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Publié par Marcel DJABIOH

#Gabon : Une affaire très abracadabrante d'armes découvertes au nord de Libreville

C'est triste, alors-là, très triste de constater que ceux qui gouvernement le Gabon en ce moment se foutent crânement des gabonais, et qu'ils sont vraiment convaincus d'avoir la gestion d'un troupeau de moutons. Les actes posés ces derniers jours par le pouvoir apeuré l'effet de masse entraîner le rapatriement sur le Gabon, de la dépouille mortelle d'André Mba Obame, ex Secrétaire Exécutif de l'Union Nationale opposée au régime actuelle, décédé le 12 avril 2015 au Cameroun, démontrent clairement à quiconque dispose d'un tout petit peu d'esprit d'analyse, que les gouvernants du Gabon émergent virtuel, ne sont en définitif que des petit hommes, qu'un Chef d'état lui-même petite gens, a choisi de rapetisser. John Stuart Mill n'avait-il pas eu raison de dire ; «La valeur d’un État, à la longue, c’est la valeur des individus qui le composent. Un État qui rapetisse les hommes, afin qu’ils puissent être entre ses mains les instruments dociles de ses projets (même bienfaisants), s’apercevra qu’on ne peut faire de grandes choses avec de petits hommes » ?

A rapetisser les hommes avec qui on gère le pouvoir et à croire que le peuple gabonais n'est composé que de cancres, Bongo Ondimba se trompe lourdement et se laisse foutre dans la merde, par ses dociles rapetissés, toujours prêts à exécuter des pièces de théâtre dont les scénarios mal assimilés et répétés dans la précipitation dévoilent l'amateurisme des acteurs et du metteur en scène. L'on se rend finalement compte que mort, Mba Obame fait plus peur que de son vivant à juger par l'agitation sans pareille observée depuis l'annonce du décès de ce dernier. Après le coup du pyromane, avec l'incendie de l'ambassade du Bénin, à cinq minutes de la base principale des sapeurs pompiers qui auraient attendu que le bâtiment soit complètement calciné avant d'arriver sur les lieu, ce qui rappelle au gabonais averti, ce crash de l'avion bi-moteur HS 748 saboté, de « Gabon Express », survenu le 8 juin 2004, 27 minutes après son décollage de Libreville pour Franceville, dont on avait laissé les passager mourir noyés, en empêchant tout secours privé et en retardant volontairement l'arrivée des équipes de secours étatiques. Il fallait s'assurer que l'opposant annoncé parmi les passagers de ce vol était bel et bien mort noyé.

En tout cas, pour l'incendie de l'ambassade du Bénin, les coupables sont désignés le soir même, avant l'ouverture d'une enquête. S'en suit alors l'enlèvement, le samedi 18 avril, de deux dames de l'opposition, Annie Léa MEYE et Georgette Toussain, déclarées coupables avant procès. Puis survient le lundi 20 avril au matin, l'arrestation par la police judiciaire, dans la zone du PK 8, d'un jeune garçon, à la sortie d'une agence BICIG qui n'existe pas dans ce secteur. En violation du secret de l'instruction, le pouvoir, dans son souci de manipuler les consciences et de camoufler son irresponsabilité quant à la sécurisation des représentations diplomatiques accréditées au Gabon, fait enregistrer et diffuser un faux témoignage, qui malheureusement présente des incohérences que même un enfant de quatre ans décèlerait. C'est le même jour, que le ministère de la défense publie un communiqué annonçant qu'il serait « lourdement informé » de la présence de caisses d'armes à nos frontières, sans en préciser laquelle, le Gabon étant frontalier au Congo à l'Est, au Cameroun au Nord et à la Guinée Équatoriale au Nord-Ouest. Fait lourdement étonnant, au pays où plusieurs auteurs et commanditaires de crimes avec prélèvement d'organes humains, n'ont jamais été retrouvés mille ans après leurs crimes, on réalise l’extraordinaire exploit de découvrir le lendemain matin de l'annonce et du déploiement de toutes les forces, dans la zone Nord de Libreville, non loin de la (commune d'Akanda s'il vous plaît), une cargaison d'armes composée de treize (13) caisses contenant armes et munitions.

L'on aurait féliciter nos forces de sécurité et de défense, si le principe élémentaire qui voudrait qu'une information soit complète n'avait pas manqué dans le scénario écrit d'avance par ministère de la défense qui dans son communiqué publié avant d'avoir saisi la fameuse cargaison, savait d'avance, dans quel type d'emballage étaient transportées les armes. « Des caisse ». Il faut vraiment être « lourdement informé » pour être aussi « lourdement » précis !

Tout gabonais au fait de l'histoire de son pays, en lisant cette annonce, ne pouvait que se souvenir de l'affaire Saturnin N'Nang Nguéma et l'Abbé Noël Ngwa, quand le pouvoir enterra clandestinement des armes dans la concession du prêtre pour ensuite revenir sur les lieux pour en faire découverte. Devinez qui était à la tête du ministère de la défense à cette époque et qui en était le secrétaire général. Bon, passons pour orienter notre attention sur les éléments qui prouvent que trois des acteurs de cette épisode du feuilleton, n'ont pas reçu le même texte et n'ont fait aucune séance de répétition ensemble. Comme c'est « lourdement » formidable !

D’après le premier acteur qui joue le rôle du procureur de la République de Libreville, Sidonie Flore Ouwé, « la cache d’armes aurait été découverte ce mardi 21 avril dans la matinée, dans un petit campement de pêcheurs abandonné ». Ça c'est très bien et aussi « lourdement » claire que de l'eau de roche.

Pour le deuxième acteur qui joue le rôle du commandant en chef de la gendarmerie nationale gabonaise, le général Jean Ekoua, « des informations indiquant qu’il y avait des mouvements de pirogues étrangères aux pêcheurs, sillonnant l’estuaire et les mangroves situées au nord de Libreville, en plein parc national, auraient permis de découvrir la cache d’armes ». A quelque chose près, ils disent la même chose, sauf que le général ne précise ni le lieu de la découverte, ni le moment de celle-ci, et parle de « Pirogues étrangères aux pêcheurs ». Tout le monde sait ce qu'est une pirogue et ne peut la confondre avec un chalutier, communément appelé « Bateau de pêche ». Jusqu'ici, le trucage peut passer inaperçu.

Là où les deux principaux acteurs meurent, c'est quand le troisième acteur qui joue le rôle du le chef d’état-major de la Marine nationale, Yves Keba Malekou, qui n'a pas assisté à le dernière séance de répétition rentre en scène. Pour lui, « les armes auraient été découvertes après l’arraisonnement de chalutiers étrangers, battant pavillon équato-guinéen avec des équipages chinois qui pêchaient en toute illégalité dans la zone nord de Libreville, (retenons notre souffle mais pas notre rire), la semaine dernière ». C'est même celle-là la partie du film la plus intéressante, car elle permet de mettre à nu tout le trucage « lourdement » conçu pour manipuler l'opinion nationale et internationale. Kiakiakiakia ! Les armes ont été découverte quand ? Quand ? Quand ? « LA SEMAINE DERNIÈRE », selon le chef d’état-major de la Marine nationale. Bravo mon général, vous avez sauvé la République d'un grossier montage mal habillé et méritez la médaille d'honneur. Vous êtes un vrai patriote.

« Le mensonge, même quand il est bien couvert d'un beau pagne laisse toujours ses pieds dehors » disent les sages du Gabon.

A SUIVRE...

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