10 Avril 2016
En réaction aux propos de M. Robert Bourgi, la Présidence de la République gabonaise a pondu le communiqué ci-joint, sans apporter un quelconque démenti à un seul des points révélés par Bourgi.
Pourtant un tel communiqué aurait été plus utile en éclairant les Gabonais sur ce que le pouvoir estime être des mensonges, plutôt qu'en versant dans le dénigrement. En répondant aux questions suivantes par exemple, la Présidence de la République aurait fait œuvre utile.
1- En juin 2008, Ali Bongo avait-il été reçu par Claude Guéant, en présence de M. Bourgi pour un entretien d'environ 3 heures de temps dont le sujet clé était sa succession à Omar Bongo Ondimba, suivi d'un petit déjeuné le lendemain ?
2- En novembre 2008, suite à l'insistance d'Omar Bongo, Nicolas Sarkosy avait-il reçu Ali Bongo à l'Elysée, avant de l'envoyer vers son conseiller Afrique, Bruno Jobert avec qui il déjeuna au 2, rue de l'Elysée en présence de R. Bourgi, pour conclure l'affaire de sa succession à Omar Bongo Ondimba ?
3- Est-ce Ali Bongo qui dans la nuit du décès d'Omar Bongo, informa Bourgi de la mort de ce dernier ? Si oui, pourquoi ?
4 - Le 13 juillet 2009 au soir, Jean-Pierre Lemboumba et Bourgi avaient-ils été reçus par Claude Guéant pour tout mettre en place, afin que l'élection d' Ali Bongo se précise ?
5- Guy Nzouba-Ndama qu'accompagnait Robert Bourgi, n'a-t-il pas lui aussi été reçu par Claude Guéant aux mêmes fins ?
6- Les leviers existant au sein du PDG n'ont-ils pas été convaincu de tirer la candidature d'Ali Bongo vers haut, afin d'en faire le candidat de ce parti, au détriment de Jean Eyeghe Ndong qui en était pourtant le 1er Vice président et bien d'autres ?
7- L'élection présidentielle anticipée d'août 2009 n'a-t-elle pas été truquée, pas très claire à 100% et le score pas celui qu'on a connu ?
8- Ali Bongo n'a-t-il pas dit à Robert Bourgi qu'il n'y aura pas de dialogue inclusif, qu'à offenses publiques excuses publiques et que tant que les opposant ne se seront pas excusés de l'avoir insulté, il ne les recevra pas ?
9- En se déclarant candidat à la prochaine élection, Ali Bongo s'est-il assuré d'avoir un acte de naissance en bonne et due forme pour que son dossier soit recevable ?
10- Le Gabon est-il assis sur une poudrière qui menace d'exploser à n'importe quel moment ou pas ? Si non, qu'est-ce qui peut autoriser la présidence de mépriser la tension politico-sociale actuelle ?
11- Le régime d'Ali bongo ne repose-t-il pas sur "le tout répressif" non loin d'une dictature ?
Le Secrétaire Général de la Présidence de la République aurait répondu de manière claire et documentée à ces questions inspirées des propos de Robert Bourgi, qu'il aurait édifié l'opinion et démenti celui qui en 2009 n'était pas le "personnage fort douteux" qu'il serait devenu aujourd'hui. Il aurait démontré qu'en 2009, M. Robert Bourgi ne symbolisait, jusqu'à la caricature, l'hydre moderne voué inexorablement à la perte de l'Afrique. Il se serait par la même occasion donné le plaisir de démonter les mensonges et inepties que Bourgi ne répandait pas fielleusement en 2008 et 2009.
Malheureusement à ces mensonges et inepties, l'on constate avec tristesse, que Monsieur le Secrétaire Général, porte parole de la présidence n'oppose aucun élément de vérité contradictoire.
Qu'est-ce que c'est que cette histoire de jouer avec la Patrie comme des petits enfants de la maternelle ? Aaaaah foutez-tous le camps avec votre légion étrangère, avant que le peuple ne vous chasse, pour que le Gabon se porte bien.