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Publié par Marcel DJABIOH

Au Gabon comme dans toutes les dictatures, les salaires du Président de république, du premier ministre, des ministres et des responsables des institutions et entités autonomes sont du domaine secret défense. En dehors d’eux-mêmes et de leurs payeurs, aucun citoyen ne sait avec précision à combien ces messieurs et dames sont pris en charge par le budget de l’État. Ne demandez surtout pas un minimum de transparence à ce sujet ; un ministre vous répliquera que votre salaire n’étant pas rendu public, pourquoi les leurs devraient-ils l’être. Une réponse qui frise le ridicule, lorsqu’on sait que les salaires des autorités européennes et américaine par exemple, sont connus de leurs concitoyens.

 Pourtant, en cette période de récession, la transparence devrait être le principal argument pour convaincre le peuple à adhérer aux mesures annoncées ; l’exemple venant d’en-haut.

Parmi les mesures conjoncturelles annoncées, figure la modification du Décret N°12/PR/MBCPFPRE du 28 janvier 2010 complétant le Décret n°1500/PR/MFPRA/MFEBP du 11 décembre 1995 définissant les modalités de prise en charge par le budget de l’État des traitements alloués pour l’exercice d’une fonction publique élective, d’une fonction gouvernementale, d’un mandat parlementaire, de toute autre fonction ou mandat d’une institution constitutionnelle.

 

Or, la lecture de ce fameux Décret N°12/PR/MBCPFPRE du 28 janvier 2010, donne lieu à deux observations.

  • Son libellé fait allusion à  l’exercice d’une fonction publique « élective », d’une            « fonction gouvernementale », d’un « mandat parlementaire », de toute autre « fonction ou mandat d’une institution constitutionnelle », qui ne figurent nul part.
  • Son contenu n’est pas conforme au libellé qui ne mentionne que des fonctions administratives et politiques, allant du Secrétaire Général de la Présidence au Chauffeur Particulier de Membre du Gouvernement, en passant par les chargés de mission.

La fonction publique élective de président de la république, la fonction gouvernementale, le mandat parlementaire, la fonction ou mandat d’une institution constitutionnelle, ou d’une entité autonome n’y figurant pas, cela laisse supposer que les éléments initiaux du Décret N°1500/PR/MFPRA/MFEBP du 11 décembre 1995 seraient restés inchangés, et que les traitements alloués pour l’exercice de ces fonctions sont ceux définis par l’annexe dudit Décret que chacun pourrait comparer avec celui du Décret N°12/PR/MBCPFPRE du 28 janvier 2010 qui fixent le traitement d’un ministre d’Etat à 2.200.000 F CFA, et celui du secrétaire générale adjoint de la présidence de la république à 2 350 000 F CFA.

 

Par conséquent, le président du Gabon toucherait 6.750.000 F CFA par mois et le premier ministre, 4.100.000 F CFA par mois, tandis que les ministres d’État et les ministres toucheraient respectivement 2.200.000 et 2 000 000 de F CFA. Comment sont-ils donc devenus en sept ans seulement, propriétaires du lourd patrimoine qu'ils exposent à la face des Gabonais ?

 

Seulement, le croisement des informations fournies par les annexes ci-jointes démontrent sauf preuves contraires, que les traitements réels du président du Gabon, le premier ministre, les ministres et autres ne sont fixés par aucun texte légal et pourraient contenir des suppléments illicites.

 

Si telle n’est pas le cas, alors que soir rendu public, le Décret qui fixe leurs soldes forfaitaire et puis c’est tout.

#Gabon : OU EST DONC LE NOUVEAU TEXTE FIXANT LEURS TRAITEMENTS ?#Gabon : OU EST DONC LE NOUVEAU TEXTE FIXANT LEURS TRAITEMENTS ?
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