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GABON : Insécurité entretenue par les autorités ?

De mémoire de gabonais, ceux qui sont nés avant les indépendances peuvent se souvenir des limites géographiques de la ville de Libreville et des dispositions prises par les autorités de l'époque, en matière de sécurité, en implantant des commissariats dans la ville pour assurer la protection des citoyens et de leurs bien. Libreville comptait dans les années 60, mis à part la direction de la police judiciaire logée dans une maison coloniale sur pilotis en face de l'ancienne banque du crédit agricole, cinq commissariats de police.

  1. le commissariat central, situé à l'actuel emplacement de la chaine 2, aujourd'hui transféré à coté de la mosquée ;

  2. Le commissariat de Nombakèlè, situé à 150m de l'ancien cinéma "Le Gabon", aujourd'hui transféré à Belle-vu 2 sous l'appellation "Commissariat pilote ;

  3. Le commissariat de Mont-Bouet situé à 100m du carrefour Léon Mba aujourd'hui(disparu) ;

  4. Le commissariat de Nkembo qui a gardé son emplacement

  5. Le commissariat de Lalala située à 200m de l'église, aujourd'hui transféré au carrefour Sogatol, suite à une expulsion par le propriétaire du local, pour payement irrégulier du loyer et arriérés.

  6. Le commissariat de Louis, situé à Jeanne et Blanche, non loin de l'actuel VIP, aujourd'hui inexistant.

Les nouveaux commissariats sont :

  1. Le commissariat de l'aéroport ;

  2. le commissariat de Nzeng-Ayong

  3. le commissariat d'Okala

Comptant six (6) commissariats dans les années 60 pour une population et une superficie moins importantes que celles d'aujourd'hui, la ville de Libreville, bien qu'ayant connu une extension considérable et une une montée démographique fulgurante, avec une population estimée à plus de 700 000 âmes, ne compte toujours à nos jours que Six (6) commissariats de police Libreville, en excluant la préfecture de police de. Autrement dit, zéro (0) commissariat de plus que dans les années 60.

Comment un gouvernement soucieux de la sécurité des populations, peut-il en tout âme et conscience, croire un seul instant, qu'avec six commissariats de police dans une ville aussi grande que Libreville, il soit à mesure de répondre efficacement à la protection des populations ? Mieux, ces commissariats mal nantis aussi bien en équipements qu'en effectifs, ne servent que de bureaux de règlement de conflits entre habitants des quartiers environnants. Pour toute affaire, (vol, braquage, agression, crime), les plaignants sont renvoyés à la direction de la police judiciaire qui ne dispose même plus d'un seul véhicule en bon état de marche en ce moment, quand ce n'est pas le carburant qui lui manque. Et ce, quelque soit l'heure.

Pire, aucun commissariat ne dispose ni de téléphone , ni de connexion internet, ni de radio-émettrice, ni de véhicules de patrouille, ni d'armurerie. Existe-t-il une véritable organisation décentralisée des services de la police nationale ? Tout porte à croire que non, on navigue à vue en attendant la biométrie devenue l'excuse nationale. Dire qu'il fut une époque où on pouvait joindre par téléphone, un commissariat de police et qu'on voyait circuler dans la ville, des véhicules de "POLICE SECOURS", disparus depuis belle lurette.

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GABON : Insécurité entretenue par les autorités ?

Omar Bongo, pour faire reculer le grand banditisme, avait créé une unité spéciale appelée "Sécurité Mobile", dirigée par le Général Eyéghé. Les résultats furent visibles, à la grande satisfaction des populations de Libreville. Malheureusement, la crainte d'un coup d'état, qui anime tous les régimes dictatoriaux l'amena à fermer cette unité. Toujours pour les mêmes raisons, la "police de proximité" qui aurait pu valablement suppléer la sécurité mobile, ne fut jamais équipée pour répondre à ses missions. Aussitôt parvenus au pouvoir, Ali Bongo et Ndongou, au mépris de la continuité du service public, n'ont pas trouver mieux que de dissoudre cette unité, au seul motif que c'est M. Mba Obame qui l'avait créée. Qu'a-t-on mis à la place ? RIEN, juste l'aggravation des crimes, des braquages et des enlèvements.

L'unité d'élite annoncée tambours battant depuis bientôt un an tarde à voir le jour. Et M. Raymond Ndong Sima, trouve que son excuse basée sur l'absence de la biométrie est valable, et que leurs idiots (les gabonais) peuvent, comme leur assemblée nationale mono-colore et moribonde avaler pareille bêtise. Face à un tel désordre organisé, comment ne pas penser qu'au Gabon, l'insécurité serait volontairement entretenue par les autorités du pays ?

Mais pour qui ces émergents prennent-ils les gabonais ? Continuons de jouer aux zozos, vous donnerez libre cour à la justice populaire dans les quartiers

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