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Publié par Marcel DJABIOH

Lors de la présentation de son livre dans un hôtel de Libreville, l'avocate d'Ali Bongo a tenu le plaidoyer suivant : « Vous avez sur internet l’acte de Nantes. Lisez-le. Regardez s’il y a une quelconque rature. Cet acte de naissance complet est entre les mains de l’autorité française qui a déjà répondu oui, qu’il s’agit bien de l’acte de naissance complet du chef de l’Etat ». La bonne dame s’étonne paraît-il, de voir la polémique autour de cet acte établie à Brazzaville en 1959. Selon elle, tous les registres d’Etat civil de la période coloniale ont été transférés en France en 1960 puis en 1965 à Nantes.
« A cette époque personne n’imaginait qu’Omar Bongo sera président ni Ali Bongo. Dire que l’acte délivré par Nantes est faux : c’est inacceptable ! l’acte de Nantes est incontestable ». (Claude Dumont-Beghi)

C'est très bien, seulement, le plus surprenant dans son entêtement à prendre les Gabonais pour des cancres, et à continuer de les considérer comme un peuple d'indigènes, elle ne parvient toujours pas à expliquer,
1- comment M. Dominique Nzalakanda aurait-il pu faussé l'orthographe de son propre nom en écrivant Ngalakanda au lieu de Nzalakanda.

2- comment M. Dominique Nzalakanda qui selon les archives du ministère français de la coloration, avait quitté Brazzaville en 1958 pour St Clou aurait-il fait pour rédigé cette déclaration de naissance, pendant qu'il était en stage d'inspectorat de l'enseignement en France,

3- comment fait-elle pour feindre d'oublier que le code civil gabonais est en grande partie inspiré du code civil de la France d'outre-mer de 1947 et dispose que :
a)- " (...) Les dispositifs des jugements de reconnaissance d’enfant, d’adoption ou de révocation d’adoption, de divorce et de changement de prénom ou de nom, seront transcrits d’office en marge des actes de naissance et de mariage des intéressés.
b)- L’Officier de l’état civil donne lecture des actes aux comparants et témoins. Il est fait mention, dans les actes de l’accomplissement de cette formalité,
c)- l’acte est signé de l’Officier de l’état civil qui l’a reçu, des comparants et des témoins. Si ces derniers ne peuvent ou ne savent signer, il en sera fait mention sur l’acte".

L'avocate d'Ali devrait au moins montrer à ses indigènes, là où se trouve la signature de l'officier de l'état civil qui avait rédigé l'acte dont la copie est sortie des archives de Nantes, plutôt que de se débattre comme un beau diable. Nous l'invitons à nous dire en quoi ces actes sont ils vrais avec autant d'incohérences.

#‎Gabon‬ : L'avocate d'Ali Bongo est-elle sérieuse ?

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