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Publié par Marcel DJABIOH

#Gabon : LES HISTOIRES DE L'ONCLO : Quand les couilles dépassent la taille normale...

Il m'arrive souvent, comme à d'autres personnes, de ne pas comprendre facilement certaines situations. En pareilles circonstances, je me précipite vers de le dernier des oncles de ma mère pour en discuter avec lui et recevoir quelques conseilles et éclairages.

Depuis que l'histoire du troisième acte de naissance-là est sortie, je suis resté pour moi tranquille, mais voilà que le cousin de la belle-sœur du neveu de la grande-sœur de la tante de la bonne-amie de mon grand-frère est venu me faire le kongossa sur cette affaire. A beau lui dire que ce n'est pas important pour moi, rien à faire. Il a parlé, parlé, parlé, je le regardais comme le chien regarde l'argent. Tout ce que j'ai fait à un moment donné, c'est de lui demander si c'est quelqu'un qui l'a envoyé chercher ma bouche. Même là, il n'a pas répondu, continuant toujours de parler. A la fin, fatigué de l'entendre bourdonner à mes oreilles, je lui ai proposé qu'on fasse un tour chez le dernier des oncles de mère.

Arrivés chez le vieil ancien combattant, nous l'avons trouvé sous l'arbre qui lui sert de corps de garde, en train d'écouter les chansons de Bavon Marie-Marie avec son vieil électrophone 504. Dès qu'il nous a vu, l'homme a arrêté son appareil pour économiser ses piles, parce que semble-t-il, il nous soupçonnait de venir kongosser.

En effet, juste après les salutations, à peine je lui ai présenté le cousin de la belle-sœur du neveu de la grande-sœur de la tante de la bonne-amie de mon grand-frère, que celui-ci a repris son kongossa. C'est à peine si je pouvais placer un mot. J'observais le regard du dernier des oncles de ma mère qui le fixait avec l'air de dire « mais c'est quelle qualité d'homme ça ? ». Entre les autorités de la France qui sont corrompues, la France-à-fric, la commande d'un avion « rafale », les opposants qui connaissent et qui ne parlent pas, etc. etc ; tout y est passé. Lorsqu'il a fini par appuyer sur son bouton « pause », l'ancien combattant nous a dit :

- Arrêtez d'accuser la France. Si vous au Gabon vous êtes maboules, les français en France ne sont pas maboules. N'est-ce pas le fils de Mbongo Albert avait dit qu'il s'en fout de la France et que d'ailleurs, il allait ajouter l'anglais comme deuxième langue nationale ? Depuis-là c'est où ? Swiiiiii, didiiiiiiiiii. Maintenant que les élections approchent, il paraît que le voilà qui court commander les avions de guerre en France, alors qu'il n'arrive même pas à arranger la route qui quitte le carrefour Nkembo pour aller à cocotiers, les trous qui sont entre le feu rouge d'Akébé plaine et le feu rouge, au carrefour Hassan, à l'église de l'Ikwala-mussaka, à la SEEG de la peyrie, partout partout dans Libreville. Donc vous croyez quand il vient tomber dans les filets de la France, les blancs vont lui faire des cadeaux hein ? Quand son père parlait, ses oreilles étaient où ? Mbongo Albert aimait dire que : « Si l'oiseau oublie le piège, le piège n'oublie pas l'oiseau ». Là le piège lui a bien pris les deux pattes !

Vous parlez, vous parlez, vous parlez. Vous dites quoi-là même ? Mais vous êtes comment ? On vous donne les balles pour tuer l'éléphant, vous les jetez dans l'eau. vos femmes vous préparent le manioc pour aller au campement, vous le laissez et vous allez au campement en comptant sur le manioc de Moutangani. Mais vous-là c'est pas la peine hein !

S'adressant à moi, il dit :

- N'est pas je t'ai toujours dit que : « Quand les couilles dépassent la taille normale, les fesses les mordent ? » Où est l'orgueil mal placé qu'il faisait avec la France ? Maintenant qu'elle l'a pincé là où il ne faut pas, il va faire comment ? Donc vous, si vous trouvez un homme en train de commettre l'adultère avec votre femme, et qu'en voulant fuir, les fesses de la femme lui pincent les couilles, au lieu de profiter à lui filer la casse en ce moment-là, vous courrez d'abord appeler les gens ? Vous-mêmes là-bas oh ! Nous autres on a déjà fini, on attend que l'appel. D'ailleurs retournez chez vous.

Alors le cousin de la belle-sœur du neveu de la grande-sœur de la tante de la bonne-amie de mon grand-frère et moi, sans plus rien dire, nous nous sommes levés et il a commencé à me poser des questions. Je lui ai seulement répondu que que nos oreilles ont entendu la même chose. A chacun d'aller méditer chez lui, point barre.

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