20 Mai 2013
Après le carnaval de Libreville, il parait qu'en plus de ce festival de nudistes, la fête des cultures laissera place au Festival National Culturel. En effet, selon certaines sources proches du ministère en charge de la culture, la fête des cultures n'aura pas lieu cette année. En lieu et place de cette manifestation, sera désormais organisé au Gabon, le Festival National Culturel. D'ailleurs, contre les Trois cent quarante millions (340 000 000 de FCFA) octroyés à la défunte fête des cultures. il est inscrit dans la loi de finance 2013, un budget de Six cent vingt deux millions neuf cent trente deux milles (622 932 000) FCFA, reparti ainsi qu'il suit :,
85.11.4.6.01 Festival National Culturel: Secrétariat Général 32 458 000
85.11.4.6.02 Festival National Culturel: Secrétariat Permanent 20 500 000
85.11.4.6.03 Organisation du Festival National Culturel 203 756 000
85.11.4 Commissions/Comités relevant du Ministère 366 218 000
Total ................... 622 932 000
Il semble qu'au ministère en charge de la culture, le projet a été préparé avant le vote de la loi de finance 2013, ce qui justifierait l'inscription de cette dotation budgétaire dans ladite loi, et qu'il ne reste qu'à passer à la phase de sa réalisation.
Pourtant, personne n'entend parler de ce prochain festival. A moins que le Festival National Culturel ne soit que la nouvelle appellation de la Fête des Cultures, un festival culturel ne se conçoit ni ne se prépare de la même manière. Les autorités en charge de la culture devraient comprendre que se lancer dans l’organisation d’un festival culturel n’est pas une mince affaire.
Pour que l'organisation d'un tel évènement réussisse, il faut un temps raisonnable à consacrer pour sa préparation, neuf à onze mois minimum, de la volonté et de la rigueur dans le respect d'un chronogramme définissant les différentes étapes et obligations inhérentes à l’organisation de tout festival culturel. Cela part de la préparation au bilan.
Qu'est-ce que c'est que cette habitude que les autorité gabonaises ont, de vouloir toujours tout prendre à la légère et tout faire dans l'improvisation, même quand il s'agit des évènements planifiés plus d'un an à l'avance ?
Quand est-ce que les acteurs politiques et économiques gabonais, comprendront-ils que la culture est un véritable facteur de développement durable, participe à la cohésion sociale et au bien être de la population ? Ignoreraient-ils que tourisme et culture vont ensembles ? Que l'association des deux peut jouer un rôle important dans la réalisation des objectifs de croissance économique durable dont le Gabon a besoin d'atteindre et développer des retombées économiques de celui-ci ?
Le Gabon c'est vraiment le Gabon hein !!!