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Publié par Marcel DJABIOH

Le 13 mars 2017, la Cour constitutionnelle a rendu une décision tout aussi surprenante que que celle qui avait annulé les résultats de plusieurs bureaux de vote dans le 2ème arrondissement de Libreville, sans en ordonner la reprise du scrutin dans ces bureaux, et nommé Ali Bongo au poste de Président de la République Gabonaise.

Cette décision incongrue n'avait pour but que d'empêcher la mise en place de la Haute Cour de Justice devant laquelle elle compte parmi les justiciables.

En effet, se sachant dans le viseur du parquet financier française depuis 2014, que ses biens immobiliers étaient examinés et que des saisies avaient déjà été opérées sur les importantes sommes d'argent retrouvées dans ses appartements et sur certains de ses comptes bancaires à l'étranger, Ya-Mado ne pouvait pas commettre l'erreur d'autoriser la mise en place d'une juridiction devant laquelle elle devait comparaître.

Soupçonnée de recel, de détournements, soustraction ou destruction de fonds publics et blanchiment en bande organisée par la justice française, Marie Madeleine Mborantsouo aurait acheté la corde de sa propre pendaison, si comme à son habitude elle ne s'était pas autorisés à tordre le cou à l'article 78 de la Constitution Gabonaise qui dispose que :
" Le Vice-président de la République, les Présidents et Vice-Présidents des Corps constitués, les membres du Gouvernement et les membres de la Cour constitutionnelle sont pénalement responsables devant la Haute Cour de Justice des actes accomplis dans 1’exercice de leurs fonctions et qualifiés de crimes ou délits au moment où ils été commis, ainsi que leurs complices et co-auteurs en cas d’atteinte à la Sûreté de l’Etat."

Le Gabon étant un Etat de droit selon les émergents, En plus de quitter le bureau de la Conférence mondiale sur la Justice constitutionnelle au plus vite, Mborantsouo Marie Madeleine doit démissionner de son poste, à défaut d'être démissionner par le putschiste en chef, pour se mettre à la disposition de la justice.

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