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Publié par Marcel DJABIOH

#Gabon : Ce n’est pas parce que le ridicule ne tue pas, que le gouvernement doit s’en accommoder

Dans un communiqué d’un ridicule à couper au couteau, le porte-parole du gouvernement vient encore une fois, de verser dans la diversion habituelle des autorités gabonaises. Pendant que la réaction du gouvernement est attendue sur des sujets plus importants qu’un article de presse qui n’a fait qu’attirer son attention sur un danger qui plane, ces messieurs et dames choisissent de botter en touche.

Le 14 octobre 2015, des femmes gabonaises, exaspérées par le racket et les tracasseries policières, manifestent leur ras-le-bol en utilisant une pratique courante dans nos traditions pour l’exprimer. Fermant les yeux sur la cause, le ministre de l’intérieur fabrique un communiqué bidon dans lequel son attention n’est retenu ni par la cause, ni par l’acte humiliant et dégradant de sa police à l’endroit de ces mères de famille. Pour lui, il est normal que sa police n’ait trouvé comme seuls habits pour couvrir ces femmes avant de les transporter et de les débarquer dans la cour d’une préfecture de police bondée de policiers et de civils, que des menottes. Devant un acte aussi grave vis à vis de la femme gabonaise, le porte-parole du gouvernement a gardé son clapet fermé comme un carpe.

Quelques jours plus tard, encouragé par ce silence des autorités, c’est au tour d’un jeune Gabonais débrouillard, ‎Berenger Obame Ntoutoume, de subir de la part des mêmes policiers, au sein de la même préfecture de police, un traitement des plus cruels. Sur ce fait, aucun communiqué ni du ministre l’intérieur, ni du perroquet gouvernemental. Et voici que pour une situation connue de tous les Gabonais, y compris lui, Bilie-le-kid apparait sur les écrans des gens, pour lire un communiqué nauséabonde qui n’a eu pour seul effet, que d’énerver les Gabonais qui commencent à en avoir marre, oui, marre de voir leur pays être envahi par des étrangers dont le seuil de tolérance est largement dépassé. Oh messieurs et mesdames ! Mais on est où là ? Croyez-vous que le Gabon serait devenu votre propriété personnelle, où seul vous auriez le droit d’ouvrir vos becs de charognards ?

Oui M. Bilie bi Nze. « Il n’y a quasiment plus de gabonais autochtones dans la zone dite de ‘’Petit Paris-Mont Bouët et pas seulement ». Il en est de même pour Akébé 2, Akébé-ville, Nombakèlè, La campagne, la Peyrie ect. Oui M. Bilie bi Nze, « il est urgent de tirer la sonnette d’alarme. (Parce que comme le dit « La Loupe), Ailleurs, les abus de pouvoir sont réglés avec des bombes et autres actions kamikazes. Heureusement ou malheureusement les Bongo ont réduit les gabonais à des êtres qui ne savent nullement fabriquer une bombe ». Il n’y a pas meilleure façon de sortir le gouvernement de son aveuglement que de lui servir une telle image ! Oui M. le porte mensonge du gouvernement. « Récemment en France,(Un pays où la justice n’est pas aux ordre), un avocat a tiré sur un bâtonnier avant de se donner la mort. Rien n’exclut que dans notre pays, le recours au calibre 12 ne soit une solution ultime pour régler l’abus de pouvoir ». Mais bon sang ! Quoi de plus vrai ? Les membres du gouvernement seraient-ils si jeunes et leur porte-parole un gamin, pour ignorer qu’en 1979, un citoyen nommé Nzighou, ouvrit le feu sur des magistrats avec un calibre 12, dans l’enceinte du tribunal de grande instance de Libreville ? Au lieu de regarder le doigt de « La Loupe », Le gouvernement ferait mieux de regarder la lune que leur montre ce journal, au risque de refléter l’image d’un rassemblement de voyous irresponsables.

Pendant que nous y sommes, pourquoi le gouvernement ne rend-il pas public, les résultats du dernier recensement de la population, pour que les autochtones sachent combien sont-ils par rapport aux étrangers ? Pourquoi ce communiqué ne cite-t-il pas les articles de loi sur l’immigration au Gabon et le seuil admis selon les conventions internationales ? D’ailleurs, de quoi M. Bilie bi Nze est-il réellement ministre, pour se substituer au Conseil National de la Communication et au ministère l’intérieur ? Est-ce « La Loupe » qui avait publié le communiqué dont voici un extrait et le lien ? https://www.facebook.com/dgdiga/posts/876149995811322

Où était ce gouvernement moribond, lorsque dans un libre propos publié dans le quotidien « L’Union » du jeudi 14 au dimanche 17 août 2014, le Général Nguétsara Lendoye, Directeur Général de la Documentation et de l’Immigration pendant plusieurs décennies et patron des services de renseignements, peignait en ces termes, un tableau plutôt sombre du trop-plein des étrangers au Gabon ? « Il ressort que la croissance de la population immigrée au Gabon se développe plus rapidement que celle de la population des autochtones ; et que son nombre a dépassé le taux 17% de la population nationale, alors les normes moyennes internationales se trouvent entre 5 et 7% » et tirait la sonnette d’alarme en disant : « Dans le développement actuel des choses, aucun indice ne laisse portant présager une diminution du pourcentage des étrangers. Cet état de fait devient un ferment potentiel de crise au sein de la société gabonaise et suscite un rejet. » Fin de citation ?

Bilie bi Nze serait-il plus royaliste que le Roi ? Pour être cohérent et juste, le gouvernement devra être logique en portant également plainte au Général Nguétsara Lendoye, au quotidien l’Union, à son imprimeur multipress et la sogapresse son distributeur. Sinon, « Bouclez vos groins de gros bouffeurs et foutez tous le camp, avec votre légion étrangère ! »

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