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Publié par Marcel DJABIOH

GABON : Quand le conseiller du chef de l'état assimile les crimes rituels aux accidents de la circulation

Quand un conseiller de chef d'état assimile les crimes rituels aux accidents de la circulation, il y a lieu de s'inquiéter et de comprendre la nature de ceux qui sont aux commande du Gabon et qui décident de ce qui doit participer au bien-être des gabonais.

En effet, s'enfonçant dans un raisonnement qui trahit l'irresponsabilité de quelqu'un qui est appelé à conseiller un chef d'état; Michel Ogandaga allias Micheline Toki accouche d'un véritable non sens, dans une comparaison que seul lui peut comprendre la logique.

Ainsi, Monsieur le non-salafiste avance courageusement ceci :

"Aux salafistes je leur pose la question : que fait-on des 2000 morts par an sur les routes au Gabon ?
Selon la sécurité routière 2000 personnes sont tués par an sur nos routes ce qui nous fait 5 morts par jour , rien que la voie express d'LBV fait 1 à 2 personnes tués par jour .
Un bilan lourd très très lourd ,pourtant il me semble ne pas avoir vu un seul salafiste s'en indigné ou organiser une marche de protestation.
Faites un tour dans les hôpitaux et morgues de la place vous verrez les dégâts et les nombreuses familles endeuillées .
En suivant le raisonnement de ses salafistes , d'un côté nous avons 2000 morts /an soit 5/jour , l'Etat devrait donc ne pas en faire une priorité nationale , par contre de l'autre côté avec 20 ou 30 morts/an soit 1/mois, l'Etat devrait en faire une pr
iorité nationale.
N'IMPORTE QUOI !"

Et Monsieur le Conseiller mérite surement d'être encouragé et applaudi des deux mains par les familles dont les membres sont passés par les mains des assassins auteurs des crimes rituels. Alors, questions pour questions.

Monsieur le conseiller du chef de l'état peut-il publier le document de la sécurité routière, duquel il a tiré ces données statistiques, sachant que l'unique accidentologue du ministère des transport, ancien Directeur Général adjoint de la sécurité routière a été mis en retraite depuis fin 2009 ?

Pourrait-il dire aux gabonais par qui sont tués les 2 000 personnes dont il parle, et avec quelles armes ?

Monsieur a-t-il pris la peine, avant de parler des morts par accident de la circulation, de regarder les données statistiques sur le nombre considérable de morts par accès de paludisme ?

Monsieur Toki pourrait-il aussi publier les chiffres sur le nombre de personnes qui meurent chaque jour dans les salles d'attente des hôpitaux du Gabon, faute d'argent pour payer les frais de consultation ou les cautions exigés avant qu'un médecin ne s'intéresse au cas d'un patient pourtant visiblement mal en point ? Sans oublié ceux qui meurent avec une ordonnance en main, faute de médicaments dans les hôpitaux ?

Monsieur mettrait-il au compte de mort naturelle, celle qui consiste à enlever un homme, une femme ou un enfant, à le séquestrer pour ensuite le découper, lui casser le crane comme une noix de coco pour en extraire le cerveau, lui arracher le cœur pour des pratiques répondant aux règles de sorcellerie ?

Est-ce sensé et logique de comparer ces conditions de décès qui ne sont ni identiques, ni similaires ?

Monsieur le conseiller ignorerait-il que le plus grand nombre d'accidents mortels au Gabon est causé par ceux qui, sans être passés par une auto-école, sont détenteurs de vrais faux permis de conduire délivrés, le plus souvent aux parents, amis et connaissances de ceux-là qui détiennent une parcelle de pouvoir, et que la délivrance de document atteint sa plus haute côte lors des élections et sert de pièce d'identité le jour du vote ?

Monsieur sait-il qu'en 2009 l'on dénombrait plus 25 000 vrais faux permis de conduire ?

L'auteur d'un accident mortel de la circulation est très rarement inconnu. plusieurs d'entre eux, par peur de la justice populaire se livre eux-mêmes aux forces de l'ordre. En est-ils de même pour ceux qui chassent les organes humains sur commande des commanditaires qui ne sont jamais arrêtés et présentés à la justice, Monsieur le conseiller ?

Il est temps d'arrêter de prendre tous les gabonais pour des idiots et de leur accorder un minimum de respect. A moins que le message de Mr le conseiller soit celui de dire aux gabonais que, face à l'incapacité volontaire des gouvernants de résoudre le problème, les populations devraient prendre leur responsabilité et qu'elles règlent la question à leur manière.

Non, là Monsieur Michel Ogandaga, conseiller du chef de l'état botte en touche croyant réussir à distraire le monde. Mais c'est complètement raté !

GABON : Quand le conseiller du chef de l'état assimile les crimes rituels aux accidents de la circulation

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