Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Marcel DJABIOH

Le Couple Bongo après le mariage à Brazzaville
Le Couple Bongo après le mariage à Brazzaville

Non ! L'article 425 du petit Bongo Ondimba ne passera pas.

Depuis que plusieurs Gabonais ont demandé au Petit Prince devenu roi, de mettre un terme à cette histoire en présentant son vrai acte de naissance au peuple, l'homme, tel un iguane qui se cache dans le creux d'un arbre en laissant sa queue dehors, n'arrête pas d'aller de bêtises en bêtises. Puisqu'il en a fourni un à son notaire, pourquoi ne le sort-il pas pour le présenter aux Gabonais qui le réclament, mais préfère tenter par un article de loi, d'interdire que celui-ci lui soit désormais réclamé ? Si la solution pour ce bonhomme se trouve dans la menace et les intimidations, nous pensons qu'il se met le doigt dans l'œil jusqu'à l'épaule.

En initiant un article aussi incongru, vide de sens et en contradiction avec la Constitution, le code civil et le code de la nationalité, Bongo Ondimba II ne fait qu’accentuer le doute qui pèse sur son état civil.
Qu'entend-il par : "Quiconque, sans droit ni titre, sans qualité à agir, a par quelque moyen que ce soit remis en cause la filiation légitime, naturelle ou adoptive d’autrui, en dehors des cas où le père légitime a, avant sa mort, engagé une action en désaveu de paternité, est puni d’un emprisonnement de cinq ans au plus et d’une amende de dix millions (10 000 000) de francs au plus ou de l’une de ces deux peines" ???

Doit-on lui rappeler que sa loi, n'ayant pas défini qui a droit, titre et qualité pour remettre en cause la filiation légitime, naturelle ou adoptive d’autrui, son chiffon d'article 425 ne vaut rien ?
Doit-on rappeler aux docteurs en droit que son ministre de la justice et lui sont, que l'article 42 du code de la nationalité dispose que :
"La charge de la preuve, en matière de nationalité gabonaise, incombe à celui dont la nationalité est en cause.
Toutefois, cette charge incombe à celui qui conteste la qualité de Gabonais à une personne titulaire d’un certificat de nationalité délivré conformément aux dispositions de l’article 40(..
.)" ?
Doit-on leur faire comprendre que cette disposition accorde à n'importe qui, même un étranger, le droit de contester la nationalité gabonaise d'un individu dont la filiation avec un parent gabonais, ou ayant acquis la nationalité gabonaise n'est pas prouvée par une pièce d'état civil ?
Que le code civil gabonais autorise toute personne intéressée par la filiation d'autrui à la remettre en cause ? Voila pourquoi cet article 425 ne passera pas.

Pendant qu'on y est. Selon le mémorial du Gabon, Albert Bongo épousa Nkama Marie Joséphine alors âgée de quinze ans, le 31 octobre 1959, à Brazzaville. Soit huit (8) mois après la naissance d'Alain Bernard Bongo qui de ce fait, était un enfant naturel parce que né avant mariage. Toutefois, il connu de tous que, tout enfant né hors mariage, même adultérin ou incestueux est légitimé par le mariage subséquent de son père et sa mère, lorsque leur filiation a été légalement établie avant le mariage, ou lorsque son père et sa mère le reconnaissent au moment de la célébration du mariage. Dans ce dernier cas, l’Officier de l’état civil, qui procède au mariage, constate la reconnaissance dans un acte séparé. Ils s'en suit par conséquent, que cet enfant figure dans le livret familial.

Alors que sa mère est encore bien vivante, pourquoi Bongo Ondimba II, ne demande-t-il pas à cette dernière de sortir son livret familial pour clore une fois pour toute ce débat, plutôt que de rafistoler des lois sans tête ni queue ? Nkama Marie Joséphine aurait-elle jeté le livret familial dans la Lékoni ou la Lèkori ? Où est passé l'acte de reconnaissance établi par Simon Bilombo, maire délégué de Brazzaville de 1959 à 1961 qui officia le Mariage du couple Bongo, le 31 octobre 1959 ?

Il faut arrêter de distraire les gens avec des fausses lois taillées sur mesure. Le Gabon n'est nullement la propriété d'une famille. S'il n'y a ni acte de naissance, ni acte de reconnaissance, ni livret familial pouvant justifié la filiation querellée, autant le déclarer publiquement aux gabonais, au lieu de jouer au père fouettard en attendant les faveurs d'amis français de la France-à-fric.

Commenter cet article