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GABON Education: Quand la commission de Moundounga le fait boter en touche

GABON Education: Quand la commission de Moundounga le fait boter en touche

La commission de Mr Moundounga, qui aura statué sur les dossiers des élèves de terminale exclus de la participation aux épreuves du baccalauréat session 2013, semble avoir effectuer son travail avec légèreté, peut-être sans motivation ou en un temps relativement court pour procéder à un travail plus objectif, qui aurait tenu compte de certaines réalités inhérentes au fonctionnement des établissements scolaires publics et privés du second degré, ainsi qu'aux textes règlementant le secteur de l'éducation ; en commençant par la Constitution de la République qui dispose aux alinéas 16, 17, 18 & 19 de son article premier que :

. Les soins a donner aux enfants et leur éducation constituent pour les parents, un Droit naturel et un Devoir qu'ils exercent sous la surveillance et avec 1'aide de 1'Etat et des collectivités publiques. .Les parents ont le Droit, dans le cadre de l’obligation scolaire, de décider de 1'éducation morale et religieuse de leurs enfants. Les enfants ont vis-à-vis de l'Etat, les mêmes Droits en ce qui concerne aussi bien l’assistance que leur développement physique, intellectuel et moral ;

. La protection de la jeunesse contre 1'exploitation et contre 1'abandon moral, intellectuel et physique, est une obligation pour 1'Etat et les collectivités publiques ;

. L’Etat garantit l’égal accès de 1'enfant et de 1'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture ;

. L’Etat a le Devoir d’organiser 1'enseignement public sur le principe de la neutralité religieuse et selon ses possibilités, sur la base de la gratuité ; La collation des grades demeure la prérogative de l'Etat ;

Toutefois, la Liberté de l’enseignement est garantie à tous. Toute personne peut ouvrir un établissement préscolaire, primaire, secondaire, supérieur ou une université, dans les conditions fixées par la Loi.

La Loi fixe les conditions de participation de l’Etat et des collectivités publiques aux charges financières des établissements privés d’enseignement, reconnus d’utilité publique...

Comme nous l'avons fait observer dans l'article intitulé "Moundounga hors jeu, l'arbitre Ali Bongo laisse jouer ", l'un des textes qui devait orienter la commission dan son travail aurait été la Décision N° 0037/MINEDUC/HCEN/EGEN/DGEP/IPN/DE2/DETP du 16 avril 1987 portant réglementation des décisions des conseils de classe relatives aux bilans trimestriels et annuels des élèves des établissements d'enseignement secondaire général, technique et professionnel et normal, toujours en vigueur. Ceci, pour ne pas être en porte à faux avec la La loi 21/2011 portant Orientation Générale de l’Education, de la Formation et de la Recherche qui dispose en son article 3 que : " le droit à l’égal accès à l’éducation, à l’instruction, à la culture et à la formation, est garanti à tous, sans distinction de croyance, de religion, de race, de sexe, d’appartenance politique ou de toutes autres distinction sociale"

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GABON Education: Quand la commission de Moundounga le fait boter en touche

En effet, comme nous pouvons le voir dans la Décision N° 0037/MINEDUC/HCEN/EGEN/DGEP/IPN/DE2/DETP du 16 avril 1987, en son article 4.1.b, l'application de l’admission en classe supérieure avec indulgence du conseil de classe, en tenant compte de certains critères des élèves disposant d'une moyenne générale annuelle comprise entre 09.50 et 10, est une disposition parfaitement légale et ne peut être qualifiée de fraude.

Deuxième élément que la commission n'a certainement considéré ; les erreurs de calcul des notes. Il est courant que suite à des erreurs de calcul, la moyenne obtenue par un élève et transmise au ministère par les responsables d'établissements soient corrigés, donnant à l'élève, l'accès en classe supérieure. malheureusement, il se trouve qu'en général, ces corrections ne sont pas transmises à la hiérarchie.

Troisième élément, les cours de mise à niveau ou (cours d'été) organisés par les établissements scolaires, pour permettre aux élèves qui n'ont pas obtenu de moyenne suffisante pour passé en classe supérieure, de se préparer aux tests organisés en début d'année scolaire, et dont les résultats, s'ils sont satisfaisants cette fois, aides les autorités de l'établissement à décider de l'inscription ou non, d'un élève en classe supérieure.

Quatrième élément, et c'est celui-là le plus surprenant, les transferts. Ceux-ci étant décidés par une commission mise en place par les autorités ministérielles, comment un élèves de terminal dit fraudeur à deux mois des épreuves du Bac, a-t-il pu faire pour être admis dans un établissement public alors que son faux bulletin de notes est passé par la commission de transferts ?

Il s'agit bien de deux mille cinq cent (2 500) élèves de terminale et non de deux cent cinquante (250). Si ce nombre était exact, alors il mettrait à nu, les combinaisons de fraude orchestrées sous le nez et la barbe de Mr le ministre, et Séraphin Moundounga aurait mieux fait de commencer par passer ses propres collaborateurs au scanner. Mais il se trouve malheureusement que, ces élèves ne pas tous des fraudeurs. pour preuve,

GABON Education: Quand la commission de Moundounga le fait boter en touche
GABON Education: Quand la commission de Moundounga le fait boter en touche
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Cet élève victime de la "décision Moundounga", ne méritant pas d'être en terminal, aurait usé de fraude pour y être ; mais curieusement, lui qui n'avait pas le niveau pour se retrouver en terminal et passer son Bac, obtient une moyenne de 10,23 / 20 au premier trimestre et 11,43 / 20 au second. Avait-il le niveau ou pas. a-t-il fraudé pour se retrouver en terminale ou pas ? Mérite-t-il qu'on lui donne sa chance en lui permettant de passer son baccalauréat ou pas ? Et des exemples comme celui-là, il y en a des tas parmi les deux mille cinq cent (2 500) élèves empêchés de se présenter à l'examen du bac suite à un travail bâclé effectué par une commission façon-façon, en violation des dispositions légales et des droits de ces jeunes compatriotes obligés d'observer une grève de la faim, à leurs risques et périls.

La sécurité des citoyens étant le dernier des souci des gouvernants, comme si le fait que les populations livrées à elles-mêmes, vivent sous un climat d'insécurité aggravé n'est pas suffisant, il faut leur ajouter une émergence assurée de nouveaux braqueurs; des nouvelles tuées-tuées et des filles de joie, fabriqués par un gouvernement qui depuis plus de trois ans n'a construit aucun université, aucun nouveau lycée, aucune nouvelle école primaire, aucune nouvelle maternelle, avec à la solde, une carte scolaire inexistante et des recommandations les plus importantes des états généraux de l'éducation non appliquées.

On n'est dans quel espèce de bordel émergent comme ça ?

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