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Publié par Marcel DJABIOH

C'est lors du contentieux de la présidentielle anticipée de 2009, que l'un des doyens de l'opposition Gabonaise, Luc Bengone-Nsi, alors candidat à cette élection, déballe le paquet de machoiron pourri du faux acte de naissance de Bongo Ondimba II, établie à la mairie du 3ème arrondissement de Libreville. Pour plusieurs de ses collègues, Luc Bengone-Nsi délirait. Alors parce qu'il est dit "malheur à l'homme seul", "Marie-Mado la Cour Constitutionnelle" en profitera pour tordre le cou à l'article 42 du code de la nationalité qui dispose que :

  • «La charge de la preuve, en matière de nationalité gabonaise, incombe à celui dont la nationalité est en cause.
  • Toutefois, cette charge incombe à celui qui conteste la qualité de Gabonais à une personne titulaire d’un certificat de nationalité délivré conformément aux dispositions de l’article 40 »

En effet, «Marie-Mado la Cour Constitutionnelle» demandera à Luc Bengone-Nsi le plaignant, contestataire de la nationalité de Bongo Ondimba II, d'apporter la preuve de son accusation, alors que la loi dispose que c'est à celui dont la nationalité est mise en cause qu'incombe la responsabilité d'apporter la preuve de sa nationalité. Donc à Bongo Ondimba II et non à Luc Bengone-Nsi. Sauf si l'accusé détiendrait un certificat de nationalité. Ce qui ne semblait pas être le cas de Bongo Ondimba II. Et depuis lors, cette affaire n'a cessé de faire couler beaucoup d'encre et de salive, devenant ainsi, le sujet de toutes les conversations des Gabonais.

Or, au plus vif de ce débat, c'est par l'intermédiaire du journal français « Le Monde » pas très lu au Gabon, que la présidence de la République Gabonaise choisi publier un deuxième prétendu acte de naissance qui aurait été découvert tout à coup patatra, dans les archives de la mairie de Brazzaville, délivré le 10 février 1959, non pas par « Dominique Nzalakanda » le 2ème adjoint au maire à la mairie de Brazzaville, qui suppléera à la tête de la commune jusqu'à son départ en stage professionnel à paris en 1958, l'abbé YOULOU devenu Ministre sous la vice présidence de Jacques Opangault, mais par un certain « Dominique Ngalakanda » dont le nom n'a jamais figuré parmi les maires de Brazzaville. Cf. document ci-joint.

#Gabon : Doit-on continuer ce débat ou faut-il passer au plus urgent et en tirer les conséquences ?#Gabon : Doit-on continuer ce débat ou faut-il passer au plus urgent et en tirer les conséquences ?

L'examen de ce document suscite quelques questions bêtes, idiotes mais utiles :

Pourquoi ne porte-t-il pas d’en-tête estampillée « Afrique Équatoriale Française - Territoire du Congo Brazzaville » ?

Si ce bout de papier avait été rédigé par le Maire de la capitale de l'Afrique Équatoriale Française, le nommé « Dominique Nzalakanda » ; ce dernier aurait-il pu fausser l’orthographe de son propre nom ?

Comment Mr « Dominique Nzalakanda », parti en stage professionnel à paris en 1958, aurait-il pu établir un acte ou une déclaration de naissance le 10 février 1959, sans d'ailleurs le signer, alors qu'un passage du document mentionne bien « sur la déclaration du père de l'enfant qui, lecture faite, a signé avec nous... » ? Où se trouvent la signature de l'officier d'état-civil et son cachet ? Il ne s'agissait quand même pas d'un chef de canton, mais d'un maire de la capital de l'AEF !!!

A quoi sert-il donc d'entretenir un débat dont l'épilogue vient d'être écrit par le centre d'état-civil de Nantes, un service du ministère français des affaires étrangères qui, ne pouvant risquer un incident diplomatique, à tout simplement donné une réponse diplomatique à la sollicitation d'une frange de la diaspora gabonaise ?

Qu'est ce qu'un extrait d'acte de naissance ? Un extrait d'acte de naissance est la reproduction, plus ou moins partielle selon les cas, (avec ou sans filiation), de « l'ACTE DE NAISSANCE », c'est-à-dire du document de l'état civil sur lequel sont inscrites toutes les informations relatives à la naissance d'un individu, et notamment :

  • la date de rédaction de l'acte, qui doit être établi dans un certain délais suivant la naissance ;
  • le ou les prénom(s) de l'enfant, son nom, son sexe, le lieu, la date et l'heure et de sa naissance ;
  • les noms, prénoms et âges, dates et lieux de naissance, professions, lieux de résidence et statut matrimonial des père et mère ; (s'agissant extrait d'acte de naissance avec filiation)
  • certaines mentions inscrites dans la marge du document (les mentions marginales) et relatives par exemple au divorce des parents, à l'adoption, à l'acquisition de la nationalité. Etc.

En voici un exemple portant le numéro de l'acte de naissance duquel sont extraites les information portées sur l'extrait.

#Gabon : Doit-on continuer ce débat ou faut-il passer au plus urgent et en tirer les conséquences ?

Or, qu'observe-t-on en comparant le bout de papier imputé aux archives de Brazzaville et la quittance de Nantes ?

#Gabon : Doit-on continuer ce débat ou faut-il passer au plus urgent et en tirer les conséquences ?

On relève que le numéro en haut à gauche, qui est sensé être celui de l'acte de naissance d'où est tiré l'extrait, est exactement le même que celui du bout de papier passé au laser pour le jaunir et sans valeur juridique, publié par Le Monde. « N° 47 ». De même, l'heure (1h 45mn) qui diffère de celle portée sur le faux acte de naissance établie à la mairie du 3ème arrondissement de Libreville (1h 00mn). Au centre d'état-civil de Nantes, pourrait-on appeler « ACTE DE NAISSANCE », ce papier trafiqué et s'en référer pour établir un extrait d'acte de naissance valable ? Certainement pas, car on y est bien conscient de ce que l'extrait d'un faux acte de naissance comme l'a reconnu Bongo Ondimba II lui-même, dans l'émission "Le Débat Africain" du dimanche 11 janvier 2015, ne peut être qu'un faux de plus. Pourquoi donc l'avoir établie ? Que chacun y réponde.

Alors, au lieu de perdre du temps et de l'énergie sur un documentent dont Nantes vient de confirmer inexistence, l'opposition gagnerait à aborder désormais les problèmes de fond, en commençant par élaborer des textes de reformes, puis, descendre sur le terrain, (les villes, les quartiers, les mapanes et les villages, pour expliquer aux populations, le sens de ces réformes. Fini les points et conférences de presse qui n'atteignent même pas le un centième des Gabonais et tirons en les conséquences.

Liens utiles :

Qui était M. Dominique Nzalakanda : http://front-commun.com/artc/articoli/francais/artc_73_29_09_2014/article.php

http://www.rfi.fr/emission/20150111-entretien-ali-bongo-ondimba-president-republique-gabonaise/

Extrait du débat africain : https://www.youtube.com/watch?v=Ete5yCs37gM&feature=youtu.be

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