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Publié par Marcel DJABIOH

#Gabon : Lucifer serait-il assis au sommet de l'église catholique du Gabon ?

Au chapitre 12 du deuxième livre de Samuel, la Bible révèle le comportement qu'eut un homme de Dieu face à l'injustice du Roi David et qui devrait servir d'exemple à tous ceux qui prétendraient être serviteurs du Seigneur. Lisons cette histoire du prophète Nathan qui exécuta la volonté de Dieu, plutôt que de flatter l'égo et cautionner l'injustice et la méchanceté cruelle du Roi David dont il n'était qu'un sujet.

En effet, ce passage de la Bible raconte que :
"L'Éternel envoya Nathan vers David. Et Nathan vint à lui, et lui dit : Il y avait dans une ville deux hommes, l'un riche et l'autre pauvre. Le riche avait des brebis et des bœufs en très grand nombre. Le pauvre n'avait rien du tout qu'une petite brebis, qu'il avait achetée; il la nourrissait, et elle grandissait chez lui avec ses enfants; elle mangeait de son pain, buvait dans sa coupe, dormait sur son sein, et il la regardait comme sa fille. Un voyageur arriva chez l'homme riche. Et le riche n'a pas voulu toucher à ses brebis ou à ses bœufs, pour préparer un repas au voyageur qui était venu chez lui; il a pris la brebis du pauvre, et l'a apprêtée pour l'homme qui était venu chez lui.

La colère de David s'enflamma violemment contre cet homme, et il dit à Nathan : L'Éternel est vivant! L'homme qui a fait cela mérite la mort. Et il rendra quatre brebis, pour avoir commis cette action et pour avoir été sans pitié.
Et Nathan dit à David : Tu es cet homme-là! Ainsi parle l'Éternel, le Dieu d'Israël : Je t'ai oint pour roi sur Israël, et je t'ai délivré de la main de Saül ; je t'ai mis en possession de la maison de ton maître, j'ai placé dans ton sein les femmes de ton maître, et je t'ai donné la maison d'Israël et de Juda. Et si cela eût été peu, j'y aurais encore ajouté. Pourquoi donc as-tu méprisé la parole de l'Éternel, en faisant ce qui est mal à ses yeux? Tu as frappé de l'épée Urie, le Héthien ; tu as pris sa femme pour en faire ta femme, et lui, tu l'as tué par l'épée des fils d'Ammon. Maintenant, l'épée ne s'éloignera jamais de ta maison, parce que tu m'as méprisé, et parce que tu as pris la femme d'Urie, le Héthien, pour en faire ta femme.

Ainsi parle l'Éternel : Voici, je vais faire sortir de ta maison le malheur contre toi, et je vais prendre sous tes yeux tes propres femmes pour les donner à un autre, qui couchera avec elles à la vue de ce soleil. Car tu as agi en secret; et moi, je ferai cela en présence de tout Israël et à la face du soleil.

David dit à Nathan : J'ai péché contre l'Éternel! Et Nathan dit à David : L'Éternel pardonne ton péché, tu ne mourras point. Mais, parce que tu as fait blasphémer les ennemis de l'Éternel, en commettant cette action, le fils qui t'est né mourra. Et Nathan s'en alla dans sa maison. L'Éternel frappa l'enfant que la femme d'Urie avait enfanté à David, et il fut dangereusement malade. David pria Dieu pour l'enfant, et jeûna ; et quand il rentra, il passa la nuit couché par terre. Les anciens de sa maison insistèrent auprès de lui pour le faire lever de terre; mais il ne voulut point, et il ne mangea rien avec eux.
Le septième jour, l'enfant mourut. Les serviteurs de David craignaient de lui annoncer que l'enfant était mort. Car ils disaient: Voici, lorsque l'enfant vivait encore, nous lui avons parlé, et il ne nous
a pas écoutés; comment oserons-nous lui dire : L'enfant est mort ? (...)

La lecture de cette histoire ne peut inspirer qu'une question. Si Mr Basile Mve Engone avait été à la place de Nathan, et que le Roi s'appelait Bongo Ondimba II, aurait-il accompli la mission que lui avait confiée celui qu'il appelle "l’éternel son Dieu", ou serait-il allé lui chanter des louanges pour s'attirer ses faveurs et des biens d'ici bas, que personne n'emporte dans le royaume des cieux ?

De quel esprit est donc oint Mr l'Archevêque de Libreville, si tout prêtre qui accomplirait son pastorat selon que Dieu l'en inspirerait doit subir les foudres d'un homme qui, se prenant pour un dieu, se permet de le sanctionner, au motif qu'il aurait pêché contre son roi ?
Tout porte à croire notre cher Archevêque est oint de l'esprit du dieu de ce siècle et non de celui de l’Éternel Dieu. Car ceux qui sont oints de l'esprit du vrai Dieu ne peuvent avoir une attitude contraire à celle de Jésus qui délivra le message suivant dès le début de son ministère, tiré du livre du prophète Esaï : "L'Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur". Celui qui n'est pas du côté des pauvres et des opprimés ne peut se prévaloir d'être au service de Dieu.

Qui, s'il est véritablement au service de l’Éternel Dieu, combattrait un curé qui tente de délivrer les Gabonais de la captivité, de guérir ceux qui ont les cœurs brisés, d'ouvrir les yeux à ceux qui sont aveugles et de libérer les opprimés ? Et voilà que, pour avoir osé dénoncer l’injustice et la mauvaise gestion du pays par des individus sans foi ni loi, l’Abbé Luc Lambert Obiang Nkoghe, accusé d'avoir prononcé une homélie qualifiée de discours politique contre le régime, vient d'être sanctionné par sa hiérarchie et contraint manu militari d'aller faire valoir son talent au Congo Brazzaville. Cette lumineuses décision a été prise par Monseigneur Basile Mvé Engone, le dieu de l'église catholique au Gabon. Pourtant, au chapitre 5 de son épître, l'apôtre Pierre en s'adressant aux anciens de l'église leur dit ce qui suit.

"Voici les exhortations que j'adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée : Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec dévouement ; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire."

Il semblerait que pour l'ancien de l'église catholique du Gabon, les couronnes corruptibles de la gloire terrestre et les présents de Mamon valent bien mieux que les promesses du Dieu Très Haut. Mais, en Luc 16 : 13, il est écrit : "Nul serviteur(de Dieu) ne peut servir deux maîtres. Car ou il haïra l'un et aimera l'autre ; ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon." On ne peut servir Dieu et ceux qui oppriment l'unique créature faite à son image.

Christ-Jésus aura certainement fort à faire, lorsqu'il distribuera des gifles les mieux appliquées à chaque faux serviteur, avant de leur montrer le chemin qui mène à l'empire éternel du dieu qu'il auront servi en lieu et place du vrai Dieu !!!

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