vrai codo. Et un codo, ça ne se renie pas.

S'il ne s'est pas renié, pourquoi donc avoir usé de ce proverbe chinois qui dit « Quand le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt » ? Dirions-nous. Qui donc serait l'idiot dans cette affaire ? Eh bien, l'idiot ne pourrait être que l'ensemble de ceux qui au PDG et dans l'entourage de son bébé hollandais, auraient interprété son propos comme étant une alerte à une probable désertion du Général, ou le début du déroulage d'un agenda secret, vu qu'un jeune Prophète a prédit l'éventualité d'un coup d'état mené par d'anciens généraux, avec à leur tête, des généraux ressortissants du Haut-Ogooué, et tout ceux qui y auraient cru. Il ne s'agit ni des médias, ni des réseaux sociaux, mais bien des gens de son camp qu'il a d'ailleurs qualifié de « Augustes détracteurs ». A qui conviendrait le mieux le terme d'augustes détracteurs ? En tout cas, pas à un insignifiant comme Franck Jocktan ou Citoyen Libre Gabon, encore moins au Dr Jean-Aimé Moukétou, ou à Modérateur Infos Kinguélé !

Nos devoirs mon Général, les gabonais ont très bien regardé la lune que votre doit à montré, tandis que les idiots que vous désignez sans les citer ont plutôt regardé votre doigt, car s'il y a quelqu'un qui ne fait pas avancé son projet depuis six (6) ans, ce n'est pas Ona Ondo qui n'est Premier Ministre que depuis peu.

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