18 Mars 2013
Lorsque l'on regarde certaines personnalités gabonaises d'aujourd'hui faire certaines choses, l'on se demande ce qu'ils boivent ou fument avant de venir se placer devant les caméras et les micros, pour ne pas avoir un peu de gêne et de respect pour ceux qui les regardent et les écoutent. Ils veulent être respecter mais manquent crânement de respect aux gens à qui, ils exigent le respect. D'où peut leur venir cette idée d'insulter les gabonaises et les gabonais, de leur intelligence, jusque sous leur culotte ?
Et Alain Claude Bilié Bi Nzé, le porte-mensonges, pardon, porte parole d'Ali Bongo, vient de le faire comme si pour lui et son chef, tous le gabonais sont des idiots de première catégorie.
Au sujet du milliard (1 000 000 000) de francs CFA attribué à la Fondation Sylvia Bongo Ondimba dans la loi de finance 2013, Monsieur fait dans l'amalgame en demandant pourquoi les gens ne se sont pas interrogés lorsqu’il s’est agit pour l’Etat de financer ou de subventionner les partis politiques, les associations et même d’autres fondations dans le pays ? Mais bon sang de bon Dieu ! Pourquoi Alain Claude Bilié Bi Nzé ne donne-t-il pas un seul exemple d'associations, de fondations et de partis politiques financés ou subventionnés à hauteur de ce que perçoivent les associations ayant un lien avec le bord de mer, et le PDG au sein duquel il vient d'être bombardé membre du bureau politique, hors d'un congrès ?
Mr Bilié Bi Nzé, armé du mépris qui leur est désormais reconnu, a déclaré sans sourciller, que la première dame aurait décliné cette offre, visant à appuyer l’action de sa fondation en faveur des couches défavorisées. (sic) ! Où est la preuve présentée par l'avocat de la fondation Sylvia Bongo Ondimba ? Monsieur aurait-il oublié que l'administration est écrite ? Il aurait été plus convainquant en présentant la lettre de renonciation à cette ligne budgétaire adressée au ministre du budget par la fondation Sylvia Bongo Ondimba, plutôt que de dire son joli poème sans rime. Il est certain que s'ils y avaient pensé, ils auraient fabriqué une lettre antidatée et l’exhiber aux gabonais qu'ils prennent pour des tocards. En tout cas, les gabonais ne seront pas surpris que cela se fasse dans les prochains jours, maintenant qu'un tuyau leur est donné !
Honnêteté intellectuelle oblige, il faut tout de même reconnaitre à Alain Claude et à celui dont il est le porte voix, le courage de n'avoir pas nié l'existence de cette inscription budgétaire ; contrairement à leurs jeunes propagandistes et autres collaborateurs qui ont vainement tenté de démontrer que ce n'était qu'un grossier et honteux mensonge provenant de l'imagination de Mr Marc Ona Essangui, qu'il se sont empressé d'injurier publiquement et de trainer dans la boue. Ce dernier devrait peut-être à son tour, porter plainte pour injures publiques et diffamation !
Pendant que nous y sommes, Il serait peut-être bon de rappeler au cher messager d'Ali Bongo, la procédure d’élaboration et de mise en place d'un budget, qu'il n'ignore pourtant pas.
Elle commence par un recensement des besoins en fonctionnement et en investissement pour chaque service au sein de chaque département ministériel et de chaque institution. Ce travail prépare les conférences budgétaires organisées par le ministère qu budget, afin de permettre à chacune des administrations de défendre son projet de budget. Donc,
Si la fondation Sylvia Bongo Ondimba a effectivement décliné l'offre, à quel étape l'aurait-elle fait et pourquoi cette offre figure-elle encore dans la loi de finance votée par le parlement ?
Modifie-t-on une loi sans s'en référer au parlement ?
Que les émergeant arrêtent de prendre les enfants du Gabon pour des canards boiteux !!! Ça c'est quoi ça qu'ils font comme ça ?