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De la sécurité des gabonais, Ali Bongo s'enfout comme de sa première couche

De la sécurité des gabonais, Ali Bongo s'enfout comme de sa première couche

La première préoccupation d'un chef, qu'il soit chef de famille ou d'état, c'est de veiller à la sécurité de ceux qui lui sont échus. A ce qu'il semble, c'est le dernier des soucis de Mr Ali Bongo qui a prêté le serment " d'assurer le bien-être du peuple gabonais et de le préserver de tout dommage... de remplir consciencieusement les devoirs de sa charge et d'être juste envers tous". En tous cas, il vient de démontrer aux gabonais qu'il n'en a que foutre, alors que sans prendre la peine de consulter le peuple ou ce qui lui fait office de représentation, il a pris de manière unilatérale, l'engagement d'ouvrir les frontières déjà poreuses du Gabon aux populations des pays membres de la CEMAC, dans environs quatre (4) mois.

En effet, tel que dispose l'article 22 de la Constitution.
" Le Président de la République est le Chef suprême des forces de Défense et de Sécurité. A ce titre, les questions de défense et de sécurité relèvent de son autorité directe "

Pourtant, et fait extraordinaire, celui qui à la faveur de son projet de modification de la Constitution adoptée par son parlement, s'est donné la responsabilité de se charger directement, c'est à dire sans intermédiaire, des questions de défense et de sécurité, n'en a fait allusion à aucun moment de son discours d'environ 30 mn à la nation, le 16 août 2013, Est-ce à dire que les gabonais vivent en toute sécurité et qu'au moment où ils s'inquiètent pour les conséquences que pourrait entrainer l'ouverture prochaine des frontières, aucune disposition n'est prise pour leur sécurité et celle de leur pays ?

Aussi extraordinaire que cela puisse être, voici un chef d'état qui, après avoir introduit son épouse dans une marche organisée le 11 mai 2013 contre les crimes rituels ; après avoir reçu des mains de l'Archevêque de Libreville un mémorandum composé de propositions d'actions et de mesures à prendre pour éradiquer le phénomène ; après avoir prononcé un discours que beaucoup qualifiaient déjà de démagogique et promis de s'impliquer personnellement dans la traque des criminels qui seraient désormais punis des peines les plus lourdes, passe sous silence, une question aussi important que celle de la sécurité de ses concitoyens et de son pays.

Les engagements pris par Ali Bongo ce 11 mai 2013 en vue de mettre fin au phénomène des crimes rituels au Gabon sont passés aux oubliettes, renvoyés aux calendes grecques. Les solutions émergentes trouvées pour résoudre le problème sont désormais, le bâillonnement des médias d'Etat et la dissimulation des crimes rituels, des consignes invitant à changer de mode opératoire et de secteurs d'assassinats.

Aussi, les campagnes et les coins les plus reculés du Gabon et dépourvus de dispositifs sécuritaires, de moyens de communication, deviennent les zones de prédilection des Criminels à qui Ali Bongo avait l'air grave, la main sur le cœur, juré de livrer une guerre sans merci.

Pourtant, parmi les faits qui ternisse l'image du Gabon, figurent au tout premier plan, les crimes rituels, le trafic et la vente d'organes humains, le cannibalisme pratiqué dans les temples des illuminés du Gabon et la profanation des tombes à des fins fétichistes. Mais pour Mr Ali Bongo, la sécurité des citoyens n'est qu'un sujet tertiaire reste un dossier sans importance pour lui, au point de s'adresser à la nation sans en dire un seul mot.
Cependant, les braquages même à domicile continuent, des associations de criminels se créent et continuent de dépecer des gabonais en toute quiétude, sous la bénédiction des amis d'Ali Bongo qui demeurent toujours impunis. Comment donc douter de sa complicité et celle de son gouvernement dans l'insécurité grandissante au Gabon, qui s'accentuera certainement avec l'ouverture de nos frontières aux pays frères de la CEMAC ? Il est clair que les larmes de crocodile versés dans les précédents discours au sujet de la sécurité des gabonais, prise en otage par quelques individus, n'étaient que de la poudre aux yeux !

Que chaque gabonais sache que pour le pouvoir établie, sa sécurité et sa vie ne représentent que du pipi de chat et qu'assurer soit-même sa propre sécurité reste la seule voie de salut, quitte à provoquer sous peu, des conflits inter-états, faute de protection assurée par celui à qui incombe cette responsabilité.

Tan-pis pour ceux qui boucherons leurs oreilles alors qu'il a été édifié le 16 aout 2013 par Ali le fils de Bongo, le petit-fils d'Ondimba. A bon entendeur, Cio !

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