9 Mars 2014
Pour avoir décidé dans la précipitation, de suspendre le fonds commun, sous le fallacieux prétexte de commencer sa guerre contre la pauvreté dont il ne découvre l’existence au Gabon, que deux ans avant la fin de son mandat, "Ali9 Mr J'AI DÉCIDÉ", commence à patauger dans la merde. S'il ne se ravise au plus vite, c'est le pays qui sera dans la merde.
Après avoir essuyer une suite de non recevoir de la part des banquiers qui ont refusé de rééchelonner et de recalculer les crédits des agents des régis financières, sur la base de leurs salaires, c'est au tour des crédit d'enlèvement des marchandises, de subir les conséquences dues à la grèves des douaniers. En un mois de grèves, l'Etat a déjà perdu plus de 15 Milliards de FCFA, soit un peu plus du montant annuel du fond commun des douanes, qui s'élève à environ 15 Milliards de FCFA. A coté de cette perte, commencent à se poser, des problèmes économiques car les marchandises s'accumulent dans les ports de Libreville et de Port-Gentil, pendant que les transitaires voient leurs chiffres d'affaires baisser.
En effet, une des procédure de sortie des marchandises d'une zone douanière utilisée par les transitaires est celle des "Crédit d'enlèvement" dont le mécanisme est le suivant.
Un transitaire, étant légalement autorisé à déclarer des marchandises pour autrui, négocie auprès de sa banque moyennant caution, que celle-ci garantisse auprès du trésor public, ses opérations de sorties des marchandises. Dès acceptation par la banque, de couvrir lesdites opérations, un compte lui est ouvert au trésor, à hauteur du montant souscrit et les crédits dits d'enlèvement, sont contrôlés tous les 10 jours. Ainsi, après avoir sorti la marchandise de la zone douanière à crédit, sur cette période, le transitaire la livre aux importateurs, en contrepartie, du payement par ces derniers, des droits, taxes et autres frais d'enlèvement. Le transitaire reverse alors les sommes perçues, à la banque qui a garanti ses opérations auprès du trésor.
L'étape finale de ce processus consiste, pour le transitaire, d'ordonner la liquidation par la douane, des droits et taxes sur la base de son crédit au trésor, après vérification et calcul du montant des opérations effectuées pendant dix jours. La douane envoie un fichier au trésor pour lui indiquer les opérations et les montants de chaque transitaires. Leurs comptes sont ainsi débités du montant des droits et taxes de chacun, que le trésor exige aux banques qui ont garanti les transitaires. Les banques payent, mais après avoir encaissé les sommes correspondantes, des transitaires qui eux, les ont perçues des importateurs. Si les comptes sont bons, alors, les crédits sont reconduits pour les 10 jours qui suivent.
Or,les douaniers étant en grève depuis le 17 février, les transitaires ayant fait liquider des droits et taxes sur la base des 10 derniers jours avant la grève, et le trésor ayant débité leurs comptes financés par les banques, se retrouvent dans l'impossibilité de sortir les marchandises des zones douanières. Par conséquent, les importateurs n'ayant pas pris livraison de leurs marchandises, refusent de payer les transitaires qui à leur tour, ne peuvent pas payer les banques, qui elles aussi n'ayant rien reçu des transitaires, ne peuvent ni payer leurs dettes, ni reconduire les crédits d'enlèvement en vue de garantir leurs activités auprès de la Douane et du trésor. Une situation de blocage est donc née.
Pour tenter de contourner la difficulté, le gouvernement a envisagé de revenir au paiement au comptant dans les caisses du trésor. Malheureusement, ce mode de paiement est illégal et les comptables du trésor ne peuvent en violation de la loi des finances qui oblige que les paiements soit effectués par crédits d'enlèvement, accepter de prendre le risque d'encaisser de l'argent comptant, tant qu'une loi modifiant ces dispositions fixées par un texte législatif n'est pas adoptée. Encore blocage. De ce fait, les transitaires sont donc pris entre deux feux. Les banques d'un coté, et les importateurs de l'autre, car même les marchandise dont les opérations sont déjà liquidées et payées restent bloquées, faute d'agents disponibles pour contrôler leur sortie de l'emprise douanière.
La grille d'harmonisation du fonds commun, élaborée par le gouvernement, ne convenant pas aux agents de régis financières, et face au refus d'Ali9 "Mr J'AI DÉCIDÉ" rappeler les mois de janvier et février et janvier les syndicats ont décidé eux aussi de suspendre le service minimum. A quelle suite devons-nous nous attendre et pour quelles conséquences économiques, si la distribution du fonds commun doit entrainer une flambée des prix, à cause de la rareté de certains produits ? Ne sera-t-il pas là, un coup d'épée dans l'eau ?