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Publié par Marcel DJABIOH

Comme il fallait s’y attendre, les dialogueurs putschistes n’entendent pas défendre le Gabon, mais leur distingué camarade et leurs intérêts. C’est du moins la malheureuse leçon qu’ont tiré la semaine dernière, les opposants dialogueurs, membres de la commission 1: Réformes des institutions et consolidation de l’Etat de droit démocratique.

En effet, débattu au sein de la commission 1, chargées entre autre, de la révision de la Constitution, notamment la durée des mandats politiques, le point concernant la durée du mandat présidentiel a causé un sérieux trouble ; tant les positions des uns et des autres sur cette question sont divergentes.

Si pour les dialogueurs putschistes, le principe du retour aux scrutins à deux tours et celui de la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux mandats non renouvelables, seraient acceptables, ces derniers refuseraient catégoriquement que leur durée soit ramenée de sept (7) à cinq (5) ans, comme le voudrait les opposants dialogueurs qui eux, ont insisté sur la durée arrêtée par la Conférence Nationale de 1990, à savoir, un mandat de cinq (5) ans renouvelable une seule fois.

Selon certaines sources proches de la commission 1, en dehors du nombre d’années que devrait durer le mandat présidentiel, le second point d’achoppement  serait  la rétroactivité de ces décisions, une fois traduites en textes de loi. Ça, pour rien au monde, les putschistes ne voudraient en entendre parler. Ne parvenant donc pas à trouver un consensus sur ces deux points, les opposants dialogueurs auraient purement et simplement décidé de suspendre leur participation aux travaux de cette commission. Probablement dans le but de porter devant les facilitateurs qui malheureusement sont acquis à la cause de la junte militaro-putschistes, ces divergences, tel que fixé par le règlement intérieur de la Farce Nationale à sujets tabous, en son article 19 qui stipule que :

« Les décisions du Dialogue Politique sont prises par consensus.

A défaut, les deux parties conviennent de solliciter la Facilitation.

En cas de persistance du désaccord en commissions thématiques, le dossier est renvoyé en plénière. »

Mais, au cas où l’opposition dialogueuse ne cèderait pas et que ce désaccord persisterait, de quelle légitimité dispose la plénière pour décider en lieu et place du peuple souverains qui n’a mandaté personne à ces assise ? C’est ici qu’intervient l’obligation pour les deux parties, de soumettre par référendum, les décisions de cette Farce Nationale, si tant est que les deux camps ont vocation à œuvrer pour le Gabon, tel qu’ils l’affirment.

Les opposants dialogueurs sont désormais placés devant leur responsabilité de prouver qu’ils y sont, pour faire avancer le Gabon et exiger le respect de la souveraineté du peuple. Le pourront-ils ???

Source : https://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fwww.afriquereview.com%2Fdialogue-politique-2017%2Fgabon-lopposition-suspend-participation-aux-travaux-dialogue%2F&h=ATPxLiObT3d_C48pVCagbD5DsNZ_giENryKUROQ2PHxSyz37_4VDXNeZGr3ofv2NJI0hyvLFKwQxuT66ZTbGwuDsfyc86hb7RT9NgHBB8AlfhxDmZapu3tawGHdOP_Q19MBPakE

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