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Publié par Marcel DJABIOH

Étudiant de l'ustm  poignardé par les militaires
Étudiant de l'ustm poignardé par les militaires

Un grand combattant de la liberté a dit, pour le paraphraser : "c'est l'adversaire qui détermine la nature du combat". Et de tout temps, le constat est partout le même. Ce sont les tenants d'un pouvoir menacé qui usent de toutes sortes de violences pour tenter par tous les moyens, d'intimider et de maintenir soumis, le peuple assoiffé de liberté, de démocratie, d'alternance et de justice, revendiquant le respect de sa souveraineté. Sauf omission de notre part, au Gabon, aucun exemple prouvant le contraire ne peut être cité. Ce qui n'est pas le cas quant aux multiples actes de violence exercés par le pouvoir sur les populations ; allant des assassinats des personnalités politiques de l'opposition et même des membres du parti au pouvoir, soupçonnés d'intelligence avec l'ennemi, à l'usage de la force publique et des milices privées lourdement armees, contre des populations civiles sans armes.

De Germain Mba à Ondo Ossa en passant par les Nouna depenaud, Joseph Renjambé, Jean-Marie Djoué Dabany, Mandza, Ayatsou, Rawiri etc, les morts camoufles des événements de 1990, 1993 et 2009 à Libreville et Port-Gentil, sans compter les blessés graves enregistrés lors des actions voulue pacifiques par l'opposition, les syndicats et les collectifs des populations lésées dans leurs droits. Cas du PNUD, de Cocotiers, de l'UOB, de l'USTM, des déguerpis de Libreville et d'Akanda, des étudiants grévistes de Ste Mairie et de l'école Martine Oulabou ect, etc... Les citer tous ressemblerait au épopées du Mvett chez le peuple Fang et d'Olendé chez le peuple Mbédé.

Cette tendance à présenter l'opposition comme étant le Diable ne venant que pour égorger, voler et détruire, alors que le pouvoir serait Jésus-Christ sauveur du monde selon les chrétiens ne peut plus prospérer parce vieux jeux. Et continuer d'utiliser ce sale CD rayé revient à prendre tous les gabonais pour des imbéciles, des véritables cancres qui ne voient absolument pas d'où vient la violence aussi bien morale que physique, à chaque fois qu'ils tentent d'exprimer leurs opinions par des actions passifiques et démocratiques telles que les marches, les sit -in et les meetings. Quel gabonais ignore à qui appartiennent les pseudo sociétés de gardiennage qui ne sont en réalité que des milices privées composées d'un nombre impressionnant d'expatriés, prêts à tirer sur des gabonais manifestant dans leur propre pays ? Qui ignore que ce sont en général des infiltrés du pouvoir qui transforment les manifestions de l'opposition en actes de vandalisme et de pillage, moyennant quelques billets de banque à eux distribués ?

Non, le vrai diable c'est le pouvoir en place depuis près d'un demi siècle, qui pour s'y maintenir n'hesite pas à toujours brandir le chiffon rouge de la menace de violence et de guerre civile, sans jamais dire contre qui le peuple de l'opposition mènera leur guerre virtuelle, quand on sait que c'est le pouvoir qui fait des pieds et des mains pour diviser les gabonais afin de mieux régner et tente vainement de les opposer les uns contre les autres, à l'exemple de la contre marche programmé le 13 novembre 2013 en opposition au dépôt des plaintes initiées par le Front Uni de l'Opposition, les contres manifestations organisées par les adeptes du Parti Diabolique des nasses. Que dire du plan d'arrestation de certains opposants pour des motifs montés de toutes pièces par le pouvoir.

De Bongo 1er à Bongo 2ème, le discours des pédégistes en période de crise politique profondes reste le même. Quelle est la différence entre ce qui s'est dit hier et ce que propagent les émergents aujourd'hui ? Et Bongo premier de dire : "Si les gabonais veulent me forcer à partir du pouvoir, je ferai disparaître le Gabon de la carte du monde". Dans le même temps, il accusait l'opposition de diviser les gabonais et de menacer la paix si chère pour lui qui entendait faire disparaître le Gabon. L'aurait-il fait sans faire disparaître les gabonais avec leur pays ? De quelle violence parlent donc le pouvoir, si ce n'est de celle dont il s'est toujours servi ?

Pourquoi par le simple fait de dénoncer le faux dont est accusé le chef de l'exécutif et de lui demander de justifier sa nationalité gabonaise menacerait la paix du pays, si ce n'est parce que le pouvoir compte sur la force publique et ses milices pour faire couler le sang des gabonais et demeurer au pouvoir en marchant sur leurs cadavres ? Seulement, il semble oublier que le changement de mentalité auquel il ne cesse lui-même d'appeler ces gabonais est désormais effectif de par la ferme détermination qui est la leur aujourd'hui, à mettre un terme à l'autoritarisme autocratique d'un pouvoir sourdingue. Le message est bien saisi mais il y a des risque que Gagbo ait des compagnons à CPI après l'exécution de ce pla, machiavélique, car Bongo 2ieme n'a plus en face de lui, les mêmes gabonais et la même opposition qu'en septembre 2009.





























































































































































































































































































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