8 Mars 2013
Le Gabon est ce que tous les gabonais ont en commun. Si ce que chacun fait de sa chambre, de sa maison, de son terrain ou de son argent et de corps ne regarde que lui, il est plus qu'insensé de de penser qu'il en est de même pour ce que chacun a fait, fait et fera du Gabon qui appartient à tous les gabonais.
Et il est temps que les grillons griots de l'émergence comprennent que tant qu'il y aura des gabonais au Gabon, quelque soient les individus qui auront à gérer ce pays, qu'ils y soient parvenus par effraction ou par un choix délibéré d'une majorité des voix du peuple, ils feront toujours, qu'on le veuille ou non, l'objet d'une attention particulière de ceux avec qui ils ont en partage le Gabon. Aussi, et les injures, et les menaces, et les privations, et les invectives, et la violence physique, et les emprisonnements arbitraires, et les assassinats et autres sévices, ne changeront rien à cette réalité. Le gabonais n'ayant pour seule patrie le Gabon, il y aura toujours parmi eux, ceux qui par respect de la constitution, agirons selon les recommandations prescrites à l'article Premier alinéa 21 qui dispose que : " Chaque citoyen a le devoir de défendre la patrie et l’obligation de protéger et de respecter la Constitution, les lois et les règlements de la République", même si nombreux auront choisi de violer cette disposition pour protéger leur ventre.
Le mot "Patrie" expressément utilisé dans cet alinéa n'est nullement synonyme des institutions qui composent la République et qu'une portion des gabonais défendent avec acharnement au détriment la Mère Patrie envers laquelle ils manifeste leur ingratitude. La Patrie c'est le pays où l'on est né et dont on est citoyen ; comme la mère qui nous a porté, donné la vie et dont nous sommes la fille ou le fils. Un citoyen qui confond les institutions d'une République à la Patrie, au point de les défendre plus qu'il ne devrait le faire pour sa patrie n'est pas un citoyen mais un simple individu.
En effet Patrie et République ne sont pas synonyme et ne doivent ni ne être placés sur le même palier, encore moins, mérité la même considération. Tiré du mot latin "Respublica", il est composé de "Res", chose, et de "Publicus", Public. Donc, "chose publique". Cette chose publique qu'est la République est définie comme étant un État dans lequel la souveraineté (le pouvoir) appartient au peuple par l'intermédiaire des représentants qu'il désigne librement et en toute transparence, pour gérer la chose publique à travers les institutions que le peuple aura au préalable convenu de mettre en place pour réguler le vivre ensemble. Sur la base de cette définition, peut-on objectivement dire du Gabon actuel, et au regard des méthodes utilisées depuis 1967 pour se percher dans la sphère du pouvoir, que c'est une République au sens étymologique du mot ? Si oui, alors le gabonais lambda pose aux émergents les questions suivantes :
Pourquoi tant d'orgueil, de mépris et d'arrogance envers les compatriotes qui autant que ceux qui sont au pouvoir, n'ont pas choisi d'être avec ces derniers, des cohéritiers du Gabon ? Le comportement de ceux qui aujourd'hui croient à l'éternité de leur pouvoir est exaspérant et conduira inévitablement à ce qu'ils semblent redouter tout en mettant en rassemblent les ingrédients nécessaires à une explosion de notre société. Qu'ils se souviennent que la transition ivoirienne favorisée par le jeu constitutionnel pourtant conforme à la légalité ne présageait nullement que ce pays volerait en éclat tel qu'il en a été, et que c'est l’excès de zèle de certains conseillers courtisans d'un certain Bédié, et protecteurs de leurs anciens et nouveaux acquis, qui le poussa à instituer l'ivoirité, conduisant ainsi le pays vers le chaos. Ce n'était qu'un simple petit mot; " Ivoirité"
Et le derniers des oncles de ma mère de dire :" apprends des erreurs des autres, car tu ne vivras jamais assez longtemps pour les vivres toi-même et t'en servir comme leçons"