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Publié par Marcel DJABIOH

Acquisition des 3 plus prestigieux hôtels du Gabon: coulisses d'un rachat peu ordinaire
Wali Hotel & Resorts, le groupe d’investisseurs privés qui a repris il y a quelques mois, sur fond de spéculation, les joyaux de l’hôtellerie gabonaise, l’Okoumé Palace, le Méridien de Libreville et celui de Port-Gentil, dévoile enfin ses ambitions. Sans pour autant lever l’équivoque sur le lien existant (ou pas) entre ce groupe, le gouvernement gabonais et BGFIBank, Wali Hotel & Resorts maintient le flou sur les conditions de rachat des trois établissements hôteliers

Fondé en 2011, à l’initiative d’investisseurs privés, Wali Hotel & Resorts a racheté pour un montant total de de 25 milliards de FCFA, les trois plus prestigieux hôtels du pays, à savoir l’Okoumé Palace, le Méridien de Libreville et celui de Port-Gentil à l’Etat gabonais, propriétaire des établissements.

Wali Hotel & Resorts envisage investir environ 58 milliards de FCFA dans la réhabilitation des trois hôtels d’ici 2014, afin d’offrir un service haut de gamme. Une belle opportunité pour le tourisme et les affaires au Gabon. La belle affaire…

Mais voilà, à l’époque du rachat, la presse locale n’avait pas hésité à dénoncer une collision d’intérêts entre le gouvernement et la BGFI Bank, dans le but de s’accaparer le patrimoine de l’Etat. Une accusation que réfute dans les colonnes de Jeune Afrique, dans son numéro du 10 au 16 mars 2013, le PDG de Wali Hotel & Resorts, Ismael Libizangomo.

« Nous avons été associés à la banque car c’est elle qui a traité la vente des hôtels, mais j’insiste : nous ne sommes ni une filiale de la BGFI ni une émanation du gouvernement», martèle-t-il dans l’entretien accordé à Jeune Afrique.
Une défense qui sonne comme un premier interlope. En effet, s’il est avéré que Wali Hotel & Resorts n’est pas une filiale de BGFI, il est assez curieux d’apprendre de l’aveu même de son PDG, dans les colonnes de l’hebdomadaire africain, qu’il est un ancien haut cadre de BGFI. Et que l’actuel directeur général de BGFI, Brice Laccruche Alihanga, n’est autre qu’un des actionnaires de Wali Hotel & Resorts.

Alors, pas étonnant que ce soit cette même banque qui ait piloté les opérations d’achat des trois hôtels, comme il ne serait pas surprenant que les détracteurs, en particulier, la presse et la société civile, crient à une vendetta sur les biens de l’Etat par la BGFI.

En outre, le rachat de ces trois établissements hôteliers a été réalisé sans aucun appel d’offre. Une violation sous silence de la loi 01/96 qui réglemente la privatisation des entreprises publiques au Gabon, et qui fait obligation au gouvernement d’inscrire dans la loi des finances l’ensemble des opérations de privatisations prévues.

Et vérification accablante, nulle part il n’est inscrit d’appel d’offre au sujet des trois hôtels dans la loi de finances rectificative de 2012. Un argument de plus qui fait dire qu’il existerait semble-t-il un conflit d’intérêt entre le gouvernement gabonais et BGFI.
Des conditions d’acquisition qui ne sont pas loin, sans rappeler la chute du communisme en URSS et la spoliation du patrimoine soviétique par un groupe d’individus hauts placés qui, à coups de millions, formeront quelques années plus tard l’oligarchie russe. Les nouveaux

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