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#Gabon : L'oncle de Bongo Ondimba II commence à tendre le piège à çons de la phobie du fang

#Gabon : L'oncle de Bongo Ondimba II commence à tendre le piège à çons de la phobie du fang

Le 21 novembre 2012, nous publiions un article intitulé « La phobie du Fang, un piège à çon », que nous republions ici en version révisée, vu que plus l'on se rapproche de la présidentielle, plus les émergent se remettent à l'ouvrage, en commençant malicieusement à préparer l'opinion et les gabonais à tomber dans leur piège de la haine et de la division ethnico-provincio-régionale. A titre de rappel.

L'article 2 de la constitution dispose que :

Le Gabon est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. (...).

La République gabonaise assure l’égalité de tous les citoyens devant la loi, sans distinction d’origine, de race, de sexe, d’opinion ou de religion.

L'article 21 de Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 Décembre 1948 référencé dans la constitution gabonaise dispose que :

1. Toute personne a le Droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis.

2. Toute personne a Droit à accéder, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays.

3. La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; (...)

L'alinéa 7 de l'article premier de la constitution dispose que :

Chaque citoyen a le devoir de travailler et le Droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé dans son travail en raison de ses origines, de son sexe de sa race, de ses opinions.

Si c'est ce que dit la mère des lois, pourquoi alors certains individus se réclamant du pouvoir ou proche de celui-ci, et parfois même pas, pensent-ils que les autres gabonais n'ont pas les mêmes droits qu'eux ? Aujourd'hui et plus que jamais, Bongo Ondimba II, son pdg et sa majorité virtuelle, ses parents et amis, manifestent un haine viscérale "lourdement" inquiétante envers l'Homme fang en général, particulièrement celui de la province du Woleu-Ntem. Et le gabonais dans sa courte vue, se laisse prendre à ce piège que même un enfant verrait. Si cela pourrait être pardonné aux adolescents, comment en seraient-il de même pour des adultes et des hommes politiques que l'on croit matures, qui prétendent aimer le Gabon mais le détruisent en adhèrent à un discours ségrégationniste aussi incongrue que dangereux pour l'unité nationale et la paix ? Revisitons l'histoire politique du Gabon pour nous rafraîchir un peu la mémoire.

Lorsqu'en 1947, Jean Hilaire Obame fonde son parti politique, l’Union démocratique et sociale gabonaise (UDSG), il y a dans son directoire entre autres, Michel Simisi (Sima Ezena de son vrai nom), Georges Damas (Ndama de son vrai nom), Félix Adandé, Samuel Minko, Jean Baptiste Viérin, Ange Obame, Zang Emane et Maurice Ambonguila, qui seront rejoints par Jean Stanislas Migolet et Eugène Amogho. N'y avait-il que des fang ?

En 1957, les gabonais qui feront partie du premier gouvernement restreint, pour le compte de l'Union Démocratique et Sociale Gabonaise (USDG) de Jean Hilaire Obame furent : Jean Stanislas Migolet, (l'Ogooué-Lolo), Ministre des affaires intérieures ; Eugène Amogho, (Haut-Ogooué), Ministre de l'enseignement, de la jeunesse et du sport ; Jean-Marc Ekoh, (Woleu- Ntem) Ministre du travail et des affaires sociales. Et pour Le Bloc démocratique Gabonais (BDG) dont Léon Mba était le Secrétaire Général Adjoint : Gabriel Léon Mba Minko, (Estuaire), Premier Ministre, Vice-Président du Conseil ; Yves Evouna, (Woleu-Ntem), Ministre du plan ; Vincent de Paul Nyonda, (Ngounié), Ministre des travaux publics ; Paul-Marie Yembit, (Ngounié), Ministre de la production agricole. Les autres membres étant des exploitants forestiers français. N'y avait-il que des fang ?

Signalons au passage que Jean Hilaire Obame, fang de son état, fut élu député dans la Ngounié par des bilops, devant Vincent de Paul Nyonda, originaire de cette province. Qu'avant de rejoindre les rangs du BDG, Albert Bernard Bongo fut militant de l'USDG du fang Jean Hilaire Obame et tenta d'être candidat aux élections de 1957 pour l'assemblée territoriale, dans la liste de ce parti, mais fut disqualifié pour avoir ajouté deux (2) années à son age afin d'être éligible. C'est un fang nommé Oyono Aba'a qui l'y aida. Que Pierre Claver Divoungui fut maire de Port-gentil, alors qu'il était originaire de la Ngounié. D'où viennent donc cette Haine et cette peur maladive de l'Homme fang, que certains proches du pouvoir se plaisent à introduire subtilement dans l'esprit des autres gabonais ?

Parlons peu, parlons bien. l'opposant principal de Léon Mba fut Jean Hilaire Obame. Les deux appartenaient à la même communauté ethnique. Pourtant, dans la composition du gouvernement de 1957, ces deux fangs ne composeront pas un gouvernement de fang ! Les premiers députés du Haut-Ogooué sortirent de liste USDG. A savoir Eugène Amogho à Franceville), Victore Ngouoni à Okondja. et Robert Doumagoye à Moanda, les trois principales villes du Haut-Ogooué à cette époque. Se sentant mourir, c'est Albert Bernard MBongo, que L'éon Mba prépara pour lui succéder à la présidence du Gabon. A cette époque là, le fang était bon n'est-ce pas ???!!! La majorité des instituteurs étaient formés à Mintzic, en milieu fang, aucun bilop ne fut agressé ni tué. D'où sort donc la dangerosité et la soudaine antipathie des fang dont on nous parle ? En 1967, Bongo Albert Bernard (Téké de Ngouoni/Obamba de Lèbri, actuel Lékori par Okondja) devient président par le jeu constitutionnel ; il remplace Paul Marie Yembi, un bilpo comme lui; par Léon Mebiame, un fang. En 1968, il institut le parti unique er crée le Parti Démocratique Gabonais, mais n'en exclut pas les fang.

Pendant 42 ans, il a pour Premiers ministres, des fang. Ayant succédé à Omar Bongo, les trois premiers ministres de Bongo Ondimba II sont fang. Le PDG est plein de fang. Comment certains pdgistes et émergents qui mènent une campagne anti-fangs font-ils donc, pour supporter la présence des gens aussi antipathiques que les fang dans leurs partis ?

N'est-ce pas paradoxal, quand en plus de militer avec des fang dans les mêmes partis de l'alliance pompeusement appelée républicaine pour l'émergence et d'être nombreux à avoir pour femmes ou maîtresses des dangereuses et antipathiques femmes fang, à coté desquelles on dort sans crainte du fang ? Quelle est au Gabon, en dehors de l'Ogooué-Lolo et du Haut-Ogooué, une autre province où les militants de l'opposition sont pris en chasse et considérés comme des traîtres ; les leaders de leurs partis, interdits d'activités politiques et parfois même de séjour ? Est-ce dans le Woleu-Ntem que les candidats aux présidentiels sont lapidés, interdit d'accès à la Djoué (Onga), à Djououri-Aguilli (Bongoville), à Lékoni-Léori (Akieni) à Lékabi-Léwolo (Ngouoni), dont la particularité est d'être des terres où se retrouvent des familles proches des Bongo Ondimba, de Nkama Marie Joséphine et son frère Jean-Boniface Assélé qui a osé indexer le Woleu-Ntem, alors que trois gros et longs doigts sont tournés vers sa famille et lui ? Mais c'est quoi cette histoire de fang par-ci, fang par-là, que le gabonais boit comme du petit lait, alors que c'est un poison mortel pour le pays ? Pendant ce temps, Il se fait mener par le bout du nez par l'unique popo de Bongoville.

Posons-nous un peu ces quelques questions : Léon Mba, le fang, vice-président du Conseil du gouvernement de 1957 à 1958, puis Premier Ministre de 1958 à 1961 et, Président de la République Gabonaise de 1961 à 1967, en dehors des emprisonnements et la répression sauvage de ses adversaires politiques, combien de bilops avait-il tué ? Les assassinats politiques commencent au Gabon avec quel fang ?

Qui fit tuer Germain Mba en 1971 ; Ndouna Depenaud en 1977 ; Joseph Ambouroue Avaro en 1978 ; le colonel Jean-Marie Djoué-Dabany en 1978 ; Pierre Fanguinoveny en 1979 ; le français Robert Brossard et sa femme dont la voiture explosa en 1979 ; le capitaine Alexandre Mandza Ngokouta en 1985 ; Joseph Rendjambe en 1990 ; Doukakas Nziengui ; le Général Léon Ossiali Ongaye en 1993 à cotonou ; Guy Aîssa Dabany ; le Dr Alexandre Okouoyo ; Antoine Ayatsou qui pris une balle au front en plein jour devant son portail à Franceville ; le lieutenant-colonel Alphonse Layigui ; Le couple Marion et bien d'autres ; et qui tenta d’assassiner Jean-Pierre Lemboumba Lépandou ??? Un fang ?

Qui En 1972, fit arrêter Me Agondjo Okawé avec d’autres professeurs et étudiants, sous prétexte d’un complot communiste contre l’Etat et leur fit passer 4 années en prison pour rien ; fit jeter les fondateurs du MORENA en prison en 1981 et 82 ? Qui fit condamner le général Philippe Ntumpa Lébani à 5 ans de prison fermes pour une tentative de coup d’Etat imaginaire ? et les morts de Port-gentil et de Libreville en septembre 2009, en janvier 2011 après une violente répression devant le siège du PNUD et à cocotier pour ne citer que ces quelques cas ? Ce sont sûrement des fang n'est-ce pas ? Que ceux des altogovéens et autres bilops qui aide le pouvoir à organiser ce génocide sous nos yeux, fasse le décompte des victimes du pouvoir des Bongo Ondimba (bilops) et nous disent quel est la province qui à nos jours aura payé le plus lourd tribut.

Doit-on comprendre que c'est quand un fang est au pdg et dans sa mouvance qu' il est bon, mais devient un terroriste dès qu'il les quitte ? Le gabonais doit il comprendre qu'un fang n'est bon que lorsqu'il lèche les pieds du neveu de Jean-Boniface Assélé et lui chante des louanges, mais devient très nocif pour le Gabon quand il prend partie pour les opprimés, critique le pouvoir ou le désavoue ? Mais bon sang ! Quand est-ce que tous ces sorciers et perfides trompeurs qui sèment le venin, comprendront-ils qu'ils filent du mauvais coton et que ce sont eux-mêmes qui risqueront de se prendre les pieds dedans ? Heureusement que de plus en plus de gabonais comprennent désormais le jeu auquel se livre le pouvoir depuis des lustres, pour empêcher la formation contre lui, d'une fédération des opprimés indignés des neufs provinces du Gabon. C'est donc peine perdue et que le pouvoir se rassure. Ce jeu n'a que trop duré et très peu de gabonais ne se laisseront plus prendre à ce piège.

Tous comptes faits, la haine, la division, l'exclusion et le tribalisme se trouve finalement dans quel camp ?

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