21 Avril 2013
Engagé dans la lutte contre des crimes rituels au Gabon, l'ALCR (Association de Lutte contre les Crimes Rituels) présidée par Monsieur Elvis Ebang-Ondo, vient de marquer dans la mission qu'elle s'est assignée, un point à mettre à son crédit et à celui de la société civile, notamment des collectifs, associations, ong et personnes physiques ayant prêté mains forte au compatriote engagé depuis 2005 dans un combat que plusieurs pensaient perdu d'avance.
Répondant à une demande du collectif des femmes unies pour la lutte contre les crimes rituels et l'Association de lutte contre les erreurs et négligences médicales, Le président de l'ALCR a sollicité des autorité du ministère de l'intérieur, l'autorisation d'organiser une marche citoyenne pacifique pour exprimer l'inquiétude des gabonais face à la montée en flèche des crimes rituels et ras-le-bol suscité par l'impunité dont bénéficient, les auteurs de ces meurtres odieux et de leurs commanditaires. En réponse à cette demande, le ministre de l'intérieur n'a pas trouvé mieux, que d'interdire cette manifestation en ces termes : "Je juge inopportune l’organisation d’une marche tendant à dénoncer la recrudescence des crimes sus-indiqués, cette manifestation saluée par la population gabonaise dans son ensemble, peut faire l'objet d'une réunion, suivie d'une déclaration transmise sous forme de mémorandum à monsieur le président de la république chef de l'état ", tout en reconnaissant que ladite manifestation était attendue par la population gabonaise dans son ensemble. Et son premier ministre de le soutenir dans sa logique, lors d'une conférence de presse. Autrement dit, le pouvoir exécutif dans son ensemble aura refusé d'autoriser cette marche.
C'était sans compter avec opiniâtreté de l'homme appelé Elvis Ebang-Ondo dont l'engagement dans cette lutte est né de l'assassinat de son fils qui dû subir des mutilations et un traitement des plus affreux et horrible, de la part de ses bourreaux, mourant ainsi dans des conditions atroces, juste parce que un commanditaire de ces crimes à but fétichiste, avait besoin d'organes humains. Chose qu'il n'a jamais oublié ; comment le pourrait-il, lui qui, s'investissant pour ces enfants, voyait certainement en son fils, un digne successeur ?
A la faveur d'une rencontre sollicitée, non pas par Monsieur Elvis Ebang-Ondo ou son association, mais par les responsables de la fondation Siyvia Bongo Ondimba, le président de l'ALCR, dans un plaidoyer émouvant et bien mené, a réussi à obtenir l'adhésion des personnes jusqu'ici restées silencieuses et en marge de la question des crimes rituels, peut-être parce que, ne se sentant nullement concernées, ou mal informées sur le phénomène. Notamment, les responsables religieux et la présidente de la FSBO.
De cette rencontre, et selon le communiqué rendu public sur la page de Mme Sylvia Bongo Ondimba que, " Il faut que cela cesse ! Nous devons avoir le courage de dire les choses comme elles sont, de dénoncer les crimes rituels. Nous devons nous mobiliser, éduquer nos jeunes, sensibiliser les populations et donner à la Justice les moyens de jouer pleinement son rôle et de garantir la primauté des droits de l’Homme ".
Aussi, dans son compte rendu de cette rencontre, l'ALCR a tenu à informer l'opinion, de l'organisation d'une marche qui aura lieu le 11 Mai 2013, et dont l'objet reste le même que celui visé par la marche du 13 avril 2013, interdite par Mr Ndongou, ministre de l'intérieur, agissant selon des instructions et sous l'autorité de Mr Ali Bongo Ondimba.
Dans le compte rendu de l'ALCR, il est mentionné que Mme Sylvia Bongo aurait décidé de soutenir cette association dans sa lutte contre les crimes rituels, sous forme d'appui multiformes, et d'être de la marche du 11 mais programmée par l'ALCR en collaboration avec ses alliés traditionnels membres du mouvement "ça suffit comme ça".
D'où sort donc cette information lu dans plusieurs commentaires, prétendant que Mme Sylvia Bongo, aurait récupéré la marche du 11 mai et en serait devenue l'organisatrice si ce n'est de l'intox ? Pour certains, la décision de dame Sylvia bongo d'être de la partie ce jour-là, signifierait présence de commanditaires des crimes rituels qui marcheraient aux cotés des familles de leurs victimes, etc.
Si les bourreaux participaient à la marche, n'est-ce pas l'élève le plus perturbateur qu'il vaut mieux souvent désigner comme surveillant de la classe ? Si d'aventure ceux qui se savent commanditaires des crimes rituels, mangeurs de chaire humaine ou utilisateurs des organes prélevés sur les corps des compatriotes tués de manière horrible et atroce, prennent le risque de manifester avec un peuple à qui la rumeur a communiqué des noms, ne serait-ce pas là, de la provocation ?
Cette marche est celle du peuple Gabonais qui est inquiet pour sa sécurité et voudrait l'exprimer, elle est le cri de douleur des familles dont les membres ont été assassinés, sacrifiés pour se servir de leurs organes dans la fabrication des fétiches. Cette marche est celle d'un peuple qui dit halte aux crimes rituels et à l'impunité des auteurs. Cette marche est celle de la solidarité et de la compassion envers les familles endeuillées et qui réclament justice. Elle ne saurait être une marche en soutien à un individu, à un parti politique ou à un projet de société.
Et c'est l'occasion ou jamais pour le peuple Gabonais dans son ensemble, sans considération d'appartenance religieuse, politique et autres, d'exprimer son opposition à ce qu'une poignée d'individus continue de prendre les gabonais pour du gibier de sacrifice en prêtant à notre pays, des rites importés, qui n'appartiennent et n'ont jamais appartenu au traditions gabonaise. Cette marche est le refus d'accepter de continuer à céder nos droits et notre liberté devant un régime autoritariste en lui permettant de les violer à chaque fois qu'il le veut. Cette marche, si elle a lieu, est à mettre au compte des victoires des hommes et des femmes défenseurs des droits de l'homme au Gabon. Ne pas y participer au prétexte qu'on l'aurait qualifiée d'officielle, qu'une personne, ou quelques sanguinaires y prendraient part, n'est rien d'autre que le meilleurs moyen de décourager ces gabonais qui, au risque de leurs vies se sont engagés dans la lutte pour les droits de tous. C'est aussi un signe de lâcheté et une trahison de la mémoire de toutes les victimes des crimes rituels tout en donnant carte blanche aux cannibales et aux vampires de la République.