Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Marcel DJABIOH

#Gabon : ce petit -enfant là et ses copains ne surprendront plus jamais

Après avoir lu cet article 425 nouvellement inséré en catimini dans le nouveau code pénal gabonais, l'on ne peut ne pas étouffer de rire. Comment ne pas rire devant pareille hérésie ? Nous nous sommes livrés à une petite analyse du texte de cet article et nous sommes posé la question de savoir si cette disposition n'a pas été rédigée par le docteur en droit transgabonais lui-même, et inséré dans l'ordonnance adoptée par le conseil des ministres du 11 août 2015, après son passage au Conseil d'Etat.

Une autre question qui nous est venue à l'esprit, est celle de savoir si les parlementaires gabonais ont véritablement examiné cette ordonnance, avant d'adopter une loi la ratifiant.

Tenez, d'ordinaire ce type d'article est rédigé en utilisant le futur simple. Exemple, "Quiconque aura sciemment fait usage de l’un des faux prévus aux articles 115 à 117, sera puni d’un emprisonnement de cinq à dix ans". Or ici, nous observons que les temps utilisés sont le passé et le présent. "Quiconque, sans droit ni titre, sans qualité a agir, a (temps passé) par quelque moyen que ce soit remis en cause la filiation légitime, naturelle ou adoptive d’autrui, en dehors des cas où le père légitime a, avant sa mort, engagé une action en désaveu de paternité, est puni (temps présent) d’un emprisonnement de cinq ans au plus et d’une amende de dix millions (10 000 000) de francs au plus ou de l’une de ces deux peines".

De deux choses l'une. Ou l'auteur de cet article s'est foutu de lui-même à défaut de s'être foutu du commanditaire, où il est simplement fou. Nous allons nous expliquer en détaillant ce que cette disposition signifierait au sens où il a été rédigé.

A ce qui semble, par cette formulation, l'initiateur de cet article a introduit dans une loi qui ne peut être rétroactive, une disposition avec effet rétroactif. Autrement dit, applicable à des faits passés. Ce qui pourrait vouloir dire que toute personne qui, par quelque moyen que ce soit, a (temps passé) remis en cause la filiation légitime, naturelle ou adoptive d’autrui, sans droit ni titre, sans qualité à agir, est (temps présent), puni d’un emprisonnement de cinq ans au plus et d’une amende de dix millions (10 000 000) de francs au plus ou de l’une de ces deux peines seulement.

En français facile, cet article 425 du nouveau code pénale dit que, quiconque, depuis que les gabonais en parlent, a remis en cause la filiation du petit prince devenu roi, qui dicte ses lois, alors qu'il n'a ni droit, ni titre, ni qualité à agir, doit savoir qu'il est à présent, puni d’un emprisonnement de cinq ans au plus et d’une amende de dix millions (10 000 000) de francs au plus ou de l’une de ces deux peines seulement. (Sic et re-sic) !

Pendant que nous y sommes,

1- qu'en est-il de ceux qui ont, par quelque moyen que ce soit remis en cause la filiation légitime, naturelle ou adoptive d’autrui, alors que la mère légitime n'a pas ou n'a jamais engagé une action en désaveu de maternité ?

2- qu'en sera-t-il de ceux qui auront par quelque moyen que ce soit remis en cause la filiation légitime, naturelle ou adoptive d’autrui, étant donné que cet article ne fait référence qu'aux actes antérieurs ?

Pauvre Bongo Ondimba II ! Quand comprendra-t-il qu'une loi doit être impersonnelle et qu'en voulant trop faire, il s'enfonce chaque instant dans la merde ? En dehors de sa filiation avec Bongo Ondimba Ier et Nkama Marie Joséphine, quel autre Gabonais a vu sa filiation être remise en cause ? Bolooooh ! Donc faites déjà le recensement de toutes les personnes qui ont violé cette disposition avant son existence et foutez les en taule ! C'est quoi c'est ça ! Foutez tous le camp avec votre légion étrangère et ce sera mieux pour le Gabon.

Commenter cet article